dimanche 22 novembre 2009

Iran : les pendaisons se poursuivent

Iran Human Rights, le 21 novembre 2009 : trois hommes ont été pendus en public dans la ville iranienne d’Isfahan, a rapporté l’agence de presse gouvernementale Fars jeudi 19 novembre.

Selon la dépêche, les hommes avaient été condamnés pour le viol d’un adolescent.

Aucun nom, date exacte ou lieu des exécutions n’étaient mentionnés dans la dépêche.

Iran Human Rights enquête sur les détails de ces exécutions.

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Iran Human Rights, le 18 novembre 2009 : un homme a été pendu à la prison de Bojnord (dans le nord-est de l’Iran) selon une dépêche de l’agence de presse gouvernementale ISNA publiée aujourd’hui.

D’après la dépêche, l’homme âgé de 23 ans et dont l’identité n’a pas été communiquée, a été condamné pour vol et viol. Aucune autre information quant à l’heure exacte de l’exécution n’a été rapporté dans la dépêche.

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Iran Human Rights, le 19 novembre 2009 : selon l’agence de presse gouvernementale Fars, 30 personnes ont été exécutées pendant les 8 derniers mois dans la ville d’Ahwas, capitale de la province iranienne du Khuzestan.

Citant Davoud Sadeghi, porte-parole de la justice pour la province du Khuzestan, la dépêche indique : "depuis le début de la nouvelle année iranienne (le 21 mars), 13 personnes condamnées à mort pour trafic de drogue ont été exécutées à Ahwaz." Et d'ajouter : "Trois autres personnes, condamnées à mort pour Moharebeh (guerre contre Dieu, expression utilisée pour décrire l'opposition au gouvernement), une personne condamnée pour attaque à main armée et 13 autres condamnés à mort ont été exécutés."

La dépêche ne fournit aucune information concernant l’identité des suppliciés ou la date des exécutions dans la province du Khuzestan depuis mars 2009.

D’après les dépêches publiées par les médias iraniens et collectées par Iran Human Rights, 10 personnes ont été exécutées depuis mars 2009 dans la province du Khuzestan.

Mahmood Amiry-Moghaddam, porte-parole d’Iran Human Rights, a déclaré : "le fait que seulement un tiers des exécutions dans la province du Khuzestan aient été rapportées par les médias iraniens démontre que le nombre réel des exécutions est bien plus élevé que les chiffres officiels publiés par les médias ou par les associations de droits de l’Homme".

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Iran Human Rights, le 17 novembre 2009 : trois personnes, dont une femme, ont été pendues à la prison d’Isfahan (dans le centre de l’Iran) tôt ce matin du 17 novembre 2009, selon une dépêche du quotidien iranien Kayhan.

D’après la dépêche, les suppliciés sont Vahid Sh. (35 ans) condamné pour avoir acheté 143 grammes de crack, Rasoul T. (âge non-communiqué) condamné pour avoir stocké 2 kilos de crack et Begam P. (femme, âge non communiqué) condamnée pour consommation de drogue et pour avoir dissimulé 500 grammes de crack dans son estomac.

Selon les informations rassemblées par Iran Human Rights, au moins 12 personnes, dont une femme, ont été exécutées ces deux dernières semaines en Iran.

Source : Iran Human Rights, 22 novembre 2009

L'ONU dénonce les violations des droits de l'Homme en Iran

L'ONU dénonce des "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran, suite à la répression ayant suivie la dernière élection présidentielle.

Une commission de l'ONU a dénoncé, vendredi 20 novembre dans une résolution les "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran, notamment lors de la répression des manifestations ayant suivi la dernière élection présidentielle. Le texte devrait être adopté prochainement par l'Assemblée générale de l'ONU.

Le soutien à l'Iran diminue

La résolution non contraignante, présentée par le Canada, a été votée par 74 voix contre 48 par la commission plénière des droits de l'Homme de l'Assemblée générale où siègent les 192 Etats membres de l'ONU. Le soutien à l'Iran a ainsi légèrement diminué depuis l'an dernier, lorsqu'une résolution similaire avait été adoptée par 70 voix contre 51. L'Arabie saoudite, qui avait voté "non" en 2008, a voté "oui" cette année, volte-face interprétée comme exprimant l'irritation de Riyad aux événements du nord-Yémen voisin où l'Iran est soupçonné de soutenir une rébellion chiite dans un conflit qui déborde en territoire saoudien.

Condamner harcèlement et torture

La résolution exprime la "profonde préoccupation" de la commission devant les "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran. Elle mentionne tout particulièrement "la réaction du gouvernement à la suite de l'élection présidentielle du 12 juin et la multiplication concomitante des atteintes aux droits de l'homme". Celles-ci comprennent notamment des "actes de harcèlement, d'intimidation et de persécution", mais aussi "le recours à la torture et aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, y compris la flagellation et l'amputation."

Résolution d'inspiration occidentale

L'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazaee, a vivement protesté contre la présentation de cette résolution par le Canada, qu'il a accusé de révéler ainsi "ses mauvaises intentions" et son désir "de promouvoir des objectifs politiques étroits". Généralement soutenu par les pays musulmans et certains ténors du mouvement des non-alignés comme l'Inde, l'Indonésie, Cuba et le Venezuela, Mohammad Khazaee a dénoncé le recours d'inspiration occidentale aux résolutions ciblant spécifiquement un pays, affirmant que ce sont toujours les pays en développement qui en font les frais. "Aucun gouvernement, pas même le mien, ne peut prétendre à la perfection" en la matière, a-t-il dit, dénonçant "l'instrumentalisation à des fins politiques du concept des droits de l'homme".

Source : NouvelObs.com, 22 novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009

Le Texas exécute Robert L. Thompson malgré l'appel à la clémence de la Commission des Grâces

Robert Lee Thompson, 34 ans, a été exécuté par injection létale hier, jeudi 19 novembre 2009, dans la prison de Huntsville, Texas, quelques minutes seulement après que le gouverneur Rick Perry ait refusé de suivre les recommandations de la Commission des Grâces de l'Etat (Texas Board of Pardons and Paroles) lui demandant de commuer la sentence de mort en condamnation à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

La Commission des Grâces du Texas, qui ne possède qu'un pouvoir consultatif et dont les membres sont nommés par le gouverneur, n'est pas connue pour le laxisme de ses décisions. Jusqu'à présent, la Commission n'a rendu que quatre recommandations invitant à la clémence ; seules deux commutations ont été acceptées par le gouverneur. En 2004, Rick Perry avait déjà refusé de valider l'avis de la Commission en autorisant l'exécution de Kelsey Patterson, un détenu souffrant de graves troubles mentaux.

Rick Perry, élu de droite déjà mis à mal à l'échelon national par l'affaire Cameron Todd Willingham et le scandale de la juge Sharon Keller ("Mes bureaux ferment à 5 heures !"), a donc décidé de ne pas entraver l'exécution de Robert Lee Thompson, condamné à mort en vertu de la Loi des Parties (Law of Parties) alors que son co-accusé, Sammy Butler, l'auteur du coup de feu mortel dans cette affaire, était condamné à une peine de détention à perpétuité avec possibilité de libération conditionnelle.

M. Thompson est le 23ème condamné exécuté cette année au Texas, le 446ème depuis le rétablissement de la peine de mort dans cet Etat le 7 décembre 1982, et le 207ème depuis l'élection de Rick Perry au poste de gouverneur en 2001.

Robert Thompson est le 48ème condamné exécuté cette année aux Etats-Unis et le 1 184ème depuis le rétablissement de la peine de mort en janvier 1977.

Source: LPJ, 20 novembre 2009

Texas : exécution de Danielle Simpson

HUNTSVILLE, Texas — Un meurtrier condamné qui avait demandé à être exécuté mais avait changé d'avis ces dernières semaines, a été mis à mort mercredi au Texas.

Danielle Simpson, âgé de 30 ans, a reçu une injection mortelle mercredi soir pour avoir kidnappé et assassiné Geraldine Davidson, 84 ans. L'ancienne enseignante avait été enlevée il y à près de dix ans lors du cambriolage de son domicile au sud-ouest de Dallas, Texas.

Avant d'être exécuté, Simpson a déclaré qu'il aimait sa famille et qu'elle allait lui manquer, avant de dire qu'il était prêt.

Un tribunal avait jugé Simpson mentalement apte à renoncer à ses pourvois en appel. Le condamné avait ensuite fait volte-face, en demandant à ses avocats de le sauver de la peine capitale.

Simpson est le 22ème condamné exécuté cette année au Texas.

Source : Associated Press - AP et LPJ, 19 novembre 2009

La Russie prolonge le moratoire sur la peine de mort

La Cour Constitutionnelle a prolongé le 19 novembre le moratoire sur l'application de la peine de mort en Russie jusqu'à ce que la Douma d'Etat se prononce sur le Protocole 6 de la Convention européenne sur l'abolition de la peine capitale.

La Cour a estimé que l'introduction des cours d'assises dans la totalité du territoire de la Russie à partir du 1er janvier 2010 n'autorise pas pour autant la prononciation de telles sentences.

La peine de mort n'est plus appliquée depuis le le 2 février 1999, la justice instaurant alors un moratoire jusqu’à l’existence de jurys populaires.

Source: Courrier International, 20 novembre 2009

mercredi 18 novembre 2009

Exécution d'un condamné aux Etats-Unis sur la chaise électrique

Un homme condamné pour meurtre, Larry Elliott, a été exécuté sur la chaise électrique, jeudi 18 novembre, en Virginie, un des rares Etats américains laissant aux condamnés le choix de leur mode d'exécution.

C'est la première exécution par chaise électrique depuis une précédente en juin 2009 en Caroline du Sud. Agé de 60 ans, Larry Elliott a choisi de mourir sur la chaise électrique, chose très rare depuis la généralisation des exécutions par injection mortelle dans les 35 Etats où la peine de mort est légale, parce que cette méthode est en principe plus douce et moins douloureuse pour les condamnés.

Cet homme blanc a été condamné à mort pour le meurtre en 2001 d'une femme de 25 ans et condamné à la prison à vie pour celui de l'homme de 30 ans avec qui elle partageait sa vie.

Selon la presse locale, il avait connu les victimes via une femme avec laquelle il avait une relation amoureuse sur Internet et qui avait des problèmes de garde d'enfants avec son ex-mari, l'une des deux victimes. Mais l'arme n'a jamais été retrouvée et Larry Elliott a toujours clamé son innocence.

La Virginie est, après le Texas, l'Etat américain comptant le plus d'exécutions à son actif depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976. Elliott est le troisième condamné à être exécuté depuis le début de l'année dans cet Etat et le 105e depuis 1976.

Source : Lemonde.fr, 18 novembre 2009

Ohio : nouveau protocole d'exécution par injection létale

WASHINGTON — L'Etat de l'Ohio, où un condamné à mort a subi récemment une spectaculaire exécution ratée, va changer la façon dont il met à mort ses condamnés, optant pour l'injection d'un seul produit mortel au lieu de trois, selon une motion déposée vendredi par le procureur de l'Etat.

"D'abord, l'Ohio n'utilisera plus le protocole d'exécution contenant trois produits. A la place, l'Ohio va utiliser une injection mortelle ne comprenant qu'un seul produit chimique, le thiopental sodium, en quantité suffisante pour causer la mort (...)", explique le procureur de cet Etat du nord des Etats-Unis, Richard Cordray, dans sa motion devant un tribunal fédéral.

L'Ohio n'utilisera plus qu'un seul puissant anesthésiant, abandonnant les poisons paralysant le système musculaire et bloquant le coeur.

"Ce produit sera injecté par intraveineuse au condamné. Ni bromure de pancuronium, ni chlorure de potassium ne seront utilisés", précise-t-il.

La quasi-totalité des Etats appliquant la peine de mort aux Etats-Unis utilisent une méthode élaborée en 1977 dans le souci d'offrir au condamné une mort paisible et rapide.

L'injection mortelle consiste traditionnellement en l'administration de trois produits: un anesthésiant puissant proche du propofol, le thiopental sodium, un curare paralysant, le bromure de pancuronium, et une surdose de chlorure de potassium qui arrête le coeur.

Mais si l'anesthésiant est mal administré, les deux autres produits sont extrêmement douloureux, comme l'ont démontré plusieurs études scientifiques ainsi qu'une série d'exécutions ratées.

Le 15 septembre dernier, un condamné de 53 ans, Romell Broom, a subi pendant deux heures en Ohio les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'Etat qui ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois.

Le directeur de la prison a finalement jeté l'éponge, reportant l'exécution puisque son équipe n'avait pas réussi à isoler une veine susceptible de supporter le cathéter par lequel l'injection mortelle est diffusée.

Romell Broom est alors devenu le premier condamné à mort à survivre à son exécution aux Etats-Unis depuis 1946. Ses avocats ont déposé des recours pour qu'il ne subisse pas deux fois la même épreuve.

La nouvelle méthode d'exécution de l'Ohio sera applicable dès le 30 novembre.

Le changement a été salué par les militants pour des méthodes d'exécution plus humaines. "L'Ohio est devenu le premier Etat appliquant la peine de mort à abandonner la pratique consistant à paralyser les condamnés avant de les exécuter. Dans la nouvelle forme d'injection mortelle, ni le produit paralysant ni le très douloureux chlorure de potassium ne seront administrés aux condamnés", a affirmé dans un communiqué la Death Penalty Clinic de la faculté de droit de Berkeley (Californie, ouest).

"C'est une étape majeure. Paralyser les condamnés avant de les exécuter pour qu'ils ne puissent pas dire qu'ils souffrent est une pratique barbare et l'Ohio doit être félicité pour l'avoir abandonnée", conclut Ty Alper, directeur de ce département qui enseigne aux futurs avocats à défendre ceux qui risquent la peine capitale.

Source : AFP, 13 novembre 2009

Le "sniper" de Washington exécuté

John Allen Muhammad, qui se fit mondialement connaître en 2002 comme le "sniper de Washington", a été exécuté mardi soir par injection mortelle en Virginie (est), ont annoncé les services pénitentiaires. Il avait terrorisé la capitale américaine en tuant au hasard 10 personnes en trois semaines.

"Je ne l'ai pas entendu prononcer un mot", a déclaré à la presse ce porte-parole, Larry Traylor, après avoir confirmé que Muhammad était mort.

La Cour suprême avait rejeté lundi le dernier recours de cet homme noir de 48 ans, condamné à mort en 2004 en Virginie pour une série de meurtres, commis entre le 2 et le 22 octobre 2002 dans la région de Washington.

Le gouverneur de Virginie, Timothy Kaine, a également refusé mardi de lui accorder sa grâce.

Muhammad se dissimulait dans le coffre de sa voiture pour abattre, au hasard, ses victimes d'une seule balle, à l'extérieur de centres commerciaux, d'écoles ou de stations-service. Une personne avait été abattue à Washington, six dans l'Etat voisin du Maryland et trois en Virginie. Trois personnes avaient été blessées.

Il agissait accompagné d'un complice, Lee Boyd Malvo, âgé à l'époque de 17 ans et qui purge aujourd'hui une peine de prison à vie.

Formé au tir d'élite dans l'armée américaine, John Allen Muhammad avait participé à la guerre du Golfe. Il souffre de maladie mentale, selon son avocat Jonathan Sheldon.

Ce dernier a affirmé que son client n'avait pas réagi quand il l'a averti lundi au téléphone de l'imminence de son exécution. Cela "ne lui a fait ni chaud ni froid, il ne m'a même pas répondu", a expliqué le juriste à l'AFP.

"Il est gravement malade mentalement, il ne fera pas un dernier discours stupéfiant et n'exprimera pas de remords", a prévenu M. Sheldon, "ce sera le même homme délirant (et) paranoïaque".

Source : Agence Télégraphique Suisse - ATS, 11 novembre 2009

Deux décapitations au sabre en Arabie saoudite

Deux Saoudiens, reconnus coupables de meurtre, ont été décapités au sabre à Taëf, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé aujourd'hui le ministère de l'Intérieur.

Khaled al-Harthy a été exécuté pour avoir tué par balles un homme à la suite d'une dispute, et Fayez al-Soubaie a été décapité pour un autre meurtre, a ajouté le ministère dans un communiqué cité par l'agence officielle Spa.

Ces décapitations portent à 62 le nombre de condamnés exécutés depuis le début de l'année dans le royaume. En 2008, 102 personnes avaient été exécutées.

Un record a été atteint en 2007 avec 153 exécutions, contre 37 en 2006.
Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue font partie des crimes passibles de la peine capitale dans le pays.

Source : AFP, 10 novembre 2009

Chine : neuf exécutions après les émeutes du Xinjiang

PEKIN — Les autorités chinoises ont exécuté neuf personnes condamnées à mort après des émeutes interethniques en juillet dans la province chinoise du Xinjiang, ont annoncé lundi les autorités locales.

"Le premier groupe de neuf personnes ayant été récemment condamnées à mort ont été déjà exécutées avec l'approbation de la Cour suprême", a déclaré à l'AFP Hou Hanmin, la porte-parole du gouvernement du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).

On ignorait dans l'immédiat quand ces exécutions ont eu lieu précisément.

Selon de précédentes déclarations du gouvernement du Xinjiang, ce premier groupe était composé de huit membres de la minorité des Ouïghours et d'un Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine.

Le mois dernier, les autorités du Xinjiang avaient prononcé neuf condamnations à la peine capitale sur un total de 21 accusés après les troubles d'Urumqi le 5 juillet.

Une flambée de violences, les pires depuis des décennies en Chine, avait embrasé début juillet Urumqi, la capitale de cette région située aux confins de l'Asie centrale et à population musulmane.

De source officielle, au moins 197 personnes avaient été tuées lors des émeutes, principalement des Hans. Les jours suivants, ces derniers s'étaient vengés, lançant des expéditions punitives contre des Ouïghours, de langue turque et musulmans.

Ces troubles avaient été immédiatement suivis de rafles massives parmi la population ouïghoure, dont des centaines de membres avaient été emmenés par la police, tandis que la machine judiciaire se mettait en route.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a établi la semaine dernière qu'au moins 43 Ouïghours interpellés, dont des enfants, n'avaient pas réapparu. Le chiffre réel pourrait être largement supérieur, selon HRW.

Les autorités ont accusé les "séparatistes ethniques" de ces violences, sans fournir de preuves. De nombreux Ouïghours se disent en revanche victimes de discrimination.

Un porte-parole du Congrès mondial ouïghour, la principale organisation des Ouïghours en exil, Dilxat Raxit, a condamné lundi les exécutions, soulignant que les Ouïghours exécutés n'avaient pas été autorisés à rencontrer leur famille.

Il a appelé le président américain Barack Obama, attendu dimanche en Chine, à aborder ce sujet avec les autorités.

"Nous espérons que Barack Obama dira clairement et ouvertement au gouvernement chinois de respecter les droits des Ouïghours et de cesser d'utiliser la méthode de la peine de mort pour les réprimer", a déclaré à l'AFP Dilxat Raxit par téléphone depuis la Suède.

"Nous regrettons que les Etats-Unis et l'Europe n'aient pas adopté de mesures effectives à l'encontre de la Chine au sujet de la peine de mort", a ajouté le porte-parole. Si ces pays "ne continuent pas à faire pression sur la Chine, d'autres Ouïghours seront exécutés", a-t-il dit.

Au Xinjiang, une partie de l'ethnie majoritaire ouïghoure dénonce la discrimination religieuse et culturelle dont elle fait l'objet sous couvert de lutte antiterroriste et la présence accrue de Hans, venus du reste de la Chine dans le cadre de la politique de développement économique de cette Région autonome située aux confins de l'Asie centrale.

Source : AFP, 9 novembre, 2009

Iran: quatre nouvelles pendaisons

Les autorités iraniennes ont exécuté par pendaison quatre trafiquants de drogue à Kerman (sud), a rapporté dimanche le quotidien Vatan Emrouz.

Les quatre trafiquants ont été pendus samedi matin dans la prison de Kerman, rapporte le journal.

Ces nouvelles pendaisons portent à 247 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'informations diffusées par la presse locale.

En 2008, 246 personnes ont été exécutées en Iran, selon la même source. Le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine de mort en Iran.

Source : AFP, 8 novembre 2009

Un saoudien décapité pour meurtre

Un Saoudien condamné à mort pour le meurtre d'un compatriote a été décapité au sabre ce matin dans la région de La Mecque, dans l'ouest du royaume, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Hasan ben Ahmed al-Qarni avait été condamné pour avoir fauché avec sa voiture Mohamed ben Ali al-Qarni, avant de lui tirer plusieurs fois dessus à l'aide d'un pistolet, en raison d'une dispute foncière, précise le ministère dans un communiqué publié par l'agence publique SPA.

Cette décapitation porte à 60 le nombre de condamnés exécutés depuis le début de l'année dans le royaume. En 2008, 102 personnes avaient été exécutées.

Un record a été atteint en 2007 avec 153 exécutions, contre 37 en 2006.

Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue font partie des crimes passibles de la peine capitale dans le pays.

Source : AFP, 7 novembre 2009

Texas : exécution de Khristian Oliver

L'Etat américain du Texas (sud) a exécuté jeudi soir par injection mortelle Khristian Oliver, 32 ans, pour un meurtre qu'il a commis au cours d'un cambriolage en 1998, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.

L'exécution a commencé à 18H10 et la mort a été prononcée 18H18 (vendredi 00H18 GMT), a précisé cette source à l'AFP.

La condamnation en 1999 de Khristian Oliver avait été particulièrement médiatisée parce que les jurés avaient appuyé leur décision sur des versets de l'Ancien Testament affirmant le principe de la loi du Talion.

Selon Amnesty international qui a défendu le jeune homme jusqu'à la fin, les jurés avaient apporté quatre Bibles à l'intérieur de la salle de délibération. L'un des jurés avait lu un passage à haute voix: "Et s'il le frappe avec un instrument en fer, de telle sorte qu'il meurt, c'est un meurtrier et les meurtriers doivent, c'est sûr, être mis à mort".

Khristian Oliver était accusé d'avoir tiré sur Joe Collins, 64 ans, et de l'avoir frappé avec la crosse d'une carabine après que celui-ci l'eut surpris avec un autre jeune homme en train de cambrioler sa maison.

Agé de 20 ans à l'époque, Khristian Oliver assure avoir répondu au tir du propriétaire qui a fait feu le premier, blessant son principal complice à la jambe. Lors du procès, celui-ci et un deuxième complice qui attendait dans la voiture, ont affirmé que c'était Khristian Oliver qui avait violemment frappé Joe Collins, ce que le jeune homme conteste.

Ils ont plaidé coupable et ont écopé de peine de prison inférieure à 10 ans.

La petite amie de Khristian Oliver, alors âgée de 23 ans et enceinte, qui attendait également dans la voiture, a de son côté été condamnée à la prison à vie.

Le ministre de la Justice du Texas n'évoque pas le tir de Joe Collins dans son communiqué retraçant les faits.

Plusieurs tribunaux ont reconnu que les jurés avaient agi de manière non constitutionnelle mais n'ont pas néanmoins commué la peine ou ordonné l'organisation d'un nouveau procès. La Cour suprême a refusé en avril 2009 de se saisir du dossier.

Khristian Oliver est le 20e homme à recevoir l'injection mortelle cette année au Texas, état du sud des Etats-Unis qui détient tous les records en la matière avec 443 exécutions depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.

Cinq autres condamnés texans doivent recevoir l'injection mortelle d'ici à la fin du mois de décembre.

Source: AFP, 6 novembre 2009

Arabie saoudite : un homme condamné à la décapitation et à la crucifixion

Un jeune homme de 22 ans a été condamné en appel en Arabie saoudite à la décapitation et à la crucifixion pour le rapt et le viol de cinq enfants. Une de ses victimes, âgée de trois ans, a été retrouvée morte dans le désert de Haël.

L'homme, baptisé le "violeur d'enfants", avait été arrêté par la police sur la foi du témoignage d'un enfant de sept ans qu'il avait tenté de violer. Il kidnappait ses victimes dans les cités résidentielles ou en leur proposant de les conduire à l'école.

Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue font partie des crimes passibles de la peine capitale en Arabie saoudite. Le supplicié est parfois crucifié après son exécution.

Cette année, 56 personnes ont été exécutées dans le royaume.

Source : Agence Télégraphique Suisse - ATS, 3 novembre 2009