vendredi 10 mars 2017

Etats-Unis : ses produits bientôt périmés, l'Arkansas accélère les exécutions de prisonniers

PEINE DE MORT – En 10 jours, huit hommes vont être exécutés en Arkansas le mois prochain. Une cadence sans précédent qui a une raison assez inattendue : les produits de l’injection létale arrivent à date d’expiration.
Ils sont encore 34 condamnés dans le couloir de la mort en Arkansas. Huit d’entre eux, reconnus coupables de meurtres entre 1989 et 1999, seront exécutés le mois prochain, annonce le New York Times. Et pourtant, dans cet Etat américain, la peine de mort est suspendue depuis 2005 en raison de difficultés juridiques, mais aussi de la difficulté à trouver les médicaments pour réaliser les injections létales.

Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, ancien procureur fédéral, a déploré cette semaine que les exécutions soient autant rapprochées : les huit auront lieu en l’espace de 10 jours. "J’aurais préféré qu’elles soient étalées sur plusieurs mois et années, mais ce n’est pas possible vue la situation actuelle", a-t-il déploré en prenant ses fonctions en 2015, ajoutant que les familles des victimes "qui ont supporté ça depuis tant d’années méritent une conclusion".

De nombreux ratés dans les exécutions récentes

La raison en est cependant toute autre. Dans un communiqué publié vendredi, le gouverneur a reconnu que la planification rapide des exécutions, la cadence la plus effrénée de l’histoire récente des Etats-Unis, avait une explication beaucoup plus rationnelle : l’un des trois médicaments nécessaires au cocktail létal pourrait ne plus être disponible dans le futur. Et les fonctionnaires de l’Etat ont annoncé que les stocks de midazolam atteignaient leur date d’expiration en avril.

Le midazolam, un sédatif aux propriétés amnésiantes et anticonvulsantes, a été pointé du doigt ces dernières années pour son implication dans plusieurs injections ratées dans d’autres Etats américains. Ainsi, en décembre dernier, un condamné à mort avait succombé dans d’atroces souffrances, convulsant et s’étouffant durant 13 minutes, car le produit n’avait pas fait effet. En Arizona, Joseph Wood avait, lui, mis près de deux heures à mourir. L’un des cas les plus marquants d’exécutions ratées depuis 2014.

De nombreuses firmes pharmaceutiques, notamment européennes, ne veulent plus approvisionner les prisons en produits utilisés pour les exécutions. Des Etats ont donc recours au midazolam, qui n’est pas un anesthésiant, au sein d’un protocole de trois produits permettant d’endormir, paralyser puis exécuter le condamné.

http://www.lci.fr/international/etats-unis-ses-produits-bientot-perimes-l-arkansas-accelere-les-executions-de-prisonniers-2028042.html

dimanche 26 février 2017

Arizona: des avocats pourront aider à faire exécuter leur client

es difficultés qu'éprouvent plusieurs États américains à trouver les produits médicamenteux requis pour procéder à des exécutions par injection létale les poussent à de surprenantes initiatives.
L'avocat fédéral Dale Baich a défendu le prisonnier Joseph Wood, dont l'exécution bâclée en 2014 avait relancé le débat sur l'application de la peine de mort aux États-Unis.
PHOTO SAMANTHA SAIS, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Les services correctionnels de l'Arizona viennent d'en donner une nouvelle illustration en statuant qu'il sera désormais possible pour les avocats de condamnés à mort de fournir les produits requis pour l'exécution de leurs clients.
Le manuel de procédures, récemment révisé, précise qu'ils peuvent fournir à cette fin du pentobarbital, un sédatif, ou du thiopental sodique, un anesthésiant.
Le document précise que les produits doivent être acquis auprès de pharmacies ou de manufacturiers autorisés et satisfaire à certaines exigences de qualité.
Cette révision des procédures survient alors que l'Arizona doit défendre ses pratiques en matière de peine capitale devant les tribunaux.
L'État avait été plongé dans la controverse en 2014 après l'exécution bâclée de Joseph Wood, qui avait été reconnu coupable d'un double meurtre survenu en 1989.
Dale Baich, avocat fédéral ayant défendu le prisonnier, relate qu'il est mort au bout de deux heures après avoir longtemps cherché son air. Au milieu du processus, ses représentants ont tenté d'obtenir d'un juge que l'exécution soit interrompue, mais en vain.
L'exécution avait été réalisée avec un cocktail médicamenteux « expérimental » utilisant notamment du midazolam comme anesthésiant.
Les autorités se sont engagées depuis à ne plus utiliser ce produit controversé, mais la poursuite lancée pour forcer l'État à revoir ses façons de faire demeure pendante.
« Nous voulons nous assurer que les condamnés à mort ne souffriront pas inutilement si l'Arizona veut procéder à de nouvelles exécutions », explique M. Baich.
En raison notamment d'un embargo imposé par l'Union européenne pour empêcher l'application de la peine de mort, les entreprises qui fabriquaient les produits traditionnellement utilisés par plusieurs États ont cessé leurs exportations vers les États-Unis.
D'autres firmes ont par ailleurs décidé de leur propre chef de ne plus permettre que leurs produits soient utilisés à cette fin, ce qui a généré une pénurie qui favorise les dérapages comme celui survenu dans le cas de Joseph Wood.
Une mesure «ridicule»
L'Arizona, note Me Baich, s'était procuré illégalement du thiopental sodique en Grande-Bretagne en 2011 et avait tenté de le faire de nouveau en 2015 en Inde, avant d'être bloqué par les autorités fédérales.
« Ils n'ont pas aujourd'hui les produits requis pour procéder à des exécutions », souligne l'avocat, qui juge « illégal » et « impraticable » de proposer à des avocats comme lui de combler ce manque.
Robert Dunham, qui dirige le Death Penalty Information Center (DPIC), un groupe de recherche établi à Washington, note que l'idée semble être l'expression de « désespoir » des autorités devant la pénurie.
Les produits utilisés pour l'application de la peine de mort sont contrôlés et ne peuvent, dit-il, être acquis par des avocats. Ces derniers ont par ailleurs le devoir de défendre les intérêts de leurs clients avec zèle.
« Le fait d'aider à les faire exécuter ne s'inscrit pas dans ce mandat. »
Les services correctionnels de l'Arizona - qui n'ont pas répondu aux demandes d'entrevue de La Presse - n'ont pas annoncé officiellement ce qui motive l'adoption de cette mesure inusitée.
Le « ridicule » qui l'entoure assure cependant qu'aucun autre État ne voudra emboîter le pas, relève le directeur du DPIC, qui s'attend à ce que cette disposition soit invalidée par les tribunaux.
L'Arizona n'a pas réalisé de nouvelles exécutions depuis celle de Joseph Wood en 2014, alors que 119 condamnés à mort attendent leur sort en prison.
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=7443747089020724173#editor/target=post;postID=7224454031928860034
 

jeudi 9 février 2017

Trump nomme le juge Gorsuch à la Cour Suprême : conservateur pro-peine de mort et anti-IVG

Conservateur, notamment partisan de la peine de mort, le juge Neil Gorsuch, 49 ans, a été choisi ce mardi 31 janvier par le président Donald Trump pour occuper le neuvième et dernier poste vacant à la Cour Suprême. Une nomination qui devrait être validée sans difficulté dans les prochaines semaines par le Sénat à majorité républicaine...
’enjeu était de taille. Rétablir la majorité conservatrice à la Cour Suprême, la plus haute institution judiciaire des Etats-Unis, dont les avis rendus dictent l’application des lois outre-Atlantique. Avec la nomination du juge Neil Gorsuch, 49 ans, ce mardi 31 janvier, par le président Donald Trump, la mission a été remplie. Le Sénat, à majorité républicaine, qui doit dans les prochaines semaines confirmer par un vote le choix du président, ne devrait pas en effet s’opposer à l’arrivée de celui d’ores et déjà décrit par le chef d’état américain comme un "esprit brillant", aux "capacités juridiques extraordinaires", et à "la discipline remarquable".
Neil Gorsuch, reconnu pour sa "rigueur intellectuelle" selon l’AFP devrait prochainement prendre la place du juge conservateur Antonin Scalia, décédé en février 2016 et dont le remplacement a suscité une vive polémique l'année dernière, le Sénat ayant alors bloqué la nomination de Barack Obama. Il avait quant à lui choisi Merrick Garland, un juge progressiste, quelques mois avant la fin de son mandat. Antonin Scalia devrait donc avoir un successeur à son image, favorable à la peine de mort mais opposé à l'avortement.
Actuel magistrat à la cour d'appel fédérale de Denver, dans le Colorado, passé par les très prestigieuses universités de Columbia, puis par la Harvard Law School et Oxford, Neil Gorsuch pourrait ainsi devenir le plus jeune juge nommé à la Cour suprême en un quart de siècle. Ces derniers étant nommés à vie, Neil Gorsuch devrait par conséquent avoir plusieurs décennies de décisions devant lui.
De quoi inquiéter les démocrates parmi lesquels le chef des sénateurs de l’aile gauche, Chuck Schumer, qui a dès à présent fait part de ses interrogations quant à la capacité du juge Gorsuch "à défendre vigoureusement la Constitution contre les abus du pouvoir exécutif". "Etant donné son passé, j'ai de sérieux doutes", a ajouté Chuck Schumer.

Le lobby pro-armes applaudit

Son passé et sa carrière semblent cependant avoir été savamment orchestrés. Pas de déclarations fracassantes ni de dérapages. Neil Gorsuch qui pratique, dans le Colorado, la pêche à la mouche et où, avec sa femme Louise et leurs deux filles, il élève des chevaux, des volailles et des chèvres, a semble-t-il gravi les échelons sans faire de vagues. A la Cour Suprême, (déjà) où il a été assistant entre 1993 et 1994, puis comme avocat d'affaires dans un cabinet privé, et au ministère de la Justice sous la présidence de George W. Bush. Celui-ci l’ayant d’ailleurs nommé à la cour d'appel de Denver, où il sera confirmé en 2006.
Pour explorer les opinions très conservatrices du probable futur juge, il faut se pencher sur ses écrits et jugements. Ce dernier a effectivement rédigé, entre autres, un livre développant des arguments contre l'euthanasie et a soutenu des entreprises qui refusaient de fournir une couverture santé incluant une contraception à leurs employées, détaille l’AFP. Quant aux droits des femmes et en particulier le droit à l’avortement, c’est dans ce livre sur l'euthanasie comme le rappelle le Huffington Post, que les défenseurs de l’IVG puisent leurs craintes.
"Tous les êtres humains ont une valeur intrinsèque et qu'une tierce personne retire volontairement une vie humaine est toujours une erreur", écrit de fait Neil Gorsuch dans l'ouvrage.
Autre signe qui ne trompe pas, le puissant lobby pro-armes américain, la NRA, a chaudement "applaudi" sur Twitter le choix de Donald Trump. "Des millions d'électeurs ont dit que c'était le sujet le plus important pour eux lorsqu'ils m'ont élu", a rappelé à ce propos Donald Trump lors de l’annonce de la nomination.
Reste désormais aux sénateurs démocrates la possibilité de gagner du temps en retardant le plus possible l’audition de Neil Gorsuch...
http://www.marianne.net/trump-nomme-juge-gorsuch-cour-supreme-conservateur-pro-peine-mort-anti-ivg-100249584.html

Slam, peine de mort et préparation au bac à Saint-Vincent de-Tyrosse (40)

Les lycéens restituaient cette semaine des ateliers d’écriture et de slam, à Pôle Sud.

Les élèves de terminale du lycée Sud Landes, de Saint-Vincent-de-Tyrosse, ont vraiment beaucoup de chance. Ils ont pu préparer une  des épreuves d’anglais du bac, à travers des ateliers d’écriture et de slam, encadrés par les membres de l’association Effort2 conscience, grâce également à la proximité de Pôle sud et de ses possibilités techniques et artistiques.



Ils ont ainsi pu travailler et réfléchir sur le sujet de la peine capitale aux Etats Unis, bénéficiant en prime de  la présence et du témoignage de Caroline Planque, photographe auteur de l’exposition "Until death do us part" ("Jusqu’à ce que la mort nous sépare").  Tout cela relève quasiment d’un  privilège qu’ils doivent à l’origine à  l’engagement de leurs professeurs d’anglais Sarah Colmache, Mathieu Vandorpe et Jean-Michel Gutierrez. Ceux ci ayant pu compter sur  le  soutien de leur établissement et la volonté de Pôle sud de jeter des pont entre les deux bâtiments, tout proches.














En trois étapes, ce projet a démarré le 11 janvier avec l’écriture de textes par six classes de terminale. Il s’est achevé lundi et mardi, avec la restitution du travail en ateliers (voir vidéo) et une conférence-débat avec Caroline Planque. Mais il y aura sans doute des suites possibles,
comme l’enregistrements des textes "slamés".



 





vendredi 20 janvier 2017

Publication livre de Kenneth Foster


Kenneth Foster, ancien condamné à mort dont la sentence a été commuée en prison à vie en 2007,  vient de publier un nouveau recueil de poésie (en anglais) : A Voice from the killing Machine: A trilogy of poems.

 

Vous pouvez le commander sur tous les sites Amazon:

France : https://www.amazon.fr/Voice-killing-Machine-trilogy-poems/dp/1539782964/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1484913668&sr=1-1&keywords=kenneth+e+foster 


Etats-Unis :  https://www.amazon.com/dp/1539782964/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1484150122&sr=8-1&keywords=A+Voice+from+the+killing+Machine%3A+A+trilogy+of+poems

dimanche 15 janvier 2017

Pour un Japon abolitionniste

En 2016, la Fédération des associations des barreaux du Japon (JFBA) a pris position en faveur de l’abolition de la peine de mort. Cette déclaration de juristes sonne comme un véritable défi dans une société en majorité favorable à la peine capitale.
Lors d’une convention sur la protection des droits de l’homme organisée à Fukui au Japon, la Fédération des associations des barreaux du Japon (JFBA) a adopté une déclaration sur l’abolition du système d’exécution capitale.
La JFBA réunit 37 000 avocats et des professionnels du droit nippon. Elle demande que la peine de mort soit abolie avant la tenue du congrès de l’ONU sur la prévention des crimes et la justice, qui aura lieu en 2020 dans l’archipel.
Le Japon fait partie des nations qui appliquent la peine capitale, avec chaque année de nouvelles exécutions. Et, selon un sondage du quotidien Asahi, 81 % de Japonais y sont favorables.
Un climat hostile à l’abolition
On entend souvent que l’application de la peine de mort est intrinsèque à la civilisation nippone. Bien que la peine de mort ait été abolie en 724 par l’empereur Shômu(1) et qu’elle le restera jusqu’en 1156, identifier le Japon comme un pays éradiquant totalement ce châtiment laisse perplexe.
C’est qu’à travers le temps, la position de l’État japonais s’est durcie.
Pour les opposants à l’abolition, la peine de mort serait dissuasive et cette opinion s’est renforcée, en banalisant, aux siècles passés, les supplices des prisonniers. Ceux-ci étaient instrumentalisés à des fins d’exemplarité, pour, notamment, parer aux troubles sociaux de l’époque.
Certes, aujourd’hui, la cruauté de la torture exposée en place publique n’a plus lieu. Cependant, il demeure une grande opacité sur le traitement des prisonniers.
En effet, les condamnés à mort sont maintenus dans le secret. Ils ne peuvent pas communiquer avec leurs proches, les médias ne sont informés qu’après les exécutions, et personne ne peut y assister. La loi japonaise stipule que l’exécution devrait avoir lieu six semaines suivant la condamnation, mais il arrive que des condamnés, placés en isolement, vivent quotidiennement la peur de l’exécution, alors qu’ils attendent parfois de longues années dans les couloirs de la mort.
Cette situation a été dénoncée par des associations de droits de l’homme et a soulevé les inquiétudes du Conseil de l’Europe qui a envisagé de retirer au Japon son statut d’observateur.
Le rapport à la mort
De nos jours, si l’exécution capitale mobilise de plus en plus d’abolitionnistes dans le monde, c’est que la problématique essentielle du rapport à la mort et à la vie se pose, bousculant par ce questionnement les consciences qui appellent à modifier la loi.
Or, face à la civilisation nippone, le premier écueil rencontré est que, précisément, l’idée de la mort ne véhicule pas de sentiment si tragique.
Dans son étude « La mort volontaire au Japon », Maurice Pinguet(2) fait observer que cette perception vient de ce que la pensée japonaise est fondée sur l’immanence et non sur la transcendance à partir de laquelle la pensée occidentale peut élaborer un raisonnement téléologique.
C’est dans cet esprit, par exemple, que Ingmar Bergman(3), montre dans le film Le Septième Sceau la scène d’un chevalier jouant aux échecs avec la mort, laissant au chevalier seul la volonté de retarder l’échéance.
Inversement, la filmographie épique de Kurosawa(4) est composée de protagonistes dont les actes manifestent des enjeux sociétaux sans pour autant établir la prééminence du destin strictement individuel. Même représentée, la transgression par l’acte héroïque s’exprime dans un déploiement de force vitale probablement héritée de la puissance de combat inspirée des samouraïs. Comme si l’aristocratie exaltée dans l’art du combat transmis dans les récits sur les samouraïs reléguait l’existence humaine individuelle à une place toute relative.
De son côté, l’ouvrage de Ruth Benedict(5) Le Chrysanthème et le sabre décèle une autre caractéristique de la structure mentale japonaise. Il ressort que la pensée et le comportement japonais sont construits aussi sur l’idée de « remboursement » de ce que l’on doit et qu’il existe des contreparties auxquelles tout Japonais devra s’acquitter par honneur et par devoir. Cette contrepartie fut-elle sans limite.
Cette composante, son corollaire la punition et le syllogisme politico-sociologique qui aboutit à supprimer la vie humaine d’un coupable pour préserver le collectif ne seront pas une aide pour l’argumentaire abolitionniste.
Le droit suprême de l’être humain
Toutefois, la ratification par le Japon du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels en 1979 rappelle que les garanties juridiques des droits de l’homme ont fini, même au prix de luttes ardues, par progresser.
Lors de la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, c’est Peng-Chung Chang(6), un universitaire chinois participant aux travaux de la Déclaration qui parvient, grâce à ses talents de diplomate, à faire concilier la vision asiatique et occidentale de ces questions.
L’universalisme, fondement de la Déclaration, ne peut exclure l’un de ses droits au motif qu’il serait l’expression d’une culture différente, la culture étant elle-même l’émanation d’une humanité. Par ailleurs, affirmer l’idée que l’être humain est « un », c’est reconnaître son indivisibilité donc discréditer un seul de ses droits, c’est les discréditer tous, en opérant une dichotomie incohérente.
Au XXIe siècle on ne saurait dénier, selon la définition même des Nations unies le droit suprême de l’être humain, qui est « le droit à la vie », dans un Japon qui exerce la démocratie par le respect des institutions représentatives mises en place et la reconnaissance aux droits de chacun tels que proclamés par l’Assemblée générale des Nations unies.
http://www.epochtimes.fr/pour-un-japon-abolitionniste-22518.html

mercredi 4 janvier 2017

La Géorgie, championne 2016 des exécutions

(Associated Press) Atlanta - La Géorgie a exécuté neuf condamnés en 2016, soit pratiquement la moitié des 20 détenus qui ont été exécutés aux États-Unis pendant l'année.

Il s'agit du plus grand nombre de condamnés jamais exécutés en une seule année en Géorgie, depuis que la Cour suprême a autorisé la reprise des exécutions il y a 40 ans.

Le Texas arrive en deuxième place avec sept exécutions, le nombre le plus faible dans cet État depuis 1996. Deux détenus ont été exécutés en Alabama, un en Floride et un au Missouri.

Neuf exécutions sont prévues au Texas pendant le premier semestre de 2017, mais on ne sait pas combien d'entre elles se concrétiseront.

Exécutions de condamnés à mort au plus bas depuis 1991 aux USA

AUSTIN, Texas (Reuters) - Vingt condamnés à mort ont été exécutés en 2016 aux Etats-Unis, soit le chiffre le plus bas enregistré dans le pays depuis 1991, et les tribunaux ont également prononcé nettement moins de condamnations à mort cette année, indique une étude du Death Penalty Information Center publiée mercredi.

Si 31 Etats du pays pratiquent toujours la peine capitale, seuls cinq d'entre eux ont procédé à des exécutions cette année, dont neuf en Georgie et sept au Texas.

Pour ce qui est des condamnations à mort, les tribunaux ne devraient en prononcer que 30 cette année, du jamais vu depuis le rétablissement du caractère constitutionnel de la peine de mort en 1976 par la Cour suprême. A titre de comparaison, 315 condamnations à la peine capitale avaient été prononcées en 1996.

"L'Amérique est au coeur d'un changement majeur concernant la peine capitale", estime Robert Dunham, directeur du centre d'information sur la peine de mort et auteur du rapport.

Deux facteurs expliquent ce recul. En premier lieu, du point de vue du droit, les Etats pratiquant encore la peine de mort doivent faire face à un nombre croissant de recours juridiques.

Leurs difficultés à se procurer les substances chimiques utilisées pour les exécutions par injection entrent aussi en ligne de compte.

Pour des motifs éthiques, plusieurs groupes pharmaceutiques européens refusent depuis plusieurs années de vendre des produits létaux. En mai dernier, Pfizer, premier groupe pharmaceutique américain, a pris des mesures similaires afin de s'assurer qu'aucun de ses produits ne soit utilisé dans des injections létales.

MUMIA gagne son procès pour se soigner !



La justice fédérale fait injonction immédiate à l’Administration pénitentiaire de soigner Mumia Abu-Jamal
Hier en fin d'après-midi, le Juge Fédéral Mariani a ordonné à l’Administration pénitentiaire de Pennsylvanie d'accorder immédiatement à Mumia Abu-Jamal le traitement contre l'hépatite C dont il souffre, justifiant sa décision en ces termes « les contraintes budgétaires ne peuvent pas l’emporter sur la garantie constitutionnelle de soins médicaux adéquats ».
Ainsi, un an et demi après une hospitalisation suite à un coma diabétique qui faillit être fatal et des séquelles extrêmement douloureuses, les mobilisations dans le monde entier et les batailles juridiques ont eu raison de l’inhumanité de l’Administration. Par la voix de Bret Grote de l'Abolition Law Center et celle de Maître Robert Boyle, la défense de Mumia  s’est félicitée de « cette grande victoire remportée par les milliers de gens qui ont soutenu Mumia et sans lesquels on ne pouvait imaginer gagner ». Cela a exigé deux procès, des milliers d'heures à rédiger des motions, à interpeler l’Administration par des rassemblements, des manifestations, des coups de téléphone, des mails et des pétitions ».
Gagner ce jugement était un enjeu majeur car il fallait apporter la preuve que tout retard de traitement causerait des dommages irréversibles pour Mumia et les 6.000 prisonniers de Pennsylvanie souffrant  d'hépatite C et qui n’étaient pas soignés. Selon Bret Grote, c'est la première fois qu’aux Etats-Unis, une Cour fédérale oblige la pénitentiaire à faire bénéficier les prisonniers des nouveaux médicaments mis sur le marché pour éradiquer cette grave maladie.
En août dernier, lorsque que le Juge Mariani rejeta la première requête, l’inquiétude fut grande. La colère redynamisa toutefois la mobilisation à l’exemple des 130.000 dollars collectés par les soutiens du monde entier pour la poursuite de la bataille judiciaire et les soins médicaux dont Mumia avait besoin.
Le Collectif français des soutiens à Mumia, par ses initiatives et celles des nombreuses organisations qu’il rassemble, se félicitent d’avoir contribué à cette victoire du droit au respect de la vie humaine. 
Une pause de la mobilisation ne saurait toutefois être de mise car l’Administration pénitentiaire va vraisemblablement interjeter appel. Il nous faut donc maintenir la pression. C’est la raison qui justifie le rassemblement à Paris chaque premier mercredi du mois à proximité de l’ambassade des Etats-Unis pour qu’enfin Mumia soit soigné et libéré ... Pour plus d’informations : www.mumiabujamal.com



Message de Noëlle Hanrahan (directrice de Prison Radio) aux soutiens français de Mumia
« Le courrier que reçoit Mumia vient presque qu’exclusivement de France. Ces lettres et cartes sont pour lui un grand soutien et une source d'inspiration. Il me l'a dit lors de ma dernière visite et j'ai vu les boîtes dans sa cellule. C'est vraiment très important pour lui et c'est impressionnant. Juste une remarque : il vous demande d'écrire votre adresse très lisiblement, en caractères d'imprimerie si possible. Autant qu’il le pourra, en temps surtout en argent, il vous répondra ».
 
COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"
rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques
MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

dimanche 1 janvier 2017

ONU : soutien renouvelé à la résolution en faveur d'un moratoire sur les exécutions


L’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une très large majorité le 19 décembre 2016 sa sixième résolution demandant un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine capitale. Le soutien constant à cet appel laisse à penser que ce n'est plus qu'une question de temps avant que la peine capitale ne soit reléguée dans les livres d'histoire. Une majorité écrasante d'États membres de l'ONU est en faveur de la résolution du 19 décembre. Sur les 193 États membres de l'ONU, 117 ont voté en faveur de la proposition. Seuls 40 États ont voté contre et 31 se sont abstenus.
Une majorité écrasante d'États membres de l'ONU a pesé de tout son poids en faveur de la résolution du 19 décembre. Sur les 193 États membres de l'ONU, 117 ont voté en faveur de la proposition. Seuls 40 États ont voté contre et 31 se sont abstenus.
La résolution, proposée par 89 États membres de l'ONU à l'initiative de l'Argentine et de la Mongolie, est un instrument important doté d'un poids politique considérable, qui présente explicitement la peine de mort comme une préoccupation mondiale en matière de droits humains. Son texte contient également des appels forts à destination des pays qui continuent de recourir à la peine de mort, leur demandant notamment de réduire le nombre d'infractions passibles de ce châtiment et d'accroître la transparence quant à son utilisation, en rendant publiques les informations sur toutes les exécutions prévues et en respectant une procédure de recours en grâce équitable et transparente.
Depuis 2007, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté six résolutions appelant à instaurer un moratoire mondial sur la peine de mort, et chacune suscite une adhésion plus forte à chaque fois. Cela a généré une nouvelle dynamique en matière de mobilisation contre la peine de mort, 13 pays l'ayant abolie pour tous les crimes depuis 2007 et deux – la Guinée et la Mongolie – se rapprochant de plus en plus de l'abolition totale.
https://www.amnesty.fr/peine-de-mort-et-torture/actualites/onu-soutien-renouvele-resolution-en-faveur-moratoire-peine-de-mort

Lutte Pour la Justice vous adresse ses meilleurs vœux pour 2017 et remercie toutes celles et ceux qui rendent possible ses actions pour une justice plus humaine.
Gratitude à vous tous !

Belle et heureuse année !

jeudi 24 novembre 2016

Film documentaire Mumia "Toute ma vie en prison"




AU CINEMA LA CLEF VENDREDI 9 DECEMBRE 2016 À 19H30

Cinéma La Clef 34 rue Daubenton 75005 Paris / Métro : Censier-Daubenton
9 décembre 1981 – 9 décembre 2016, 35ème anniversaire de l’arrestation de Mumia Abu-Jamal : Projection du film documentaire sur l’affaire Mumia Abu-Jamal « Toute ma vie en prison » de Marc Evans. La projection sera suivie d’un débat avec des représentants du Collectif français « LIBERONS MUMIA ! »