samedi 5 octobre 2013

ACHETEZ UN LIVRE, SAUVEZ UNE VIE


Dans le monde entier, ceux qui souffrent de la pauvreté subissent aussi l’injustice et la mort violente. Jusqu’à l’âge de 33 ans je ne m’étais jamais dit qu’un de mes amis ou un proche risquait d’être tué par le gouvernement. Je vis dans un pays où la peine capitale n’existe pas, et je ne savais pas grand-chose à ce sujet. Mais en 2001 tout a changé quand j’ai commencé à correspondre avec Gerald Marshall, détenu au Texas dans le couloir de la mort.
Gerald a changé mon point de vue sur la justice, que je percevais à l’échelle internationale. Dans ses lettres, ce gentil jeune homme ne cessait de parler de son rôle de père auprès de son fils et de ses efforts pour prouver qu’il n’avait pas tué l’homme qui avait perdu la vie lors du crime pour lequel Gerald avait été condamné à mort. Au début, je ne voulais pas me mêler du dossier, je voulais seulement lui apporter un peu d’amitié pendant le temps qu’il aurait à passer dans le couloir de la mort. Mais à mesure que j’en ai su davantage, ma position a changé.
Gerald m’a expliqué que ses co-inculpés avaient été autorisés à fabriquer une histoire selon laquelle Gerald avait agi seul et tué un homme et que l’un d’eux avait témoigné contre lui pour bénéficier d’une réduction de peine. Il y avait ce témoignage, et aussi un autre, émanant d’un informateur qui risquait d’être condamné à perpétuité. Cet indic a menti au procès de Gerald. En échange de son témoignage, il a bénéficié d’une réduction de peine et il s’est retrouvé libre, dans la rue.
L’État du Texas va exécuter Gerald Marshall s’il n’est pas défendu par d’excellents avocats.
Lorsque Gerald m’a expliqué ce qu’il en était, je me suis mise à mener ma propre enquête et à lire les comptes rendus du procès ainsi que d’autres documents. Non seulement j’ai appris que le co-inculpé et l’indic s’étaient entendus avec le ministère public, mais j’ai aussi appris que certains éléments de preuve n’avaient pas été fournis. Les avocats de Gerald n’avaient pas cherché à savoir s’il était innocent, c’est en partie à cause d’eux que Gerald a été condamné à mort pour un acte qu’il n’avait pas commis.
La situation était d’autant plus grave que Gerald avait grandi dans une famille qui ne lui apportait aucun soutien, si bien qu’il était extrêmement pauvre et qu’il a été contraint d’accepter un autre avocat commis d’office lors de la procédure en appel. Cet appel constitue sa seule chance de prouver que son procès n’a pas été équitable et qu’il est innocent. L’avocat chargé de le défendre lors de la procédure en appel n’a rien fait pour appuyer ce recours, mais a touché 25 000 dollars versés par l’État du Texas. Objectivement, les autorités ont payé cet homme pour qu’il nuise à Gerald délibérément. Quand cet avocat est mort, l’État du Texas a donné à Gerald un autre défenseur qui a un bilan d’échecs dans le cadre des procédures en appel et, visiblement, cet avocat ne fait pas le nécessaire pour Gerald, ce qui veut dire que Gerald sera exécuté si nous ne lui trouvons pas un avocat capable d’assurer sa défense.
La European Association for Human Rights, une association de bénévoles sans but lucratif, s’est assigné il y a un an l’objectif de contribuer à sauver la vie de Gerald. Dans ce but, nous acceptons les dons, nous vendons des œuvres d’art créées par des prisonniers du quartier des condamnés à mort, et nous avons récemment publié un livre intitulé 999489 – Des familles d’accueil au couloir de la mort, écrit par Gerald Marshall. On le trouve chez Amazon en Europe et aux États-Unis, en allemand, en anglais et en français. Nous espérons vendre assez de livres pour obtenir une défense efficace pour Gerald avant qu’il soit trop tard pour lui sauver la vie.
De tout notre cœur, nous vous demandons d’acheter un exemplaire de ce livre, et peut-être voudrez-vous faire un don à notre organisation pour nous soutenir dans nos efforts. Demandez à vos proches et à vos amis d’acheter ce livre, pour que Gerald soit libéré un jour et qu’il puisse être un père pour son fils. Nous vous remercions de votre soutien.
Cordialement,
Andrea Bachmann
Présidente, European Association for Human Rights (www.human-rights-association.org)

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