vendredi 17 mai 2019

Trial by fire: Film sur le parcours tragique et controversé de Cameron Todd Willingham, qui a été exécuté au Texas

Retour sur le parcours tragique et controversée de Cameron Todd Willingham, qui a été exécuté au Texas pour le meurtre de trois enfants alors que des preuves scientifiques et des témoignages d'experts ont conforté son innocence.

 En attendant son exécution, dans le couloir de la mort, Willingham commence à recevoir les visites d’Elizabeth Gilbert, qui a pris connaissance de son cas et qui commence à tout mettre en oeuvre afin que Cameron ne soit pas exécuté.
Bande annonce: 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583400&cfilm=258072.html

https://www.philly.com/entertainment/movies/trial-by-fire-new-yorker-ed-zwick-laura-dern-20190516.html?fbclid=IwAR2x7Lwfq5Tor1bV9lOKsD9LeGiAlHXyf0Pm8pn0-Saa9WqRIJ2BFBofyFE

mercredi 15 mai 2019

Dissensions sur la peine de mort au sein de la Cour suprême

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/USA-Dissensions-sur-la-peine-de-mort-au-sein-de-la-Cour-supreme--28587911/

WASHINGTON, 13 mai (Reuters) - Les désaccords au sein de la Cour suprême des Etats-Unis sur la peine de mort ont été mis en lumière lundi à l'occasion d'un différend sur la façon dont les juges ont géré les tentatives récentes des deux condamnés à mort en Alabama et au Texas de faire reporter leurs exécutions.
Dans les deux cas, les juges conservateurs - ils sont majoritaires à la haute juridiction - expriment leur scepticisme concernant les motivations de ces recours de dernière minute de condamnés à mort. Dans l'affaire de l'Alabama, le juge Clarence Thomas, l'un des cinq juges dits conservateurs de la Cour sur les neuf, a produit un avis de 14 pages expliquant son point de vue défendant une décision de la Cour le 12 avril dernier qui ouvrait la voie à l'exécution de Christopher Price, 46 ans, condamné en 1993 à la peine capitale pour un meurtre commis en 1991 en Alabama.
L'ordonnance de la Cour a toutefois été envoyée trop tard pour que l'exécution puisse avoir lieu et Christopher Price est toujours dans le couloir de la mort.
Quelques minutes plus tard, la Cour suprême a oublié un avis du juge conservateur Samuel Alito critiquant une décision de la Cour du 28 mars d'ordonner un sursis à une exécution au Texas concernant Patrick Murphy parce que cet Etat avait empêche un conseiller spirituel bouddhiste de l'accompagner jusqu'à la chambre d'exécution.
Dans sa décision de lundi, le juge Clarence Thomas, rejoint par ses confrères conservateurs Samuel Alito et Neil Gorsuch, s'en prend au magistrat Stephen Breyer, connu pour ses positions contre la peine de mort et qui, avec les trois autres juges progressistes de la Cour suprême, avait voté contre la décision du 12 avril au sujet du condamné Price.
RETARDER SON EXÉCUTION
Le condamné, écrit le juge Clarence Thomas lundi, avançait des arguments faibles sur le plan juridique ne visant qu'à retarder son exécution et pourtant, quatre membres de la Cour étaient prêts à soutenir sa stratégie non juridiquement étayée.
Stephen Breyer est le critique le plus virulent de la peine de mort à la Cour suprême. Il conteste la constitutionnalité de la peine capitale et soutient qu'elle est infligée de manière arbitraire et différente dans les divers Etat du pays.
Le mois dernier, Stephen Breyer écrivait que si les prisonniers ne peuvent être exécutés rapidement sans violer leurs droits, "il se peut qu'il n'y ait simplement pas de façon constitutionnelle d'appliquer la peine de mort".
Concrètement lors du vote d'avril, la Cour suprême cassait deux décisions de juridictions inférieures qui avaient retardé l'exécution de Christopher Price afin qu'il puisse donner suite à sa demande d'être exécuté au moyen d'un gaz létal au lieu d'une injection létale.
L'avis du juge Clarence Thomas rendu lundi a été publié en même temps que la décision de la Cour suprême rendu sur le fond.
Dans l'affaire du Texas, le juge Samuel Alito estime que le détenu Patrick Murphy avait attendu trop longtemps pour présenter sa demande et que le sursis obtenu de la Cour était de nature à encourager d'autres personnes à intenter des actions similaires de dernière minute.
"Cette Cour reçoit une demande de surseoir à pratiquement toutes les exécutions; ces demandes le sont presque toutes à la date d'exécution prévue ou peu après; et dans la grande majorité des cas, aucune raison valable ne justifie le dépôt tardif", écrit Samuel Alito. Patrick Murphy purgeait une peine de 50 ans pour agression sexuelle aggravée quand il s'est échappé de prison avec six autres détenus en 2000. Un policier avait été tué dans les violences qui avaient suivi.

Le gouverneur du New Hampshire met à nouveau son veto à l'abolition de la peine de mort

Le Gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, rejette par veto le projet de loi abolissant la peine capitale qui avait été adoptée en mars et avril par les deux assemblées parlementaires.

C'est la deuxième fois qu'il utilise son droit de veto pour empêcher l'abolition de la peine capitale : il l'avait déjà fait en juin 2018. Cependant cette fois-ci les majorités obtenues lors des votes des deux chambres leur permettraient de contourner un veto.


https://www.peinedemort.org/document/10494/gouverneur_New_Hampshire_met_nouveau_veto_l-abolition_peine-de-mort

Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès

http://www.lagbd.org/index.php/Ouvrage_int%C3%A9gral_:_%22La_machine_%C3%A0_tuer%22_(usa)


La Machine à tuer se lit comme un roman policier. Un crime horrible, un petit délinquant afro-américain sorti d’un ghetto texan - qui se dit innocent -, des policiers pas très nets, un procureur acharné qui veut être réélu et des avocats commis d’office. Le verdict : la mort. Mais ce n’est pas un roman, c’est la réalité.
Pendant quatre ans, l’association « Lutte pour la Justice » s’est battue aux côtés d’Odell Barnes, soutenue par nombre d’amis et par une solide équipe de défense au Texas, jusqu’à son exécution, le 1er mars 2000.
A travers son histoire, c’est le parcours banal de tous les condamnés à mort des Etats-Unis qui est raconté ici. La justice nord-américaine y est dévoilée : système compliqué qui exige des avocats très pointus ; système onéreux où classe sociale et richesse sont plus importantes que culpabilité ou innocence ; système faussé où juges, procureurs et policiers restent dépendants du politique.
L’histoire est toujours actuelle malgré de nouvelles lois, le progrès des tests ADN et l’action militante des Projets Innocence. Moins de condamnations à mort, mais plus de condamnations incompressibles à vie.
Et ce sont toujours les mêmes, les pauvres, qui en sont les victimes.
Préface de Philip Wischkaemper, avocat pénaliste texan. Postface de James Edmond McWilliams, condamné à mort en Alabama.
Colette Berthès partage sa vie entre Bas-Quercy et Moyen-Orient. Fondatrice de l’association «Lutte pour la Justice» (Aujourd'hui LPJ SAVE) contre la peine de mort aux USA.
 http://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

jeudi 2 mai 2019

L’Etat palestinien s’engage à abolir la peine de mort



La Palestine vient de ratifier un Traité des Nations Unies visant à abolir la peine capitale. Le protocole entrera en vigueur le 18 juin de cette année. 
Depuis 1993, le Centre palestinien des Droits de l’Homme a enregistré 41 exécutions en Palestine, la quasi-totalité ayant eu lieu dans la Bande de Gaza, contrôlée depuis 2006 par le Hamas, hostile au parti du Président Mahmoud Abas. Les deux tiers sont des exécutions extrajudiciaires, car non précédées d’un décret présidentiel. 
En effet, l’ONU reconnaît uniquement l’autorité du Président de l’autorité nationale palestinienne. En Cisjordanie, les sentences sont plus rares. L’Etat palestinien s’est engagé à renoncer aux exécutions et à abolir la peine de mort. Reste à voir si le Hamas de la Bande de Gaza se sentira lié par ce traité. La société civile aura un rôle clé à jouer en ce sens.

jeudi 18 avril 2019

Mumia Abu-Jamal - Anniversaire


Message du comité de Mumia Abu-Jamal

Mumia aura 65 ans le 24 avril … Nous vous invitons à cette occasion à lui envoyer une carte postale de votre région en respectant scrupuleusement quelques recommandations : écrivez en anglais ou en français, soyez brefs et ne faites aucune référence à la mise en cause de l’Administration pénitentiaire et des autorités américaines. Glissez votre courrier ou votre carte postale dans une enveloppe blanche. N’oubliez pas de mentionner votre adresse au dos et de l’affranchir (1,30 € jusqu’à 20 gr). Malgré ces précautions, l’Administration ayant tout pouvoir de censure, votre courrier ne lui parviendra peut-être pas ou vous sera renvoyé. Ne vous offusquez donc pas si vous ne recevez aucune réponse, et ce d’autant que Mumia n’a que très peu de moyens financiers et matériels pour vous remercier. N’hésitez cependant pas à écrire car cette démarche constitue à la fois un moyen de pression sur les autorités américaines et de protection pour Mumia … Adresse postale :

SMART COMMUNICATIONS / PADOC
Mumia Abu-Jamal # 8335
SCI Mahanoy, PO Box 33028
St Petersburg, Florida 33733 (USA)

jeudi 11 avril 2019

7ème Congrès mondial - Les droits des enfants de parents condamnés à morts



Article par Louis Linel publié le 08/04/2019
Le 10 octobre prochain, la Coalition mondiale célébrera la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort, consacrée aux droits des enfants de parents condamnés à mort ou exécutés. L’occasion de rappeler, pour le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant le 20 novembre, que la peine de mort constitue une atteinte généralisée aux droits humains. Retour sur les pistes de travail abordées lors du 7e Congrès mondial.

Le 10 octobre prochain, la Coalition mondiale célébrera la 17ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort, consacrée aux droits des enfants de parents condamnés à mort ou exécutés. Le 20 novembre, nous célébrerons tous le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (1989). Comment le mouvement abolitionniste peut-il s'emparer de la double problématique du droit à la vie et du droit des enfants ? Retour sur les réflexions conduites durant le Congrès mondial contre la peine de mort.


La peine de mort ne condamne jamais qu’un individu

Animée par un lourd désir de vengeance, la peine de mort affecte profondément la vie de l’entourage proche de la personne condamnée, sa famille et en premier lieux les enfants. Telle était la conclusion de l’atelier sur les personnes condamnées à mort et leur famille et de la soirée des témoins. Innocents et pourtant condamnés un lourd tribut au nom de leur seule filiation, les enfants de condamnés à mort voient leur vie basculer. Sabine Atlaoui, dont l’époux Serge Atlaoui attend actuellement dans le couloir de la mort en Indonésie, a livré un témoignage poignant au groupe de travail de la Coalition, chargé de l’organisation de la Journée mondiale. Leur fils, né pendant la détention de Serge Atlaoui, fait face aux interrogations de ses camarades de classe en France et aux messages de propagande diffusés en Indonésie à l’encontre de son père. Menacés, stigmatisés et discriminés, les enfants sont exclus du reste de la société et leurs droits fondamentaux sont bafoués. Hedad Bentaoui et ses enfants ont fui l’Arabie Saoudite où Raef Bentoui a été condamné pour avoir, selon le régime, commis un crime d’apostasie. Installés au Canada, les enfanst de Hedad n’ont qu’une information parcellaire à propos de leur père, dont la peine a été commué en une peine de prison et l’infliction de 1000 coups de fouet, assortie d’une interdiction de quitter le territoire pendant dix ans. La condamnation d’un parent, l’attente et les représailles à l’encontre de leur famille, et parfois le secret qui entoure l’exécution et le lieu d’inhumation, constituent une véritable torture qui nie leur droit à la santé et à être protégé de toute violence mentale. Leur droit à l’éducation n’est souvent pas respecté alors que son exercice est nécessaire pour la jouissance de tous les autres.


Agir pour les droits de tous les enfants


Le Comité des droits de l’Homme ou le Comité des droits de l’enfant encouragent les derniers États rétentionnistes à faire un usage plus limité de la peine de mort, qui tienne notamment compte de ses effets sur les enfants. Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, que consacre non seulement la Convention internationale des droits de l’enfant ainsi que les conclusions rendues par diverses institutions internationales et régionales des droits de l’Homme, des réformes majeures apparaissent comme nécessaires. Depuis des années, le Bureau Quaker auprès des Nations unies, partie au Congrès mondial, œuvre à la promotion des droits des enfants. Leur dernier rapport « Protection of the Rights of Children of Parents Sentenced to Death or Executed: An Expert Legal Analysis » offre une analyse de haut niveau du droit des enfants dans le droit international des droits humains.  Et de rappeler qu’au-delà d’une atteinte à leur droit, la peine de mort compromet leur bien-être. Leur précédent rapport, intitulé « Enfants de parents condamnés ou exécutés » explore les pistes de travail. Au-delà de maintenir les appels à l’abolition universelle et sans condition de la peine de mort, il est par exemple crucial de mieux former les personnels pénitentiaires, de travailler avec le corps enseignant et de doter les services sociaux de moyens qui leur permettent de prendre en charge les enfants.


Le 10 octobre : des actions pour innover ensemble

La Journée mondiale relaye le travail des différentes organisations abolitionnistes à travers le monde pour dénoncer la situation inadmissible des enfants de parents condamnés à mort. Alors que le nombre de pays rétentionnistes ne constitue plus qu’une petite minorité, la mobilisation collective est, cette année encore, décisive. Il est urgent d’explorer en commun les nouvelles pistes d’action à l’échelle internationale, nationale ou locale. La Journée du 10 octobre sera une occasion unique de réunir les initiatives de chacun et de prouver l’adhésion de tous au droit à la vie.


samedi 6 avril 2019

Bouddhiste ou musulman, des condamnés à mort inégaux devant la justice aux Etats-Unis

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/04/bouddhiste-ou-musulman-des-condamnes-a-mort-inegaux-devant-la-justice_5445465_3210.html?xtor=EPR-33281036


La Cour suprême des Etats-Unis vient d’émettre deux décisions contradictoires sur des affaires de liberté religieuse, suscitant l’incompréhension.
Par Stéphanie Le Bars Publié hier à 03h36, mis à jour hier à 06h28
Temps de Lecture 3 min.
LETTRE DE WASHINGTON
Dans les couloirs de la mort des prisons américaines, mieux vaut être bouddhiste et blanc que musulman et noir. A quelques semaines d’intervalle, deux condamnés à mort en ont fait l’inexplicable expérience. L’un, dans l’Alabama, a été promptement exécuté par injection létale. L’autre, au Texas, a été momentanément épargné et a rejoint sa cellule dans l’attente d’une nouvelle date.
Les deux hommes n’avaient pas grand-chose en commun, si ce n’est un passé judiciaire chargé, une pratique religieuse avérée et une même demande d’être accompagnés dans leurs derniers instants par le soutien spirituel de leur choix : un imam pour Domineque Haim Ray et un moine bouddhiste pour Patrick Henry Murphy.
En deux décisions contradictoires, prises à seulement sept semaines d’intervalle, la Cour suprême des Etats-Unis en a décidé autrement. A cinq voix contre quatre, les juges ont en février refusé au musulman de l’Alabama la présence de son imam dans la salle d’exécution. Mais fin mars, ils ont accepté la demande du détenu bouddhiste de surseoir à son exécution ; ce dernier contestait le refus de l’Etat du Texas de lui octroyer le droit d’être accompagné par son conseiller spirituel, qu’il rencontre régulièrement depuis sa conversion au bouddhisme il y a dix ans.

Manque de « neutralité »

Dans le premier cas, la cour a estimé, sans vraiment le justifier, que la demande n’était pas recevable car elle avait été envoyée « trop tard », soit dix jours avant l’exécution. Selon la loi en vigueur en Alabama, M. Ray, condamné à mort pour le meurtre d’une adolescente en 1995, a pu bénéficier de la présence consolatrice de l’aumônier chrétien, salarié de la prison et seul ministre du culte habilité dans cet Etat à se tenir aux côtés des condamnés au moment de l’injection. Les responsables de la prison ont mis en avant des raisons de sécurité, estimant qu’une personne extérieure pouvait gêner la procédure ou s’évanouir. Habitué aux visites de son imam en prison, M. Ray, visiblement, ne connaissait pas ce protocole.
Les quatre juges libéraux, Elena Kagan, Ruth Bader Ginsburg, Stephen Breyer et Sonia Sotomayor ont fait part de leur désaccord face au vote de la Cour suprême et souligné un manque de « neutralité ». Déplorant que, selon la loi de l’Etat, « seul un chrétien peut être accompagné pour pratiquer les derniers rites », ils ont qualifié la décision de leurs cinq collègues conservateurs de « profondément mauvaise ». « La liberté de religion doit être garantie à tous les croyants, quelle que soit leur foi », a aussi commenté l’American Civil Liberties Union (ACLU), organisation de défense des droits.
Ce droit fondamental, particulièrement défendu aux Etats-Unis, est apparemment revenu à la mémoire de quelques-uns des juges de la Cour suprême. Le 28 mars, ils ont appuyé la demande du condamné bouddhiste à mourir aux côtés de son soutien spirituel, alors que l’administration pénitentiaire du Texas n’emploie jusqu’à présent qu’un ministre du culte chrétien et un imam.
Seuls deux juges, Clarence Thomas et Neil Gorsuch, ont voté pour qu’il soit mis à mort sans délai. Le dernier juge conservateur nommé par Donald Trump, Brett Kavanaugh, a tenté d’expliquer son changement de pied. « L’Etat doit traiter toutes les dénominations religieuses de manière équivalente », a-t-il avancé. Autrement dit, soit les ministres de tous les cultes sont autorisés dans la chambre d’exécution en fonction de la demande du condamné, soit tous sont cantonnés dans la salle vitrée attenante.

Incompréhension

Une position de bon sens, qui n’a fait qu’ajouter à l’incompréhension face à la première décision. L’ACLU a dénoncé « l’apparente incohérence » de la cour. Pour Ilya Somin, professeur à la faculté de droit Antonin Scalia de l’université George Mason, « les juges ont réalisé un peu tard qu’ils avaient fait une erreur. Et pas n’importe laquelle : une erreur qui ternit leur réputation et celle de la cour ».
Face à ce deux poids-deux mesures, l’indignation est de fait aussi venue des rangs de la droite. Le magazine conservateur National Review a estimé que « l’obligation de l’Etat était de protéger et de faciliter le libre exercice de la religion [pour tout un chacun], pas de chercher des raisons pour lui refuser un réconfort au moment de sa mort ».
A 57 ans, M. Murphy, condamné pour agressions sexuelles puis pour un meurtre – qu’il nie – lors d’une évasion avec six codétenus, en 2000, attend désormais une prochaine date pour son exécution. La prison devra autoriser son conseiller à l’assister dans ses derniers moments ou lui choisir un autre religieux bouddhiste. Dans l’Alabama, l’affaire est close. La presse a détaillé les derniers instants du condamné débouté : M. Ray a prononcé ses derniers mots en arabe, l’index levé vers le ciel, selon la tradition musulmane, et le regard tourné vers son imam. Assis, avec ses avocats, de l’autre côté de la vitre.

vendredi 22 mars 2019

Déclaration finale du Congrès mondial contre la peine de mort à Bruxelles

Vous pourrez prendre connaissance de la déclaration finale du 7ème congrès mondial contre la peine de mort qui s'est tenu à Bruxelles dernièrement en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.worldcoalition.org/media/resourcecenter/7congress-DeclarationFinale-FR.pdf

mercredi 13 mars 2019

Etats-Unis : vers un moratoire sur les exécutions des condamnés à mort en Californie



Le gouverneur démocrate, Gavin Newsom, devrait signer un décret en ce sens mercredi. L’Etat compte le plus grand contingent de détenus dans le couloir de la mort du pays. C’est l’Etat qui compte le plus grand nombre de détenus dans le couloir de la mort des Etats-Unis, et pourtant aucune exécution ne s’y est déroulée depuis 2006. La Californie va décréter, à partir du mercredi 13 mars, un moratoire sur les exécutions. « La peine de mort est incompatible avec nos valeurs fondatrices et atteint au plus profond l’idéal que représente le fait d’être californien », devrait faire valoir le gouverneur démocrate Gavin Newsom dans un discours dont des extraits ont été transmis à la presse.


« Tuer autrui de manière intentionnelle, c’est un tort. Et en tant que gouverneur, je n’autoriserai l’exécution d’aucun individu », ajoute cet adversaire de longue date de la peine de mort, qui dirige la Californie depuis janvier. Le gouverneur va ainsi signer un décret mettant fin au protocole d’injection mortelle prévu dans l’Etat et ordonnant la fermeture de la salle des exécutions à la prison de San Quentin, près de San Francisco.

 Un quart des condamnés à mort du pays

Les prisons californiennes hébergent un quart de tous les condamnés à mort aux Etats-Unis, selon le bureau du gouverneur. La dernière exécution dans l’Etat remonte à 2006. Sur les 737 condamnés à mort en Californie, 25 ont épuisé toutes les voies de recours possibles.

La Californie va ainsi rejoindre le Colorado, l’Oregon et la Pennsylvanie dans la liste des Etats ayant décrété un moratoire sur les exécutions, en plus des vingt qui ont aboli la peine de mort dans leur législation. « Le gouverneur Newsom a fait preuve d’un grand courage et d’autorité en mettant fin à la pratique cruelle, coûteuse et injuste consistant à exécuter des prisonniers », s’est félicitée Alison Parker, directrice pour les Etats-Unis de l’organisation Human Rights Watch :

« Les Californiens peuvent être fiers que leur Etat se soit engagé à mettre fin au meurtre légitimé par l’Etat et à respecter les droits de l’homme. »

Selon le décompte de l’ONG, l’application de la peine capitale aux Etats-Unis est en nette baisse ces dernières années, avec 25 exécutions en 2018 contre 98 en 1999. Trois condamnés à mort ont été exécutés dans tout le pays depuis le début de 2019.





 

 















lundi 4 mars 2019

Décès de la maman de Charles Flores detenu dans le couloir de la mort


C'est avec tristesse que nous vous communiquons la nouvelle du décès de la

maman de Charles Flores, du couloir de la mort au Texas.

Lily avait 80 ans. Elle sera inhumée à Dallas mercredi. N'hésitez pas à relayer cette

information et à envoyer un mot de soutien à Charles Flores à l'adresse suivant par voie postale

Charles Flores
 999299 Polunsky Unit
3872 FM 350 South
Linvingston Texas
77351 -8580
USA

ou par le site JPAY (message transmis sous 48h)

samedi 15 décembre 2018

Carte des 25 exécutions en 2018

 25 condamnés à mort en 2018 dont au Texas 13 exécutions en 2018  558 depuis 1977


















Malgré les appels de Trump, la peine de mort confirme son déclin aux Etats-Unis

Le président américain Donald Trump a beau souhaiter un recours accru à la peine de mort, celle-ci a confirmé en 2018 son érosion aux Etats-Unis, avec des exécutions et des verdicts à des niveaux historiquement bas.
"Seuls" 25 condamnés à mort ont été exécutés en 2018, dont le dernier jeudi soir en Floride, selon le rapport annuel du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC).
Autre marque du recul de la peine capitale: l'Etat de Washington, dans le nord-ouest, l'a déclarée illégale, devenant le 20e Etat abolitionniste du pays.
Sur les trente autres, seuls huit ont procédé à des exécutions et l'Etat conservateur du Texas en a réalisé plus de la moitié (13) à lui seul, précise le DPIC, organisme indépendant faisant autorité sur la question.
Les chiffres, hors Texas, sont au plus bas depuis 1991.
Même "déclin" au nouveau des tribunaux: 42 peines capitales ont été prononcées cette année dans tout le pays, loin des 315 condamnations à mort de 1996.
Donald Trump réclame pourtant à intervalles réguliers un usage renforcé de la peine capitale.
"Les gens qui s'en prennent à des innocents dans des églises, des temples, devraient payer le prix ultime", avait-il lancé le 27 octobre, juste après la pire tuerie antisémite de l'histoire américaine (11 morts dans une synagogue de Pittsburgh).
En d'autres occasions, le milliardaire républicain a réclamé la peine de mort pour des tueurs de policiers, des islamistes ou pour lutter contre le trafic de drogue.
Plus concrètement, il a nommé deux juges conservateurs à la Cour suprême, plaçant le camp progressiste, plus ouvert aux thèses abolitionnistes, en minorité pour de longues années.
La haute juridiction a pour mission de veiller au respect de la Constitution, qui interdit les punitions "cruelles et inhabituelles". C'est donc elle qui, in fine, a le pouvoir de valider ou d'invalider la peine capitale.
En 1972, elle l'avait abolie, avant de la rétablir en 1976. Depuis, elle a restreint son usage, notamment en interdisant en 2005 les condamnations à mort pour les mineurs.
- Une "folie" -
Mais le recul de la peine capitale, entamé il y a une dizaine d'années, s'explique surtout par les interrogations sur la légalité des injections létales et sur la disponibilité des produits.
Les opposants à la peine de mort ont multiplié les recours contre les cocktails de médicaments utilisés, estimant qu'ils imposaient de longues souffrances aux condamnés. Et les grands laboratoires pharmaceutiques, désireux de ne pas être associés à la peine de mort, refusent de fournir les produits.
Pour cette raison, l'année 2018 a été marquée par la remise en service de la chaise électrique, utilisée à deux reprises dans le Tennessee alors qu'elle n'avait pas servi depuis 2013.
Dans les deux cas, les condamnés ont préféré la souffrance "courte" d'une électrocution à une lente agonie par injection. La juge progressiste Sonia Sotomayor a dénoncé une "folie", refusant de s'associer au feu vert donné à ces exécutions par ses collègues de la Cour suprême.
Pour le DPIC, les Etats-Unis s'éloignent aussi de la peine de mort parce que les Américains sont de plus en plus sceptiques à son sujet.
Selon un sondage Gallup d'octobre, 56% d'entre eux soutiennent la peine capitale, une proportion semblable à 2017, mais au plus bas depuis 45 ans. Et, pour la première fois, seule une minorité (49%) pense qu'elle est appliquée avec équité.
"Les résultats des élections de 2018 présagent de la poursuite du recul de la peine capitale", estime le DPIC.
Lors des scrutins du 6 novembre, les électeurs ont souvent préféré des procureurs partisans de réformes aux farouches défenseurs de la peine de mort. Et des gouverneurs qui avaient imposé des moratoires sur la peine de mort ont été réélus en Oregon et en Pennsylvanie, note le Centre.
L'organisation, non partisane, ne mentionne pas les prises de position de Donald Trump dans son rapport.
https://actu.orange.fr/monde/malgre-les-appels-de-trump-la-peine-de-mort-confirme-son-declin-aux-etats-unis-CNT000001b1lXf/photos/la-chambre-de-la-mort-du-penitencier-de-huntsville-au-texas-photographiee-en-2000-32619b6e86527ea5ea366b0972dc895f.html

lundi 3 décembre 2018

Demande de correspondance


Hello,

My name is Oscar. I was born in South Texas and later on moved away to Houston, Texas.I enjoy reading, writing, drawing, listening to music, laughing, having a good time and making new friends. Despite life’s ups and downs I keep a positive attitude and remain optimistic. We only live once, so I believe it’s important to maximize the opportunities and experiences life as to offer, one of the most important being that of genuine friendship.I divide my days up by doing the things I enjoy, though I spend a large portion of them reading books of intellectual substance, I love reading and am currently working on writing my own book. Though I’m physically inside a cell and recognize my reality for what it is, I do my best to escape this bleak environment through reading and writing.

Now however, I would like to expand my little world by meeting new people and making new friends from all over, all walks of life. I’m interested in learning about as many different people, cultures, lifestyles, and perspectives as possible, including yours which is my reason for posting this profile.I’m open-minded and have no specific expectations with this. Though I hope to make great friends, learn, feel and have fun, I’m also open to sharing experiences and giving a true, insider’s perspective on prison life and discuss about thought provoking topics down to the simple things in life.

I hope you decide to contact me and I look forward to hearing from you soon.

Hopefully Friends,

Oscar Martinez #01283183
Wynne Unit

810 F.M. 2821 West Huntsville, TX 77349 USA