Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" )

dimanche 29 mars 2020

le Colorado abolit la peine de mort

Le gouverneur a ratifié une loi en ce sens lundi. La peine de mort avait été rétablie dans cet État de l'ouest des États-Unis en 1979.





 Lire suite :
https://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-le-colorado-abolit-la-peine-de-mort-24-03-2020-2368607_24.php




dimanche 15 mars 2020

Livre "La Machine à tuer" à vendre par LPJ à prix reduit snon pilon


L'éditeur  Riveneuve  a retrouvé dans ses réserves  des exemplaires  de La Machine à tuer  et nous les cède pour un prix minime . Donc si vous ne l'avez jamais lu ou si vous voulez l'offrir  nous allons le vendre au prix de 3 €  (2 pour l'éditeur, 1 pour LPJ et ) plus les frais de port poste (en lettre soit  3,50 €...

Commandez très rapidement, sinon ces livres iront...au pilon. Ce serait dommage !


jeudi 12 mars 2020

Theâtre "Le blues du couloir de la mort"


Michèle Keszei   présente le pièce qu'elle a écrite inspirée par sa correspondance avec Troy Clark (Texas) 
"Le blues du couloir de la mort"  à St André  de  Boëge  (74), le samedi 16 à 20h30  (à l'Ecole)   dans le cadre de l'Université populaire.

Plusieurs autres représentations sont prévues dans la région

mercredi 29 janvier 2020

Nouvelles regles applicables au 1er mars pour les prisons texannes

https://www.tdcj.texas.gov/news/inspect_2_protect.html
For the safety of everyone who spends any time in a secure TDCJ facility – offenders, visitors and staff – TDCJ’s contraband policy is changing to help keep our prisons safe for all.
The Inspect 2 Protect program introduces new regulations for offender mail, revises canine and personal search procedures and changes how offenders can receive funds. These new Inspect 2 Protect policies go into effect on March 1, 2020.
These policy revisions are not punitive but are needed to allow for detection and interdiction of easy-to-conceal drugs and technology.
The fight to eliminate contraband has always been fundamental to sound prison management. In prison, contraband becomes a kind of alternative currency and simple issues like an unpaid debt can easily lead to threats, extortion and even physical assault. When contraband involves synthetic drugs like K2, it takes only one small dose for the user to suffer seizures, permanent disability and, in some cases, death.


Offender Mail

Offender mail procedures will be changed as follows:
  • Offenders will only be allowed to receive mail from general correspondents on standard white paper. Mail received on colored, decorated, card stock, construction, linen, or cotton paper will be denied.
  • Letters sent to offenders may not contain uninspectable substances such as perfume, stickers, lipstick, bodily fluid, powdery substances or artwork using paint, glitter, glue, or tape.
  • Offenders may not receive greeting cards of any kind.
  • There is no restriction on the length of incoming or outgoing correspondence; however, a limit of 10 photos will be allowed per envelope.

Commissary Accounts

Only persons on an offender’s visitation or OTS call lists may deposit funds or make Ecomm transactions.


Bryan Stevenson, l’avocat des condamnés à mort afro-américains

 https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/01/24/bryan-stevenson-l-avocat-des-condamnes-a-mort-afro-americains_6027122_4500055.html?fbclid=IwAR2axh47m2HOO4rGmoarZ02hSCfMAMS8feeq4tK1yrIsVxY4UQvC0jrS-lk

Depuis trente ans, il consacre sa vie à la défense des détenus noirs. Son combat fait l’objet d’un film, « La voie de la justice », avec Michael B. Jordan et Jamie Foxx, en salle le 29 janvier. 
Longtemps, il s’est envisagé comme un simple homme de l’ombre. Un avocat anonyme dont l’effacement et l’extrême discrétion étaient au service d’une cause beaucoup plus noble : défendre des détenus noirs, mineurs pour la plupart, condamnés à mort, et leur permettre d’échapper à la chaise électrique. Cette mission, Bryan Stevenson se l’était fixée pendant ses études de droit à Harvard, où il obtint son diplôme en 1985.
Sur les bancs de la fac, le jeune homme, venu du très raciste Etat du Delaware, avait été frappé par le décalage entre l’enseignement et la grande question qui le préoccupait : la place des Noirs aux Etats-Unis, ou plutôt leur absence de place. « C’était mon urgence, mon seul horizon. » Cet horizon n’a jamais changé. Mais Bryan Stevenson, et la cause dont il est devenu l’un des symboles, ont pris une place centrale dans la société américaine des années 2010, notamment avec l’installation d’un président noir à la Maison Blanche entre 2009 et 2016....

mardi 21 janvier 2020

Le système interaméricain s'engage à voir la fin de la peine de mort

Article par Coalition mondiale contre la peine de mort publié le 13/01/2020
En novembre 2019, l'Équateur a accueilli une série de réunions de haut niveau de l'Organisation des États américains (OEA), notamment le Troisième Forum du Système interaméricain des droits de l'homme (SIDH) et la 174e session de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), au cours desquelles l'abolition de la peine de mort a été à l'ordre du jour.


Promouvoir l'adhésion au protocole américain sur l'abolition de la peine de mort


Le Forum du SIDH a été l’occasion de célébrer le 60e anniversaire de la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le 40e anniversaire de la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

Le 7 novembre, la Coalition mondiale a organisé un panel sur le 30e anniversaire du Protocole américain sur l'abolition de la peine de mort. Sur les 35 Etats membres de l'OEA, 13 ont ratifié le Protocole américain, 8 pays abolitionnistes en droit ne l'ont pas ratifié (Bolivie, Canada, Colombie, El Salvador, Guatemala, Haïti, Pérou et Suriname,) et 14 maintiennent toujours la peine de mort.

S'exprimant au nom de la Coalition mondiale, le président Kevin Miguel Rivera Medina a parlé de la situation de la peine de mort dans le monde, aux Amériques, des réussites et des défis régionaux. Le commissaire Joel Hernández García a appelé la CIDH et la Coalition mondiale à renforcer leur collaboration et a souligné l'importance d'impliquer les huit pays abolitionnistes qui n'ont pas encore adhéré au Protocole américain.

Renforcer les mesures de précaution pour prévenir les exécutions


Ces dernières années, la Cour interaméricaine des droits de l'homme a rendu plusieurs décisions sur des affaires de peine de mort, y compris avec des mesures de précaution pour empêcher les exécutions, comme aux États-Unis. Tout en évaluant l'impact historique du système interaméricain des droits de l'homme et les défis à relever pour l'avenir, le commissaire Joel Hernández García a souligné que certaines mesures préventives n'ont jamais été appliquées. Aux États-Unis, la dualité des juridictions (fédérale et étatique) constitue un véritable défi pour le système interaméricain des droits de l'homme.

Plusieurs idées ont été suggérées pour améliorer cette situation : accroître le travail entre la société civile et le système interaméricain, donner la priorité aux situations emblématiques pour être plus efficace, améliorer la couverture médiatique, créer des lignes directrices sur la façon de se conformer aux recommandations et aux décisions, développer les réseaux sociaux, promouvoir une façon périodique et systémique de suivre les mesures correctives à différents niveaux : exécutif, judiciaire, législatif.   

Remettre en cause le statu quo dans les Caraïbes anglophones


Le 12 novembre 2019, lors de la 174e période de sessions de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) tenue à Quito, Équateur, the Death Penalty Project, organisation membres de la Coalition mondiale, a comparu devant la Commission lors d'une audience thématique sur la situation de la peine de mort dans les Caraïbes anglophones. La délégation était composée du co-directeur exécutif, Saul Lehrfreund, aux côtés de l'avocate jamaïcaine Malene Alleyne et de Kacey Mordecai : avocate et chargée de programme chez Robert F Kennedy Human Rights.

La peine de mort est actuellement maintenue par environ un tiers des États membres de l'OEA, et sur les 14 États qui la maintiennent, 12 se trouvent dans les Caraïbes anglophones. Pourtant, aucun d'entre eux n'a procédé à des exécutions depuis plus de dix ans - la plupart depuis bien plus longtemps - et les États-Unis sont le seul pays de l'OEA qui procède activement à des exécutions.

A l'heure actuelle, les Caraïbes anglophones comptent une population d'au moins 69 condamnés à mort - à savoir à la Barbade (10), à la Grenade (1), au Guyana (15), à Saint-Vincent-et-les-Grenadines (1) et à Trinité-et-Tobago (42).

Seuls quatre pays anglophones des Caraïbes (la Barbade, la Dominique, la Grenade et la Jamaïque) ont ratifié la Convention américaine des droits de l’homme. La Barbade et la Dominique ont toutes deux formulé des réserves spécifiques à la Convention américaine en ce qui concerne leur recours à la peine capitale, et Trinité-et-Tobago a dénoncé la Convention américaine en 1998 afin de continuer à imposer la peine capitale conformément aux lois du pays.

Dans un communiqué de presse résumant la session, la CIDH a demandé aux États membres de l'OEA qui maintiennent la peine de mort de prendre des mesures proactives pour progresser vers l'abolition : « La CIDH a été particulièrement préoccupée par les informations qu'elle a entendues concernant la peine de mort dans les pays des Caraïbes anglophones. Si ces pays n'appliquent plus la peine de mort depuis plus de 10 ans, des défis restent à relever pour abolir cette forme de châtiment (...) La CIDH exhorte les Etats qui appliquent encore la peine de mort à l'abolir ou, au moins, à imposer un moratoire sur son application".

Selon The Death Penalty Project : « Dans ce contexte et compte tenu du statut abolitionniste de facto de tous les pays anglophones des Caraïbes, il y a un manque évident d'élan dans toute la région vers l'abolition complète. Cette passivité ne reflète pas nécessairement une opposition significative à l'abolition, mais démontre plutôt une réticence à remettre en cause le statu quo. Aucune exécution n'ayant eu lieu depuis plus d'une décennie dans la région, et plus de deux décennies dans nombre de ces États, il semble évident qu'avec l'élan nécessaire, des mesures significatives pourraient être prises en vue de l'abolition complète de la peine capitale dans les Caraïbes anglophones.

L'intégralité de l'audience peut être consultée en ligne à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1011&v=c9NECHBXCmA&feature=emb_title