Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

lundi 21 juin 2021

Décès de David Lynn CARPENTER (couloir de la mort au Texas)

  


PUISSE DAVID L. CARPENTER REPOSER EN PAIX...  

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de David , ce 18 juin au matin, à l’hôpital, suite à de graves problèmes de santé qui ne furent jamais pris au sérieux par la médecine carcérale.

LPJ a soutenu David depuis la première heure lors de son arrivée dans le couloir de la mort en 1999. Il a survécu, s’est battu depuis 22 ans et deux mois à l’enfer carcéral.

Il a toujours fait face, avec courage, aux souffrances endurées pendant ces longues années d’isolement, clamant son innocence depuis sa mise en accusation en 1998.

Grâce à vous tous, qui lui avez prodigué de l’aide, du soutien et de l’amitié, il s’est battu jusqu’à la fin.

Beaucoup ont trouvé en David, un ami, un frère, un confident, un fils, un neveu. La gentillesse le caractérisait. Les échanges furent riches et resteront gravés à jamais pour beaucoup.

 David aura touché beaucoup de vies sur son chemin.  Il était, au cours de cette longue période, le frère, le fils, le neveu, l'ami et le confident. Les échanges furent riches, parfois houleux lorsque les avis divergeaient mais resteront gravés à jamais pour tous.

 A l’aube de ses 54 ans, il est délivré de cet endroit dénué d’humanité. Un endroit où l’on traite les êtres humains comme des matricules, des moins que rien !

David aurait aimé être libéré pour retrouver ses proches et les soutenir enfin. Quel destin ! Quel gâchis ! Nous pensons à sa maman, son frère, sa famille et à tous ses amis qui l'ont soutenu depuis si longtemps. Merci à vous tous pour l'amitié et le soutien que vous lui avez apportés. Il manquera à beaucoup. C’est certain. Sans vous, il aurait battu retraite depuis longtemps.

 Qu'il repose en paix à présent. Une paix bien méritée. »     

Son site: https://freedavidlynncarpenter.jimdofree.com/


vendredi 18 juin 2021

Caroline du sud : Chaise électrique ou peloton d’exécution ?

 

 

Chaise électrique ou peloton d’exécution ?

En Caroline du Sud, les condamnés à mort doivent désormais choisir entre chaise électrique et peloton d'exécution.

 Depuis dix ans, plus aucune exécution n'a eu lieu dans cet État américain, faute de produits mortels à injecter. Les élus viennent de résoudre le problème.

 En Caroline du Sud, comme dans vingt-six autres États des États-Unis, la peine capitale existe encore, même si elle n'est pratiquée que dans vingt et un d'entre eux.

Parmi ces États, certains offrent aux condamnés la possibilité de choisir la manière dont ils vont mourir. C'est le cas en Caroline du Sud, dont le gouverneur, Henry McMaster vient de signer une loi selon laquelle les condamnés à mort, faute de moyens pour être exécutés par injection létale, se voient donner le choix entre la chaise électrique et le peloton d'exécution, rapporte abcnews.

Moyenne

Si une telle démarche peut sembler particulièrement cruelle, elle n'a rien de nouveau. En effet, avant la signature de cette loi, les condamnés s'y voyaient offrir le choix entre la vieille chaise électrique (109 ans au compteur), qui avait pris du service en 1912 (avant cela, les exécutions étaient gérées par les comtés, qui pendaient les condamnés) et une injection létale.

Or les condamnés savent que cette dernière option est impossible, car l'État ne dispose pas des produits nécessaires pour la mener à bien. Trente-sept prisonniers attendent dans les couloirs de la mort de Caroline du Sud. Trois d'entre eux ont épuisé toutes leurs possibilités d'appel, et ils ont choisi d'être exécutés par injection, sachant que les autorités n'avaient pas les moyens de la réaliser. Entre 1996 et 2009, la Caroline du Sud a exécuté trois condamnés par an en moyenne. La dernière exécution a eu lieu en mai 2011, et les produits utilisés pour l'injection ont périmé en 2013. Depuis, les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent refusent de les fournir.

À lire aussi Trump approuve le retour des pelotons d'exécution et de la pendaison (24/11/2020)

Lassés par cette attente sans perspective de résolution, les élus de l'État ont donc élaboré puis voté une loi qui vient d'être signée, introduisant une nouvelle méthode pour tuer les condamnés : le peloton d'exécution. Trois autres États du pays utilisent déjà cette méthode : le Mississippi, l'Oklahoma et l'Utah. Il ne reste plus qu'à la mettre en place. Pour les partisans de cette nouvelle loi, votée à soixante-six voix contre quarante-trois à la Chambre des représentants (et approuvée par le Sénat en mars à trente-deux voix contre onze), dans la mesure où la peine de mort reste légale en Caroline du Sud, la justice se doit, face aux familles des victimes, de faire exécuter la sentence, d'une manière ou d'une autre.

Que justice soit faite, d'une manière ou d'une autre

Les Démocrates de l'État ont tenté d'y mettre un frein, en proposant des amendements qui ont été refusés, notamment la diffusion en direct de l'exécution sur internet, ou l'obligation que des députés élus soient présents sur les lieux de l'exécution. «Nous devons accepter de regarder le visage des individus dont nous votons aujourd'hui la mort», a justifié le Démocrate Jermaine Johnson.

À lire aussi Aux États-Unis, l'hypnose est encore utilisée pour condamner les criminels

Les opposants ont également évoqué l'affaire George Stinney, un adolescent noir de 14 ans exécuté en Caroline du Sud en 1944 après un procès d'une journée, à la suite du meurtre de deux fillettes, procès annulé soixante-dix ans plus tard. À la Chambre des représentants de l'État, sept Républicains ont voté contre cette loi, la plupart affirmant que moralement, ils ne voyaient pas où était la logique d'envoyer des êtres humains à la mort trois mois après avoir approuvé un projet de loi interdisant quasiment tous les avortements. «Si la chaise électrique ne vous dérange pas, alors le bûcher ne devrait pas vous déranger beaucoup non plus», s'est indigné Jonathon Hill, représentant républicain de Townville.

http://www.slate.fr/story/209207/peine-de-mort-caroline-du-sud-condamnes-choisir-chaise-electrique-peloton-execution?utm_source=ownpage&utm_medium=newsletter&utm_campaign=daily_20210519&_ope=eyJndWlkIjoiNjE1ZDg5OGQxOGUxYjJiZjZkNGFmYTg2ZTVjMDc1OTgifQ%3D%3D

 

 

mercredi 19 mai 2021

En Caroline du Sud, les condamnés à mort doivent désormais choisir entre chaise électrique et peloton d'exécution

 Depuis dix ans, plus aucune exécution n'a eu lieu dans cet État américain, faute de produits mortels à injecter. Les élus viennent de résoudre le problème.

 

En Caroline du Sud, comme dans vingt-six autres États des États-Unis, la peine capitale existe encore, même si elle n'est réalisable que dans vingt- et-un d'entre eux.

Parmi ces États, certains offrent aux condamnés la possibilité de choisir la manière dont ils vont mourir. C'est le cas en Caroline du Sud, dont le gouverneur, Henry McMaster vient de signer une loi selon laquelle les condamnés à mort, faute de moyens pour être exécutés par injection létale, se voient donner le choix entre la chaise électrique et le peloton d'exécution, rapporte abcnews.

moyenne

Si une telle démarche peut sembler particulièrement cruelle, elle n'a rien de nouveau. En effet, avant la signature de cette loi, les condamnés s'y voyaient offrir le choix entre la vieille chaise électrique (109 ans au compteur), qui avait pris du service en 1912 (avant cela, les exécutions étaient gérées par les comtés, qui pendaient les condamnés) et une injection létale.

Or les condamnés savent que cette dernière option est impossible car l'État ne dispose pas des produits nécessaires pour la mener à bien. Trente-sept prisonniers attendent dans les couloirs de la mort de Caroline du Sud. Trois d'entre eux ont épuisé toutes leurs possibilités d'appel, et ils ont choisi d'être exécutés par injection, sachant que les autorités n'avaient pas les moyens de la réaliser. Entre 1996 et 2009, la Caroline du Sud a exécuté trois condamnés par an en moyenne. La dernière exécution a eu lieu en mai 2011, et les produits utilisés pour l'injection ont périmé en 2013. Depuis, les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent refusent de les fournir.

Lassés par cette attente sans perspective de résolution, les élus de l'État ont donc élaboré puis voté une loi qui vient d'être signée, introduisant une nouvelle méthode pour tuer les condamnés: le peloton d'exécution. Trois autres États du pays utilisent déjà cette méthode: le Mississippi, l'Oklahoma et l'Utah. Il ne reste plus qu'à le mettre en place. Pour les partisans de cette nouvelle loi, votée à soixant-six voix contre quarante-trois à la Chambre des représentants (et approuvée par le Sénat en mars à trente-deux voix contre onze), dans la mesure où la peine de mort reste légale en Caroline du Sud, la justice doit aux familles des victimes que la sentence soit exécutée, d'une manière ou d'une autre.

Que justice soit faite, d'une manière ou d'une autre

Les Démocrates de l'État ont tenté d'y mettre un frein en proposant des amendements qui ont été refusés, notamment la diffusion en direct de l'exécution sur internet, ou l'obligation que des députés élus soient présents sur les lieux de l'exécution. «Nous devons accepter de regarder le visage des individus dont nous votons aujourd'hui la mort», a justifié le Démocrate Jermaine Johnson.

Les opposants ont également évoqué l'affaire George Stinney, un adolescent noir de 14 ans exécuté en Caroline du Sud en 1944 après un procès d'une journée, à la suite du meurtre de deux fillettes, procès annulé soixante-dix ans plus tard. À la Chambre des représentants de l'État, sept Républicains ont voté contre cette loi, la plupart affirmant que moralement, ils ne voyaient pas où était la logique d'envoyer des êtres humains à la mort trois mois après avoir approuvé un projet de loi interdisant quasiment tous les avortements. «Si la chaise électrique ne vous dérange pas, alors le bûcher ne devrait pas vous déranger beaucoup non plus», s'est indigné Jonathon Hill, représentant républicain de Townville.

http://www.slate.fr/story/209207/peine-de-mort-caroline-du-sud-condamnes-choisir-chaise-electrique-peloton-execution?utm_source=ownpage&utm_medium=newsletter&utm_campaign=daily_20210519&_ope=eyJndWlkIjoiNjE1ZDg5OGQxOGUxYjJiZjZkNGFmYTg2ZTVjMDc1OTgifQ%3D%3D

 

 

mercredi 24 mars 2021

La Virginie devient le premier Etat du Sud aux Etats-Unis à abolir la peine de mort

 

Cet ancien Etat ségrégationniste détient le record d’exécutions sur le sol américain.

MUMIA EST EN DANGER DE MORT !

 

MUMIA EST EN DANGER DE MORT !

 

A l’initiative du Collectif français Libérons Mumia, une réunion s’est tenue le 16 mars au siège du MRAP à Paris avec la participation de plusieurs organisations particulièrement préoccupées par la brutale dégradation de la santé de Mumia et le comportement inhumain de l’administration pénitentiaire. Il souffre en isolement à l’infirmerie de la prison avec des soins à minima et inappropriés à la gravité de son état.

Cette rencontre a été l'occasion de souligner l'urgence d'amplifier la moblisation en France pour contraindre les autorités de Pennsylvanie à mettre immédiatement un terme à ce qui relève de la torture et s'apparente à une peine de mort déguisée.

 Pour en savoir plus:

www.mumiabujamal.com