samedi 14 octobre 2017

Témoignages de condamnées à mort aux Etats-Unis, dans un document diffusé sur M6 le 15 octobre

Un documentaire de Sabrina Van Tassel, présenté par Bernard de La Villardière 
dimanche 15 octobre vers 23 heures sur M6.
 
 Aux Etats-Unis, 54 femmes « attendent » l'exécution de leur peine dans le couloir de la mort. Linda Carty et Melissa Lucio sont emprisonnées au Texas. La première est accusée d'avoir kidnappé et tué sa voisine pour lui voler son bébé. La seconde aurait maltraité et supprimé sa fille de 2 ans. Détenue en Arizona, Shawna Forde, à la tête d'une milice anti-immigration, a été reconnue coupable, avec ses complices, d'avoir assassiné un père et sa fille, des Mexicains. Elles se livrent. Parmi les prisonnières, certaines espèrent la révision de leur procès.

Serge, condamné à mort, réalisé par Christine Tournadre. diffusion le 2 novembre sur France 3

Serge, condamné à mort, réalisé par Christine Tournadre. diffusion le 2 novembre sur France 3 à 23h25 (disponible en replay pendant 7 jours).


Pendant dix ans, la réalisatrice Christine Tournadre a suivi ce couple entre France et Indonésie dans son combat contre la peine capitale, combat singulier qu'elle rend universel.        

Le Texas exécute un homme emprisonné depuis l’âge de 15 ans

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/10/13/le-texas-execute-un-condamne-a-mort-emprisonne-depuis-l-age-de-15-ans_5200143_3222.html


Condamné à quatre-vingt-dix-neuf ans de prison pour complicité de meurtre, Robert Pruett s’est vu infliger la peine de mort pour l’assassinat, jamais prouvé, d’un gardien de prison.

Condamné à mort pour avoir tué un surveillant pénitentiaire en 1999, Robert Pruett, 38 ans, a été exécuté jeudi 12 octobre à la prison de Huntsville, au Texas, par injection létale. Une heure avant l’horaire programmé de l’exécution, la Cour suprême des Etats-Unis avait rejeté un ultime recours.

L’histoire judiciaire de Robert Pruett est marquée par plusieurs rebondissements. Incarcéré alors qu’il était âgé seulement de 15 ans, il purgeait à l’origine une peine de quatre-vingt-dix-neuf ans pour sa complicité dans un meurtre commis par son père.


A l’époque, une loi très controversée du Texas faisait encourir une sanction identique au principal acteur d’un homicide et à ses complices. Cette sentence avait été critiquée comme illustrant un système pénal ultra-répressif, n’offrant aucun espoir à un adolescent à l’enfance ballottée entre une mère toxicomane et un père souvent emprisonné.
A 20 ans, il s’est retrouvé accusé du meurtre d’un agent pénitentiaire. Daniel Nagle avait été retrouvé baignant dans son sang, après avoir été tué à l’aide d’une tige de métal. Il venait d’écrire un rapport disciplinaire sur Robert Pruett, qui a toujours clamé son innocence. Les procureurs ont assuré que le jeune homme avait tué le gardien en représailles de ce texte défavorable. Le détenu affirme de son côté avoir été victime d’un coup monté par des agents corrompus et par d’autres prisonniers.
Aucune preuve matérielle


La justice texane ne dispose pas de preuves matérielles qui prouvent la culpabilité de Robert Pruett dans ce meurtre.


Depuis 2013, le condamné à mort a échappé à plusieurs reprises à une exécution programmée, en exigeant des analyses ADN sur les vêtements, l’arme du crime et le rapport disciplinaire déchiré. Ces analyses se sont révélées non concluantes et n’ont pas prouvé sa présence sur le théâtre de l’homicide du gardien Nagle. Les résultats n’ont toutefois pas été jugés suffisamment probants pour remettre en question le verdict.


Robert Pruett est le 544e condamné à mort à subir la peine capitale au Texas depuis 1976, année du rétablissement de cette peine.

vendredi 13 octobre 2017

Mike Lambrix

Mike Lambrix, a été exécuté en Floride le 5 Octobre, en dépit d’une campagne internationale, qui avait notamment permis de réunir le soutien du Centre Nobel de la Paix (où plusieurs prisonniers seront représentés l’année prochaine, dans le contexte d’une exposition qui sera lancée en 2018 “Noble est l’Homme”)

David Lynn Carpenter




L’audience prévue le 11 septembre avait été reprogrammée au 10 octobre courant juillet

Septembre 2017,  la juge du district fédéral, après une audience préliminaire, avec les deux parties, a estimé les nouveaux élément évoqués par la défense suffisamment éloquents pour annuler l’audience du 10 octobre, ne pas perdre de temps et, ainsi, faire valoir prochainement, un recours en cour d’Etat  (cour précédente). 
La partie adverse aurait dissimulé des preuves disculpatoires lors du procès. La défense prépare, actuellement, le dossier a déposer en cour d’État. David vous remercie, tous,  pour votre amitié et soutien.

lundi 2 octobre 2017

MERCREDI 4 OCTOBRE : rassemblement à Paris pour la libération de Mumia Abu-Jamal


Le prochain rassemblement mensuel de soutien à Mumia Abu-Jamal aura lieu à proximité de l’ambassade des Etats-Unis place la Concorde : angle rue de Rivoli - jardin des Tuileries / Métro Concorde. A l'approche de la journée mondiale contre la peine de mort (voir ci-dessous) ce rassemblement sera aussi l’occasion de rappeler notre combat pour l'abolition universelle de ce crime d'Etat et pour manifester notre solidarité envers tous les condamnés en attente d’exécution. Symboliquement, nous souhaitons attirer l’attention sur la situation de trois d’entre eux :

 

 >>> Michael Lambrix, un américain (Floride) dont l’exécution est fixée au 5 octobre et pour lequel nous nous sommes déjà mobilisés l’an passé. A deux reprises déjà, fut stoppé, in extremis, le bras du bourreau s’apprêtant à commettre l’irréparable. Avec nos amis de Save Innocents et de Lutte pour la Justice, nous vous appelons à intervenir de nouveau, et ce dans l'urgence.

     Pour en savoir plus et signer la pétition en ligne http://www.save-innocents.com/mike-lambrix-france.html

     Pour adresser un mail au gouverneur de Floride Rick.scott@eog.myflorida.com

       " NOUS VOUS DEMANDONS UN RECOURS EXCEPTIONNEL EN GRACE POUR MICHAEL LAMBRIX"

      Depuis le début de l’année, 18 exécutions ont déjà eu lieu aux Etats-Unis !

      

       >>> Hank Skinner, un autre américain (Texas), demande justice depuis plus de 30 ans. Plusieurs tentatives d’exécutions ont été levées grâce à la mobilisation de ses soutiens, aux Etats-Unis et en France.  Son épouse française, notre amie Sandrine Ageorges-Skinner, continue de mener ce combat de tous les instants pour qu’il puisse enfin prouver son innocence. Si les juges du Texas acceptent enfin le recours contre sa condamnation à mort, il pourra alors défendre son innocence à l’appui des tests ADN qui le disculpent. S’ils refusent, une date d’exécution pourrait être fixée sous 90 jours. Pour en savoir plus : http://justice4hank.org/fr/action-septembre-2017/

 

      >>> Serge Atlaoui, seul français condamné à mort dans le monde. La vie de Serge et de Sabine Atlaoui a basculé en novembre 2005, avec l’arrestation de Serge alors qu’il effectuait une mission de maintenance technique dans une usine à Djakarta (Indonésie). Celle-ci servait hélas de couverture à un trafic d’ecstasy, ce qu’il a toujours affirmé ne pas savoir. Quelques mois plus tard, il est condamné à mort. Lorsqu’en février 2015, le nom de Serge Atlaoui apparaît sur la prochaine liste d’exécution, Sabine, son épouse, jette toutes ses forces dans la bataille pour le sauver. La mobilisation des organisations abolitionnistes et l’intervention des autorités françaises empêcheront l’exécution mais Serge Atlaoui est toujours dans le couloir de la mort. Un film sur cette affaire sera prochainement diffusé sur France 3.

 

mardi 22 août 2017

Pourquoi l’Amérique poursuit-elle les exécutions?


Pourquoi l’Amérique poursuit-elle les exécutions? 

L’argumentation juridique derrière la poursuite du recours à la peine de mort

 

Les Etats-Unis restent l’un des rares pays du monde occidental à continuer de mettre à mort les criminels. Et, même sur ce territoire, les exécutions se raréfient: 20 prisonniers tout juste ont été exécutés en 2016, les chiffres traduisant une baisse depuis le nombre record de 98 exécutions en 1999. Par ailleurs, l’homme de la rue est moins enclin à soutenir la peine capitale. A peine 60% des Américains approuvent la peine de mort en cas de meurtre, contre 80% dans les années quatre-vingt-dix. Huit Etats seulement ont procédé à une exécution depuis 2015, et environ deux tiers des Etats ont soit aboli la peine capitale, soit imposé un moratoire à son application. Toutefois, la peine capitale n’a pas complètement disparu : au mois d’avril, sur une période de huit jours, l’Arkansas a exécuté quatre personnes, pour éviter de gaspiller son stock de produits servant aux injections létales, dont la date de péremption était proche. Et, le mois dernier dans l’Etat de l’Alabama, un homme qui se trouvait dans le couloir de la mort depuis 35 ans – et avait échappé à sept dates d’exécution — a finalement été mis à mort. Pourquoi l’Amérique continue-t-elle d’exécuter des condamnés?

 

Suite à la décision de la Cour Suprême, en 1972, dans le cadre de l’affaire Furman contre Georgia, la peine capitale avait été mise en suspens. Cette peine était appliquée de manière  arbitraire et infondée, ce qui constituait une infraction à l’interdiction du Huitième Amendement visant les “sanctions cruelles et inhabituelles”, selon les juges. Si un facteur explique pourquoi certains criminels se voient condamner à mort, alors que ce n’est pas le cas pour la plupart d’entre eux, écrit Monsieur Potter Stewart, Juge à la Cour Suprême “c’est bien celui de l’origine ethnique, facteur inadmissible d’un point de vue constitutionnel”. Quatre ans plus tard, la Cour Suprême réintroduisait la peine de mort dans le cadre de l’affaire Gregg contre Georgia, par une majorité de 7 contre 2, sur le constat que les Etat avaient modifié leur législation relative à la peine capitale pour répondre aux inquiétudes soulevées par l’affaire Furman.

 

L’un des moyens de comprendre pourquoi l’Amérique continue de pratiquer la peine de mort consiste à examiner le Cinquième Amendement, qui prévoit que personne “ne se verra ôter la vie (...) en l’absence d’une application régulière de la loi”. Comment les auteurs de la constitution ont-ils pu interdire la peine capitale dans le Huitième Amendement alors que, dans le Cinquième, ils envisagent explicitement son existence? Dans l’affaire Gregg, le tribunal cite deux justifications pour le recours à la peine de mort : la justice qui châtie en fonction des seuls actes et l’effet dissuasif. Le châtiment, “expression de l’indignation morale de la société face à un comportement particulièrement choquant”, écrit Monsieur Stewart, est “essentiel dans une société harmonieuse, qui demande à ses citoyens de s’appuyer sur des procédures juridiques, plutôt que de compter sur soi-même pour réparer les injustices subies”. En d’autres termes, un crime abominable mérite une peine proportionnelle à sa gravité. Il reconnaît que les spécialistes ne sont pas d’accord entre eux quand il s’agit d’évaluer le pouvoir dissuasif de la peine capitale, mais, insiste-t-il, “il ne fait aucun doute que la peine de mort constitue un repoussoir important” pour certains criminels potentiels.

 

Depuis l’affaire Gregg, la Cour Suprême n’a cessé de réduire l’éventail des crimes susceptibles d’entraîner une condamnation à mort. L’auteur d’un viol était passible de la peine capitale en 1977. Les personnes souffrant de handicap mental et les mineurs échappent à la peine suprême depuis 2002 et 2005, respectivement. Toutefois, les chances sont faibles de voir cette peine, dont l’application a été plusieurs fois restreinte, enterrée pour de bon, ce, malgré la croisade menée par Stephen Breyer, Juge qui a exprimé son profond désaccord en 2015, dans l’affaire Glossip contre Gross, où il était demandé si l’un des composants des injections létales entraînait un risque de torture pour les prisonniers avant qu’ils ne décèdent. Plutôt que “d’essayer de faire du bricolage pour répondre aux failles juridiques de la peine de mort l’une après l’autre,” écrit-il, l’heure est venue “d’une discussion approfondie sur une question plus fondamentale : la peine de mort viole-t-elle ou non la constitution”. Il y a 23 ans, Harry Blackmun, Juge décédé depuis, prédisait, dans l’affaire Callins contre Collins, que le système d’application de la peine capitale en Amérique était “condamné à l’échec” et qu’alors “qu’il ne serait sans doute plus de ce monde pour le voir”, il “croyait que cela finirait par arriver". Sachant que la majorité conservatrice vient d’être renforcée à la Court Suprême, avec la présence de cinq juges de ce camp désormais, l’heure de rendre des comptes semble encore bien éloignée.


Source:
The Economist, S. M., 12 juin, 2017

mardi 25 juillet 2017

Mike Lambrix




Cet article est une réflexion sur le parcours de sa vie, avec l’objectif d’aider les autres qui traversent peut être actuellement des circonstances de vie difficile,

Rune Erajer aura une exposition solo “Noble est l’homme” qui comprendra en outre des photos et les histoires de prisonniers, activistes de 15 pays autour de monde a partir du 15 septembre 2018 au Nobel Peace Center (Rådhusplassen, Oslo, Norway). Feront partie de cette exposition les photos de Mike Lambrix et deux autres condamnes a mort qui maintiennent leur innocence.

jeudi 18 mai 2017

David Lynn Carpenter: Audience



Quelques nouvelles fraîches et très encourageantes de la procédure judiciaire. 

Le 12 mai dernier la juge de la cour de district de Dallas a ordonné une audience qui se tiendra le 
11 septembre 2017 avec les deux parties. Sauf contre ordre, David sera présent.

 De part et d’autre, des experts sont demandés par la cour. La défense de David aura besoin de fonds pour se donner tous les moyens nécessaires à la réussite de cette audience qui sera décisive.

Pour se faire, il existe deux possibilités pour l'aider : 
- soit par chèque à l'ordre de Lutte Pour la Justice "ajouter au dos du chèque pour la défense de David Carpenter" , 
- soit sur le compte PayPal (bouton sur le site "Faire un don" ) de l'association ajouter également lors du virement  "Pour la défense de David Carpenter".  Les chèques sont à transmettre à: LPJ 216 Chemin de Figarol, 82170 Pompignan

Nous sommes conscients que les temps sont, actuellement, difficiles pour tous, mais nous n'avons d'autres choix pour collecter des fonds au plus vite afin de donner toutes les chances à la défense, donc à David, de faire valoir son innocence. 
 
Depuis son incarcération dans le couloir de la mort du Texas en avril 1999, David ne cesse de clamer son innocence et aimerait, enfin, pouvoir voir sa famille et amis autrement que derrière une vitre blindée.
David vous remercie, tous par avance, de votre soutien et amitié. Pour certains, depuis 2000 et 2001. C’est un bien long chemin ensemble qui, nous le souhaitons, tous, aboutira à sa libération.

 Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Gratitude à tous.