Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

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dimanche 19 juin 2016

Fonds d'urgence




Les associations SAVE et Lutte Pour la Justice lancent la création d'un fonds d'urgence afin de financer des actions d'ordre légal, en soutien à la défense de condamnés à mort aux USA.
Aidez-nous à obtenir justice!

Nous avons besoin de vous pour mener à bien cette tâche difficile: un don, même modeste nous aidera. Toute donation vous permettra d' obtenir régulièrement des informations sur nos actions.
Et à partir de 20 euros, vous pourrez devenir membre de nos associations (à votre demande).
Notre objectif est de contribuer à la défense légale des prisonniers, dont les besoins sont parfois extrêmement urgents, par exemple lorsque le délai légal pour déposer un appel est sur le point d’expirer, ou lorsque le condamné a reçu sa date d'exécution. Les exemples sont nombreux et touchent souvent à des points précis de l’enquête : expertises, tests ADN…

Le fonds d'urgence permettra également de donner aux condamnés les moyens de gérer leur travail au mieux (voir projet actuel ici http://www.save-innocents.com/fonds-urgence.html). En effet certains condamnés sont devenus des « avocats de prison » (jailhouse lawyers) car ils assistent d'autres condamnés démunis à maîtriser leur dossier afin d’organiser leur défense.

Qui sommes-nous?

SAVE est une petite structure qui existe depuis bientôt trois ans. Nous suivons les cas d'une centaine de prisonniers (soutenant parfois leur dossier). Un certain nombre ont déjà pu être innocentés, ou ont pu bénéficier d’un nouveau procès, un sursis d'exécution ou encore reçu la grâce.

LPJ est une association française créée en 1999, qui compte environ 200 membres actifs, donateurs et/ou sympathisants, et est reconnue d’intérêt général (dons déductibles d’impôts). LPJ a soutenu, ( et soutient encore) de diverses manières, plusieurs condamnés, dont certains ont vu leur peine commuée, d'autres sont en cours de révision de procès et un petit nombre a été innocenté.

SAVE et LPJ ont choisi de travailler ensemble avec pour objectif commun, l’accès à une Justice équitable. Nous sollicitons votre aide dans ce projet innovant et ambitieux. Des vies pourraient être sauvées.

Merci.
http://www.save-innocents.com/fonds-urgence.html

mardi 19 janvier 2016

« Les Pieds nus dans l’Herbe » ou l’histoire de Charles Thompson

Récit autobiographique retraçant l’évasion incroyable du couloir de la mort du Texas ainsi que des retours sur les épisodes de la vie de Charles Thompson qui l’ont amené à dériver vers ce sombre destin. (réécrit par Roger Rodriguez, auteur américain). Traduction française - 6,49 € Amazon : http://www.amazon.fr/gp/product/B01A5IGGAY Kobo/Fnac : https://store.kobobooks.com/fr-fr/ebook/les-pieds-nus-dans-l-herbe Bientôt sur Apple I-tunes Les bénéfices iront intégralement au fonds de soutien de Charles, #999306, Polunsky (Texas) Rappel  des faits (1998) : Charles a été condamné à mort suite à une rixe avec un rival amoureux qui était sous l’emprise de la cocaïne et de l’alcool, la légitime défense n’ayant pas été retenue malgré ses allégations. Une deuxième personne blessée sans gravité d’après les secours est décédée quelques jours plus tard ; l’hôpital avait été reconnu coupable dans un premier temps, mais exonéré par la suite, et ce décès a également été mis à la charge de Charles. Par ailleurs, un nouveau procès se profile,  bien que très fatigué par toutes ces années d’enfermement, Charles fonde beaucoup d’espoirs sur cet évènement et espère avoir un bon avocat pour cette étape décisive. Les Amis de Charles Thompson - asso.thompson@gmail.com

lundi 20 avril 2015

Happy Birthday Mumia ! Bon anniversaire Mumia !



MUMIA aura 61 ans vendredi prochain 24 avril.

33 ans passés en prison, dont 30 dans l’enfer du couloir de la mort ! Autant d’années de souffrances et aujourd’hui gravement malade.

L’exigence immédiate de soins médicaux par des spécialistes indépendants et de sa libération sans condition est désormais entre les mains de Thomas Wolf, le Gouverneur de Pennsylvanie. Sachez que des marches auront lieu à Philadelphie et à New-York en fin de semaine (voir la pièce jointe) pour soutenir cette exigence à l'occasion du 61ème anniversaire de Mumia.

Nous vous invitons à envoyer une carte d’anniversaire à Mumia en l’assurant de votre soutien et en lui souhaitant une meilleure santé.
Ecrivez en français et envoyer votre carte sous enveloppe affranchie avec deux timbres au tarif prioritaire à l'adresse suivante :

Mumia Abu-Jamal / AM 8335
SCI Mahanoy
301 Morea Road
Frackville, PA 17932
USA

samedi 7 mars 2015

Aider nous à sauver Charles Mamou!

Charles Mamou, condamné à mort au Texas et son avocat Richard Ellis- un avocat compétent et sérieux- ont besoin d'une aide financière urgente afin de mener une expertise balistique pour laquelle le juge refuse de donner des fonds. Il leur faut trouver avant la fin mars 5000$ minimum ( un peu plus de 4500 euros) faute de quoi la défense de Charles, lors de son prochain passage au tribunal sera moins efficace et risque de faire la différence. Cette somme parait importante pourtant si vous êtes assez nombreux à nous lire et à faire un geste même minime....nous pourrons sans doute y arriver!
 Qui est Charles:
Père de famille - 5 filles- qui a  toujours pris soin des siens même si les chemins qu'il a empruntés n'ont pas toujours été les bons.   A 21 ans, sous le poids de ses responsabilités familiales, il s'est engagé dans le commerce de la drogue. Le 6 décembre 1998, une affaire entre trafiquants tourne mal. Charles Mamou en fait partie. Il est accusé du kidnapping et du meurtre de Mary Carmouche, qui était assise à l'arrière d'un des véhicules présents sur la scène du crime.  Charles Mamou a toujours maintenu son innocence dans ce meurtre. Jusque là, il n'avait aucun casier judiciaire pour crime violent. Son dossier repose sur un seul témoignage, selon lequel Charles Mamou aurait avoué le meurtre. Selon son avocat Richard Ellis, la Partie Civile a pu le faire condamner grâce à une expertise scientifique relevant de la pseudo-science ("junk science"). L'expert qui a réalisé l'expertise à l'époque a depuis été également discrédité.

J' ai fait des erreurs, et j'en suis conscient. Quelque soit leur gravité, je reconnais toujours mes erreurs (...) J' étais un fils aimant, un père prévoyant, un ami pour ceux qui me témoignaient leur amitié.(...) J' avais des rêves qui ne se réaliseront pas. (...) Il n'y a jamais eu de preuves pour me condamner. Il n'y avait aucune preuve contre moi parce que je n' ai pas fait ce qu'ils allèguent." Charles Mamou

Plus d'informations sur Charles Mamou: http://www.save-innocents.com/save-charles-mamou.html 
(traduction en français par bouton Google)
Pour aider Charles et son avocat vous pouvez aussi envoyer vos dons  à Lutte pour la Justice 216 chemin de Figarol  82170 Pompignan  ( vous recevrez un reçu fiscal ultérieurement)

mercredi 4 février 2015

Aider Rodney REED, innocent probable qui a une date d'exécution

Une campagne de soutien a été lancée pour empêcher l' exécution de Rodney Reed prévue le 5 mars 2015.
Son affaire cumule, comme beaucoup d’autres, pratiquement tous les disfonctionnements du système judiciaire américain: défense bâclée, avocats commis d’office incompétents, preuves et témoignages dissimulés à la défense par l’accusation, corruption, racisme (l’accusé est noir, la victime est blanche… et nous sommes au Texas)

Rappel de son affaire :
Rodney Reed a été condamné à mort pour le meurtre et le viol, en 1996, de Stacey Stites. La seule preuve sur laquelle a reposé la condamnation est une preuve ADN : du sperme retrouvé sur la victime ; or Rodney Reed a toujours indiqué qu’il avait une liaison avec Stacey Stites, ce qui justifie la présence de son ADN. Aucune autre preuve ne le lie au meurtre
Pendant le procès des preuves importantes qui auraient pu l’innocenter n’ont pas été présentées : ses avocats incompétents n’ont pas présenté les témoins qui pouvaient attester de la liaison, l’accusation a dissimulé des informations...
Au fil des années, de nouveaux éléments ont été découverts qui désigneraient l’ex petit ami de la victime, un ancien policier (qui est actuellement en prison pour avoir abusé d’une femme pendant sa garde à vue).
Rodney Reed a fait des demandes pour de nouveaux tests ADN sur des éléments jamais testés jusque-là (dont la ceinture qui a servi a étranglé Stacey Stites). Ces nouveaux tests pourraient prouver son innocence est sont donc indispensables.

Vous pouvez trouver plus de détail sur http://justice4rodneyreed.org/about/

Vous trouverez ci-joint un modèle de lettre à envoyer au Gouverneur ABBOTT et au Texas Board of Pardons and Paroles (par email, courrier..). N’oubliez pas d’ajouter nom, coordonnée et signature en bas de page. Vous pouvez bien sûr écrire votre propre lettre.

Gov. Greg Abbott
Office of the Governor
P.O. Box 12428
Austin, Texas 78711-2428
contact form:
 https://gov.texas.gov/contact/assistance.aspx

Texas Board of Pardons and Paroles
P. O. Box 13401
Austin, Texas 78711-3401
Email:
 bpp-pio@tdcj.texas.gov

Je joins également  la pétition qui circule. Si vous ne pouvez pas les renvoyer par courrier (ou le cas échéant par email) à la CEDP qui coordonne les actions, je peux m’en charger si vous le souhaitez (attention à la date limite, il me faudra les documents pour le 24/02 au plus tard) :
Adresse CEDP :
CEDP-Austin-
311 East 13th St.,
 Austin, TX, 78702,
USA

ou mon adresse :
Emilie ARTAUD-
Résidence Saint Laurent- Bat C-
164 cours de la Somme
33800 Bordeaux

Pour finir, si vous souhaitez envoyer une lettre de soutien à Rodney :
Rodney Reed #999271
Polunsky Unit Death Row
3872 FM 350 South
Livingston, Texas 77351

Merci d'avance de diffuser largement cette action.
Cordialement
Emilie Artaud

samedi 5 octobre 2013

ACHETEZ UN LIVRE, SAUVEZ UNE VIE


Dans le monde entier, ceux qui souffrent de la pauvreté subissent aussi l’injustice et la mort violente. Jusqu’à l’âge de 33 ans je ne m’étais jamais dit qu’un de mes amis ou un proche risquait d’être tué par le gouvernement. Je vis dans un pays où la peine capitale n’existe pas, et je ne savais pas grand-chose à ce sujet. Mais en 2001 tout a changé quand j’ai commencé à correspondre avec Gerald Marshall, détenu au Texas dans le couloir de la mort.
Gerald a changé mon point de vue sur la justice, que je percevais à l’échelle internationale. Dans ses lettres, ce gentil jeune homme ne cessait de parler de son rôle de père auprès de son fils et de ses efforts pour prouver qu’il n’avait pas tué l’homme qui avait perdu la vie lors du crime pour lequel Gerald avait été condamné à mort. Au début, je ne voulais pas me mêler du dossier, je voulais seulement lui apporter un peu d’amitié pendant le temps qu’il aurait à passer dans le couloir de la mort. Mais à mesure que j’en ai su davantage, ma position a changé.
Gerald m’a expliqué que ses co-inculpés avaient été autorisés à fabriquer une histoire selon laquelle Gerald avait agi seul et tué un homme et que l’un d’eux avait témoigné contre lui pour bénéficier d’une réduction de peine. Il y avait ce témoignage, et aussi un autre, émanant d’un informateur qui risquait d’être condamné à perpétuité. Cet indic a menti au procès de Gerald. En échange de son témoignage, il a bénéficié d’une réduction de peine et il s’est retrouvé libre, dans la rue.
L’État du Texas va exécuter Gerald Marshall s’il n’est pas défendu par d’excellents avocats.
Lorsque Gerald m’a expliqué ce qu’il en était, je me suis mise à mener ma propre enquête et à lire les comptes rendus du procès ainsi que d’autres documents. Non seulement j’ai appris que le co-inculpé et l’indic s’étaient entendus avec le ministère public, mais j’ai aussi appris que certains éléments de preuve n’avaient pas été fournis. Les avocats de Gerald n’avaient pas cherché à savoir s’il était innocent, c’est en partie à cause d’eux que Gerald a été condamné à mort pour un acte qu’il n’avait pas commis.
La situation était d’autant plus grave que Gerald avait grandi dans une famille qui ne lui apportait aucun soutien, si bien qu’il était extrêmement pauvre et qu’il a été contraint d’accepter un autre avocat commis d’office lors de la procédure en appel. Cet appel constitue sa seule chance de prouver que son procès n’a pas été équitable et qu’il est innocent. L’avocat chargé de le défendre lors de la procédure en appel n’a rien fait pour appuyer ce recours, mais a touché 25 000 dollars versés par l’État du Texas. Objectivement, les autorités ont payé cet homme pour qu’il nuise à Gerald délibérément. Quand cet avocat est mort, l’État du Texas a donné à Gerald un autre défenseur qui a un bilan d’échecs dans le cadre des procédures en appel et, visiblement, cet avocat ne fait pas le nécessaire pour Gerald, ce qui veut dire que Gerald sera exécuté si nous ne lui trouvons pas un avocat capable d’assurer sa défense.
La European Association for Human Rights, une association de bénévoles sans but lucratif, s’est assigné il y a un an l’objectif de contribuer à sauver la vie de Gerald. Dans ce but, nous acceptons les dons, nous vendons des œuvres d’art créées par des prisonniers du quartier des condamnés à mort, et nous avons récemment publié un livre intitulé 999489 – Des familles d’accueil au couloir de la mort, écrit par Gerald Marshall. On le trouve chez Amazon en Europe et aux États-Unis, en allemand, en anglais et en français. Nous espérons vendre assez de livres pour obtenir une défense efficace pour Gerald avant qu’il soit trop tard pour lui sauver la vie.
De tout notre cœur, nous vous demandons d’acheter un exemplaire de ce livre, et peut-être voudrez-vous faire un don à notre organisation pour nous soutenir dans nos efforts. Demandez à vos proches et à vos amis d’acheter ce livre, pour que Gerald soit libéré un jour et qu’il puisse être un père pour son fils. Nous vous remercions de votre soutien.
Cordialement,
Andrea Bachmann
Présidente, European Association for Human Rights (www.human-rights-association.org)

vendredi 21 juin 2013

Soutenir des condamnés à mort en soutenant LPJ

 L'ouvrage La machine à tuer a été réédité aux éditions Riveneuve (Paris). Lisez-le, offrez le...

La Machine à tuer se lit comme un roman policier. Tout y est: un petit voyou noir sorti d'un ghetto du Texas, un crime horrible, des policiers pas toujours nets, un procureur acharné qui veut être réélu et des avocats commis d'office qui en font le minimum. Le verdict: la mort.
Mais ce n'est pas un roman, c'est la réalité.
J'ai rencontré Odell par hasard en 1996. Des années d'action au sein de l'association «Lutte pour la Justice», relayée en 1998 par des centaines de personnes et par une solide équipe de défense au Texas n'ont pu le sauver.
A travers son histoire, c'est le parcours banal de tous les condamnés à mort des Etats-Unis qui est ici raconté. C'est aussi la justice nord-américaine qui est dévoilée: système compliqué qui exige des avocats et enquêteurs très pointus; système onéreux où la classe sociale et la richesse sont plus importantes que la culpabilité ou l'innocence; système faussé où ni les juges ni les procureurs ni les policiers ne sont indépendants du politique.
L'histoire est toujours actuelle malgré le vote de lois améliorant la situation, le progrès des tests ADN et l'action militante des Projets Innocence. Moins de condamnations à mort, mais plus de condamnations incompressibles à vie et ce sont les mêmes - les pauvres- qui en sont toujours les victimes.

Réédition revue et enrichie. Préface de Philip Wischkaemper, avocat pénaliste texan.

Les bénéfices de la vente iront à l'association Lutte pour la Justice et en particulier à la défense de condamnés à mort du Texas. Pour le commander: brthscl@aol.com, 16 euros frais de port compris

jeudi 17 janvier 2013


Kenneth Foster a besoin d 'aide
 
Comme vous le savez déjà, la condamnation à mort de Kenneth FOSTER a été commuée le 30 Aout 2007 en prison à vie. Depuis cette 1ère victoire, nos efforts pour le voir libre n’ont pas cessé et nous sommes maintenant à un moment crucial. Eligible pour une libération sur parole en 2036, nous devons en effet engager un cabinet d'avocats pour obtenir une libération anticipée.
 
Deux axes sont envisagés : d’un côté, une avocate travaillera sur les recours légaux encore possibles pour obtenir une réduction de peine et de l’autre une cabinet « de lobby » travaillera sur l’obtention du soutien indispensable de personnalités politiques pour présenter aux législateurs une loi aux prochaines sessions législatives. Cette loi, si elle est utilisée de façon rétroactive va nous offrir de nouvelles opportunités. Elle aura également un impact sur les « condamnations par association » et sera un 1er pas vers l’abrogation de la « Loi des Parties » (qui aujourd’hui permet encore de condamner à mort des personnes n’ayant pas tué, et n’étant que très peu impliquées dans une affaire, comme ce fut le cas pour Kenneth).
 
-       En 2009, la proposition de loi nommée « The Kenneth Foster Jr Act » a été votée par la chambre des Représentants mais n’a pas été approuvée par le Sénat (le gouverneur ayant menacé d’appliquer son droit de véto)
-       En 2011, la nouvelle proposition a été approuvée par l’ensemble des législateurs : chambre des Représentants et Sénat mais n’a pas été signée par le gouverneur.
-       Nous espérons qu’en 2013 elle sera finalement votée et signée par le gouverneur.
 
Les avocats et le cabinet avec lesquels nous avons été récemment en contact nous demandent environ 25 000 dollars pour pouvoir lancer les nouvelles actions. Les montants pourraient augmenter de façon significative selon la durée et le nombre de procédures à mener à bien.
 
Nous essayons donc maintenant de rassembler des fonds pour engager ces avocats.
Toute donation, quel que soit le montant nous rapprochera de notre objectif.
 
Si vous souhaitez soutenir Kenneth et faire une donation pour ses recours légaux, vous pouvez adresser un chèque à l’association, loi 1901, LUTTE POUR LA JUSTICE qui s’associe à cette nouvelle campagne de soutien. N’oubliez pas d’indiquer que le don est destiné à Kenneth FOSTER. Vous pouvez aussi faire un don en ligne.
Tout don effectué par l’intermédiaire de LPJ sera déductible de vos impôts !
 
Les chèques sont à libellés à l’ordre de Lutte Pour La Justice et à envoyer à :
LUTTE POUR LA JUSTICE
Colette BERTHES
216, chemin de Figarol
82170 Pompignan
 
 
Nous vous informons ou nous vous rappelons que Kenneth a été transféré. Vous pouvez lui écrire à :
Kenneth FOSTER # 1451768
Robertson Unit
12071 FM 3522
ABILENE, TX 79601
USA
 

lundi 30 juillet 2012

POUR CARVIN LYNN LEWIS


L’association « Lutte Pour la Justice Languedoc Roussillon » vous a souvent sollicités pour aider, soutenir RICKEY LYNN LEWIS ; vous avez toujours répondu présent et votre générosité nous a permis de conforter notre protégé, de l’aider financièrement dans les dédales de la procédure judiciaire si coûteuse aux Etats Unis. Ce dont nous vous remercions infiniment.

Aujourd’hui, c’est à la demande de RICKEY, que nous nous retournons une nouvelle fois vers vous. En effet, il est très inquiet pour son fils CARVIN : actuellement en prison, il doit être placé dans une institution de réinsertion (« a half-way house ») qui devrait lui permettre de trouver du travail (de jardinier, pour lequel il a fait une formation) et donc de commencer une réelle insertion sociale.
Toutefois il est totalement démuni, et rien n’est gratuit aux USA. C’est la raison pour laquelle RICKEY nous demande d’envoyer de l’argent à Carvin afin qu’il s’achète des vêtements corrects et… des outils pour pouvoir travailler : sans cela pas de travail donc pas de réinsertion.

Nous vous sollicitons donc une nouvelle fois pour nous envoyer de l’argent, pour CARVIN.
Mais, cette initiative n’entrant pas dans le champ d’application de notre association, nous le faisons à titre individuel, et non sous le logo de LPJ. Ce qui signifie qu’aucune attestation fiscale ne sera délivrée, et que l’argent sera récolté sur un compte personnel. Mais, afin d’assurer à chacun la régularité de l’opération, une copie de la facture de versement à CARVIN vous sera transmise. La liste de donations sera disponible.

AIDER CARVIN C’EST AIDER RICKEY


C’est lui permettre de calmer ses angoisses, d’avoir la sensation d’être utile à son fils (son seul lien familial proche) et donc de retrouver un peu de calme et de sérénité, si faire se peut dans sa situation.

Envoyer vos chèques libellé à l’ordre de : Bernard DUMONS à l’adresse suivante :
2 rue de l’herbe d’amour
34070 Montpellier

MERCI POUR VOTRE GÉNÉROSITE




vendredi 11 mai 2012

Jacky Hortaut et Claude Guillaumaud-Pujol ont rencontré Mumia Abou Jamal

Lundi 23 avril, dès 9 heures, nous arrivons sur le parking de la prison. Cette prison de « moyenne sécurité » selon le descriptif de l’administration pénitentiaire héberge 2.300 prisonniers. Surprise, la configuration du site et l’architecture des bâtiments ressemblent, à s’y méprendre, à la prison de SCI Greene à Waynesburg, là où Mumia a passé presque trois décennies de sa vie et où nous lui avons rendu visite à de nombreuses reprises. Peu de véhicules en dehors des espaces réservés aux gardiens. Nous sommes parmi les premiers visiteurs. Les sept membres de la délégation française pénètrent dans le hall d’accueil de la prison. Là aussi, jusqu’à la disposition du mobilier, tout est à l’identique de Waynesburg. Claude et Jacky, les visiteurs autorisés, doivent répondre aux formalités administratives obligatoires (vérification de la liste des visiteurs du jour et de leur identité) avant de rejoindre le deuxième hall d’attente où l’on se rend en passant sous un scanner, puis au détecteur de drogue. L’administration de la prison autorise le reste de la délégation à rester dans le hall d’accueil durant toute la visite. D’autres visiteurs sont assis à nos côtés. Parents, femmes et enfants attendent l’appel à se rendre dans la salle de visite. Les noms des prisonniers visités sont appelés à la criée. Celui de Mumia est prononcé, nous nous levons précipitamment pour passer un premier sas et parcourir un long couloir avant de franchir un deuxième sas pour entrer dans la salle collective de visite. Nous présentons notre permis de visite à un gardien souriant, perché sur une estrade dominant la salle. Mumia n’est pas encore là. Quelques prisonniers - jeunes, majoritairement blancs et en combinaison marron - sont déjà avec leurs parents, épouse ou compagne et parfois accompagnés de très jeunes enfants. Nous prenons place autour d’une petite table. Nos regards sont scotchés sur le sas par lequel arrivent les prisonniers. Mumia apparaît, grand, souriant à notre vue qu’il ne quitte pas tout en allant remettre un papier au gardien. Il se précipite ensuite vers nous et s’exclame d’une voix chaleureuse et en français « bonjour les amis » ! A tour de rôle, il nous étreint dans ses bras. L’émotion est si forte qu’il est difficile de la décrire précisément. Nous imaginons ce qu’ont pu ressentir, quelques semaines avant nous, sa femme, ses enfants, ses petits-enfants et ses amis en pareille situation après des décennies de séparation. C’est un moment de grande fierté et de soulagement. Et le sentiment d’un grand privilège car tant de militants de la cause aurait voulu être à notre place. Nous lui souhaitons un « Happy Birthday » pour ses 58 ans et lui transmettons de nombreux messages de la part des soutiens français, avec la certitude d’en oublier car aucune fiche de notes, pas même un papier et un crayon n’étaient autorisés à pénétrer dans la salle de visite. La discussion s’engage immédiatement. Elle durera deux heures et demi, entrecoupée d’aller-retour aux distributeurs de boissons et de sandwiches que Mumia apprécie particulièrement. A l’incontournable question « qu’est-ce qui a changé dans tes conditions d’incarcération depuis que tu as quitté le couloir de la mort » ? Sa réponse est immédiate et spontanée « tout, absolument tout » ! Et Mumia nous parle de la qualité de la nourriture, des sorties dans la cour lui permettant de marcher et de faire du sport, les discussions avec les autres prisonniers, les visites de sa famille et de ses amis … Avec les limites imposées par l’univers de l’enfermement carcéral, on sent malgré tout qu’il croque à pleines dents ce retour à une certaine vie sociale. D’autant que « Mister Mumia », comme l’appelle les autres prisonniers, est respecté, adulé et consulté par tous, au point que l’administration de la prison a fait passer le message de le laisser plus au calme lors des sorties dans la cour. Après avoir été l’une des figures emblématique du combat contre la peine de mort, le voici devenu la star de SCI Mahanoy. A notre question « ne faudrait-il pas que le directeur de la prison mette un bureau de consultation à ta disposition pour recevoir les prisonniers », Mumia répond avec humour en éclatant de rire « il me faudrait aussi une secrétaire ». Beaucoup d’échanges non stop durant les deux heures de visites : l’élection présidentielle en France et ses enjeux (nous sommes le lendemain du premier tour), l’élection américaine pour la fin de l’année, le livre de Claude « Prisons de femmes » qui vient d’être publié en France et qui nous replonge dans la brutale et souvent inhumaine réalité carcérale américaine. Mumia évoque alors la souffrance des autres, celle de ses amis de Move emprisonnés depuis 33 ans à la suite d’un procès sans preuve mais dont la seule couleur de peau en a fait des criminels. Tout comme récemment, souligne-t-il, ce jeune afro-américain tué d’une balle dans le dos par un policier blanc qui lui sera laissé en liberté. Il nous parle également de la situation des condamnés à mort, notamment de ceux de Waynesburg qu’il a quittés sans les connaître vraiment car le contact était impossible en dehors du bruit provoqué par les points qui frappait les murs des cellules voisines de la sienne. Ce signe de vie semble lui manquer. Nous profitons de l’occasion pour lui parler de l’activité du Collectif français et de ses plus récentes initiatives (40.000 timbres à son effigie déjà vendus, 1.000 exemplaires épuisés du CD dont les paroles et la musique sont sa création). Il nous demande alors de remercier de tout son cœur cet élan de solidarité à qui il doit beaucoup. Il nous demande aussi de poursuivre le combat pour sortir de l’isolement tous ces hommes et toutes ces femmes qui sont privés de liberté. En ce sens, nous lui proposons de nous engager vers le parrainage d’un condamné à mort de sa précédente prison. Immédiatement, il nous suggère de retenir le nom de Romuald GIBSON portant le matricule BQ 5220, un homme sans défense car sans moyen (nous vous en reparlerons). La visite approche à sa fin. Nous échangeons encore quelques mots sur sa situation et les initiatives auxquelles réfléchissent ses avocates pour la suite du combat judiciaire. A ce propos, nous l’assurons de la continuité de notre soutien financier tant pour sa défense que pour ses besoins personnels. Avant de se quitter, nous remettons les tickets achetés au gardien de faction nous autorisant à prendre la photo immortalisant cette rencontre. C’est un autre prisonnier muni d’un appareil appartenant à la prison qui réalise la prise de vue. Mumia nous serre fort entre ses bras. Il est presque 13 heures, on se quitte en multipliant les signes de la main. Nous retrouvons nos amis dans le hall d’accueil de la prison, impatients de nous entendre. L’émotion a gagné tout le monde. On décide alors de partir sur le champs et de parler plus tard après une dernière photo collective devant le panneau de signalisation de la prison, ce qui nous vaut des interdits verbaux de la part des gardiens qui viennent prendre la relève de leurs collègues de service le matin. On quitte Frackville sous des giboulées de neige. On parlera durant les 300 kms du retour vers Washington de cette rencontre pas comme les autres. On en parlera encore le soir à l’hôtel dans une chambre où nous nous sommes réunis autour d’une pizza et d’un verre de vin. Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, après avoir pris l’avion quelques heures après la présidence d’un bureau de vote, venait de nous rejoindre pour participer à la manifestation du lendemain. Mardi 24 avril, c’est le jour du rassemblement devant le ministère de la justice des Etats-Unis, en face du siège du FBI. Nous y retrouvons nos amis américains, dans leurs diversités d’origine et d’engagement. Par centaines, ils crient et chantent un seul mot d’ordre « Libérez Mumia » ! Les orateurs se succèdent durant plusieurs heures. Avec sa banderole en deux langues « Une seule justice pour Mumia, sa libération ! Justice for Mumia, free Mumia now ! » la délégation française est acclamée. Deux profs franciliens, en vacances aux Etats-Unis mais spécialement venus de New-York, nous ont rejoints ainsi que notre amie Michelle, une franco-américaine que nous retrouvons régulièrement le mercredi soir place de la Concorde à Paris. En milieu d’après-midi le rassemblement se transformera en manifestation jusqu’aux grilles de la Maison Blanche où nous accéderons sans entrave de la police. Le même jour des manifestations ont eu lieu à Denver, Berlin, Bruxelles, Amsterdam, Montréal, Mexico, et à Paris le mercredi 25 avril, jour du rassemblement hebdomadaire devant le Consulat des Etats-Unis … depuis 1995 !

lundi 20 février 2012

Demande d'aide- Please help! une avocate se bat au Texas

Mary FELPS, avocate, aide des condamnés à mort à Polunsky. Elle fournit une aide juridique et essaie d'améliorer les conditions de détention à Polunsky. Elle aide actuellement 5 détenus à engager des poursuites/ une action juridique contre le TDCJ ( l'administration pénitentiaire texane) pour dénoncer les conditions de détention actuelles (les choses ont nettement empiré depuis quelques années). Elle a besoin d'aide et de soutien financier pour cette action. Les frais pour chacun des 5 dossiers sont de 350 dollars. Elle a également besoin de soutien pour le "quotidien" (chaque trajet jusqu'à Polunsky lui coute 60 dollars).
Elle fait beaucoup mais il semblerait qu'elle ne sache plus comment continuer seule et sans soutien. Elle a créé une association: "Descending Eagles" (des donations peuvent être faites par paypal sur le site www.descendingeagles.org ). Elle espère des soutiens réguliers/ mensuels... ou toute aide qui pourra lui être apportée.
 Please tell all the donors that Descending Eagles needs a monthly gift of just $20 to help pay for travel and expenses to help others on death row. We are fighting for an improvement in living conditions. I am helping them with a law suit against TDCJ. We need at least the money for the filing fee which is $350 for each man and there are 5 men. I cannot do this alone. My travel costs $60 each time I go to death row. It would be wonderful if some people could put this gift in their monthly budget. My income is more limited. I do not see how I can keep doing this work without help. Please tell the potential donors that men on death row are facing even worse treatment than when Kenneth was there. Those men who need wheelchairs are being forced to crawl and are not given any means of assistance with walking. All other conditions continue to be severe.

vendredi 16 décembre 2011

Des cartes postales pour Mumia

Mumia Abu Jamal n'est plus dans le couloir de la mort. Son comité de soutien lance une campagne "cartes postales". Quelques mots  de soutien et pour ceux qui ne savent pas l'anglais voici le message dans les deux langues:
 "Après cette première victoire, le combat contre le déni de justice et pour ta libération continue ! After this first victory, the fight against the denial of justice and for your release continues ! "Merci de mettre votre carte postale *( image de votre région, ville etc) sous enveloppe avec votre adresse au dos et de l'affranchir avec de préférence deux timbres à l'effigie de Mumia ou un timbre à 0,89€ ... Si vous ne disposez pas encore de timbres de La Poste avec le portrait de Mumia, vous pouvez les commander auprès de son comité de soutien  par internet
(*) Nouvelle adresse de correspondance :
Mumia Abu-Jamal
#AM 8335
SCI Mahanoy
301 Morea Road
Frackville, PA 17932
USA

mardi 15 février 2011

Soutien à David Lynn Carpenter

Incohérences, témoignages inconsistants, pressions du procureur sur les témoins à décharges lors des poses, irrégularités, etc. Telle fut la teneur du procès de David qui l'a conduit dans le couloir de la mort le 23 mars 1999. Depuis bientôt 12 ans, David se bat accompagné de son comité de soutien de l’association Lutte Pour la Justice (comitesoutien.david@yahoo.com), de sa famille et amis pour faire éclater la vérité. Le temps passe et la survie dans cet endroit devient au fil du temps insurmontable sans l’aide de la correspondance.

Le père de David est décédé début février sans qu’il puisse le voir une dernière fois. David a pu s’entretenir avec sa mère au téléphone quelques minutes seulement. Il aimerait voir sa famille, en particulier sa mère, pour la soutenir. Il traverse une période très difficile, seul, loin de tous.

Pour l’aider dans cette épreuve supplémentaire, nous pourrions lui envoyer une carte de soutien à l’adresse suivante :

David Lynn Carpenter
#999300 Polunsky Unit
3872 F.M 350 South
Livingston Texas
77351-8580
USA

Pour un complémenent d'informations sur son dossier si vous désirez l'aider http://davidlynncarpenter.free.fr/accueilfrance_ie.htm.

Merci pour lui !