Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

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vendredi 16 janvier 2015

Après huit mois d'arrêt, l'Oklahoma exécute à nouveau

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201501/15/01-4835629-apres-huit-mois-darret-loklahoma-execute-a-nouveau.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1

Après huit mois d'arrêt, et le feu vert de la Cour suprême, l'Oklahoma, État du Sud des États-Unis, a exécuté jeudi le condamné qui devait mourir le 29 avril dernier, jour de la longue agonie d'un autre détenu.
À 19h28 (heure locale), un peu plus d'une heure après le rejet de son ultime recours par la Cour suprême, Charles Warner, 47 ans, a été déclaré mort par injection létale pour le viol et le meurtre de la fillette de 11 mois de sa compagne, a indiqué à l'AFP Jerry Massie, porte-parole des prisons de l'Oklahoma.
Au même moment, la Floride a procédé à l'exécution de Johnny Kormondy, 42 ans, pour le meurtre d'un père de famille lors d'un cambriolage. Son décès a été prononcé à 20h16 (1h16 GMT vendredi), McKinley Lewis.
En Oklahoma, l'exécution de Charles Warner avait été initialement programmée il y a huit mois, deux heures après celle de Clayton Lockett qui avait suscité un vif émoi. Lockett avait succombé dans d'apparentes souffrances 43 minutes après le début de l'injection.
Par cinq voix contre quatre, la Cour suprême a refusé d'arrêter l'exécution de Charles Warner et de se saisir de la controverse de l'injection létale.
Charles Warner et trois autres condamnés à mort de l'Oklahoma avaient demandé à la haute Cour de s'interroger sur la constitutionnalité de l'injection du midazolam, un barbiturique utilisé dans trois exécutions accompagnées de souffrances.
En 2008, la Cour suprême a décrété la méthode d'injection létale conforme à la Constitution. Mais depuis, la plupart des États n'utilisent plus les mêmes produits, en raison d'une pénurie.
Jeudi, les quatre juges progressistes de la haute Cour ont indiqué, dans un document dont l'AFP a eu copie, qu'ils auraient accordé un sursis, estimant que «les produits que l'Etat doit utiliser pour exécuter (les plaignants) méritent l'attention de la Cour».
«Tôt ou tard dans l'avenir proche, la Cour devra réexaminer la question de l'injection létale» a réagi l'avocat de Warner, Dale Baich, dans un communiqué.
«Les produits ou leur combinaison utilisés aujourd'hui pour les exécutions varient énormément entre les juridictions. Cette expérimentation a conduit à la conclusion tragique, mais prévisible de plusieurs exécutions ratées. Nous avons besoin urgemment d'instructions de la Cour sur les pratiques actuellement utilisées en matière d'injection létale».
«Nous ne saurons jamais si (Warner) a subi une souffrance intolérable pendant l'exécution. Ce que nous savons c'est que l'Oklahoma est prêt à courir le risque de violer l'interdiction constitutionnelle du châtiment cruel et inhabituel», a déclaré Alexandra Ringe de l'Union de défense des libertés (ACLU).
Les avocats ont demandé que l'Oklahoma conserve toutes sortes de preuves de l'exécution, depuis l'impression de l'électrocardiogramme, les seringues usagées, jusqu'à des prises de sang et tissus de la dépouille mortelle, au maximum deux heures après le décès.
L'Oklahoma n'a pas conduit d'exécution depuis le 29 avril 2014 et le calvaire de Clayton Lockett. L'État avait immédiatement décrété un moratoire de six mois et une révision de son protocole d'exécution. Une enquête avait établi que l'intraveineuse servant à injecter le cocktail de produits mortels avait mal été placée et insuffisamment surveillée.
La commission des droits de l'Homme de l'Organisation des États américains (OEA) avait demandé de suspendre l'exécution de Warner.
Les exécutions de Floride et de l'Oklahoma ont été conduites le jour du souvenir de Martin Luther King, qui s'était prononcé contre la peine capitale. Il s'agit des deuxième et troisième exécutions de l'année aux États-Unis.

jeudi 1 mai 2014

Demandez la clémence pour M. Charles Warner, Oklahoma


SUIVI D’ACTION de Francophones contre la peine de mort– Demandez la clémence pour M. Charles Warner, Oklahoma

OKLAHOMA– MERCI DE CONTINUER D'AGIR EN FAVEUR DE M. CHARLES WARNER : Le 29 avril au soir, l’exécution de M. Clayton Lockett s’est extrêmement mal déroulée. La violente agonie de ce dernier a duré près de 45 minutes, après l’expérimentation d'une nouvelle procédure d'injection létale jusqu’ici gardée secrète ; il a fini par succomber d’une crise cardiaque.
Cela a provoqué le report immédiat de l’exécution de M. Charles Warner, qui était prévue deux heures après celle-ci.
Information
M. Charles Warner avait reçu une date d’exécution par injection létale pour le 29 avril 2014, suite à une condamnation pour un meurtre commis en 1997.Au delà du caractère inhumain et dégradant de la peine de mort, l’exécution de M. Warner soulève des questions éthiques plus que préoccupantes puisque l’État de l’Oklahoma refuse de divulguer publiquement quels médicaments seront utilisés dans le protocole d’exécution, faisant craindre entre autres qu’aucun sédatif ne soit administré lors de l’exécution entrainant ainsi une peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant telle qu’interdite par l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et le Huitième amendement de la Constitution des États-Unis d'Amérique.Les avocats de M. Warner avaient fait appel afin de suspendre son exécution et d’exiger de l’État de l’Oklahoma qu’il rende publique le protocole d’injection létale.
Le 29 avril 2014, son exécution a finalement été reportée par le directeur de la prison qui a immédiatement décrété un report de 14 jours. Son exécution était prévue 2 heures après celle de M. Clayton Lockett, dont l’exécution s’est déroulée dans des conditions effroyables ; son agonie a duré plus de 40 minutes.
Si vous désirez intervenir en sa faveur vous devez écrire au Gouverneur ainsi qu'au Comité des Grâces dont voici les coordonnées :
Governor Mary Fallin
Office of Governor Mary Fallin
State Capitol Building
2300 Lincoln Blvd., Suite 212
Oklahoma City, OK 73105
Téléphone : 405/521-2342
Télécopieur : 405/521-3353
Courriel : info@gov.ok.gov
Formulaire de contact électronique :
https://www.ok.gov/triton/modules/formbuilder/form.php?form_id=2ab143b4bba6b0e9da3235121bf3a7ef73719541e049cc5bcddf8ed1564dac13

Oklahoma Pardon and Parole Board
First National Center
120 N. Robinson Ave., Ste. 900W
Oklahoma City, OK 73102
Téléphone : (405) 602-5863
Télécopieur : (405) 602-6437
Courriel : ronnie.ladd@ppb.state.ok.us

·Nous vous proposons le modèle de lettre suivant :
Lieu et date)
subject: Clemency for Mr. Charles Warner

Dear Governor ou Dear Members of the Oklahoma Pardon and Parole Board,
As a (votre nationalité) citizen, I think that the capital punishment is inherently cruel and unusual punishment. As the major Human Rights organizations, I oppose the death penalty in all cases without exception regardless of the nature of the crime, the characteristics of the offender, or the method used by the State to kill the prisoner.
The execution of Mr. Charles Warner was scheduled on April 29 for the 1997 death of his girlfriend's 11-month-old daughter, on the same day as Mr. Clayton Lockett who was executed in appalling conditions; indeed, he suffered in a very long agony.
 acknowledge the serious nature of the crimes of which Mr. Warner was convicted and I am not seeking to downplay the suffering caused by violent crimes.
The Department of Corrections purportedly changed the protocol without sufficient notice to the public. Moreover, Mr. Warner’s lawyers believe Oklahoma used compounded pentobarbital as the first drug in a January execution.
I emphasize that international human rights standards expect governments to work toward abolition of the death penalty, a punishment incompatible with human dignity, which carries the risk of irrevocable error and has no proven deterrent effect. The death penalty is the ultimate denial of human rights. It violates the right to life as proclaimed in the Universal Declaration of Human Rights.
For all those reasons, I respectfully urge you to commute the death sentence of Mr. Charles Warner.
Sincerely,
Nom et coordonnées complètes)


·    Nous proposons ce modèle de lettre aux personnes qui ont choisi d'utiliser le formulaire de contact électronique de la Gouverneure :

Dear Governor,
The execution of Mr. Charles Warner was scheduled on April 29, on the same day as Mr. Clayton Lockett who was executed in appalling conditions; indeed, he suffered in a very long agony.
I acknowledge the serious nature of the crimes of which Mr. Warner was convicted and I am not seeking to downplay the suffering caused by violent crimes. But I oppose the death penalty in all cases without exception regardless of the nature of the crime, the characteristics of the offender, or the method used by the State to kill the prisoner.
The Department of Corrections purportedly changed the protocol without sufficient notice to the public. Moreover, Mr. Warner’s lawyers believe Oklahoma used compounded pentobarbital as the first drug in a January execution.
International human rights standards expect governments to work toward abolition of the death penalty, incompatible with human dignity.
I respectfully urge you to commute the death sentence of Mr. Charles Warner.
Sincerely,
(Votre nom complet)
veuillez également faire parvenir une copie de cette lettre à l'ambassade américaine de votre propre pays :
Ambassade des États-Unis d’Amérique au Canada
Son Excellence M. Richard M. Sanders
Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Canada
490, Sussex Drive
Ottawa, ON K1P 5T1
Canada
Téléphone : 613-688-5335
Télécopieur : 613-688-3082
Courriel : ottawacons@state.gov

 Ambassade des États-Unis d’Amérique en France
Son Excellence M. Charles H. Rivkin,
Ambassadeur des États-Unis d'Amérique en France et à Monaco
2, avenue Gabriel
75382 Paris Cedex 08
France
Téléphone (standard) : +33 1 43 12 22 22
Télécopieur : +33 1 42 66 97 83
Puisque l'ambassadeur ne possède pas d'adresse courriel publique, merci de laisser un message sur la page Facebook de l'ambassade :
https://www.facebook.com/usdos.france

Ambassade des États-Unis d’Amérique en BelgiqueSon Excellence M. Howard Gutman
Ambassadeur des États-Unis d'Amérique en Belgique
Regentlaan 27 Boulevard du Régent
B-1000 Bruxelles
Belgique
Téléphone : (32-2) 811-4000
Télécopieur : (32-2) 811-4500
Courriel : ircbrussels@state.gov

 Ambassade des États-Unis d’Amérique en SuisseSon Excellence M. Donald S. Beyer Jr.
Ambassadeur des États-Unis d'Amérique en Suisse
Sulgeneckstrasse 19
CH-3007 Bern
Suisse
Téléphone : 031 357 70 11
Courriel : bernpa@state.gov

Ambassade des États-Unis d’Amérique du Togo
Boulevard Eyadema
2300 Lomé
Togo
Téléphone : +2282261 5470
Télécopieur : +228 2261 5501
Site internet : http://togo.usembassy.gov/

Ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali
ACI 2000
Rue 243, Porte 297
Bamako
Mali
Téléphone : +223 2070 2300
Télécopieur : +223 2070 247
Site internet : http://mali.usembassy.gov/

 

Etats-Unis : une exécution ratée qui tourne à la torture dans l'Oklahoma

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/04/30/une-double-execution-tourne-mal-aux-etats-unis_4409406_3222.html

L'Etat d'Oklahoma devait procéde, mardi 29 avril, à une double exécution pour la première fois depuis près de quatre-vingts ans. Clayton Lockett et Charles Warner devaient être tués par injection dans une prison située dans une petite ville au sud-est d'Oklahoma City.
Mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Ces deux exécutions devaient être réalisées au moyen d'un nouveau protocole qui n'avait jamais été testé. La nouvelle procédure prévoit l'injection de trois produits au condamné : un sédatif, un anesthésiant et du chlorure de potassium à dose mortelle.
REPRISE DE CONSCIENCE
A 18 h 23 (1 h 23 à Paris), le premier produit a été administré à Clayton Lockett, condamné à mort en 2000 pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, qu'il avait enlevée, frappée et enterrée vivante. Le condamné a été déclaré « inconscient » à 18 h 33. On lui a injecté les deux autres produits prévus.
Puis, trois minutes plus tard, il s'est mis à bouger, respirant très fort, serrant les dents et tentant de relever la tête. Des témoins indiquent, selon le New York Times, que l'homme a pu prononcer des mots (« man », « mec » en anglais).
Un membre de l'équipe pénitentiaire est venu tirer les rideaux pour empêcher les témoins de l'événement de voir la suite, rapporte l'agence Associated Press, dont une journaliste a donné le détail des faits sur son compte Twitter après être sortie de la salle d'exécution.
« UNE SUFFOCATION ET DES DOULEURS ATROCES »
Un médecin est venu ensuite examiner l'endroit où la piqure avait été faite et a découvert qu'une veine avait éclaté, empêchant le sédatif d'agir convenablement, selon les explications données par le directeur de l'administration des prisons d'Oklahoma, Robert Patton.
Le New York Times précise que, sans l'effet prévu du sédatif, l'injection des deux autres produits provoque « une suffocation et des douleurs atroces ». « C'était extrêmement difficile de voir ça. Ça ressemblait à de la torture », ont déclaré, à la sortie de la salle d'exécution, les avocats de Clayton Lockett. Le condamné est finalement mort d'une crise cardiaque à 19 h 06, soit près de trois quarts d'heure après le début de l'exécution.
La deuxième, initialement prévue deux heures plus tard, a été immédiatement repoussée de quatorze jours. La gouverneur de l'Etat, Mary Fallin, a demandé « un examen complet de la procédure ». Charles Warner a été condamné en 1997 pour le viol et le meurtre de la fillette de 11 mois de sa compagne.
« DANS UN CLIMAT DE SECRET ET DE DÉMAGOGIE POLITIQUE »

Ce problème intervient alors que les deux hommes avaient précisément réclamé à maintes reprises des informations plus précises sur le barbiturique mortel devant leur être injecté.
Depuis le refus des fabricants européens de fournir l'anesthésiant le plus courant, le pentobarbital, pour des exécutions, plusieurs Etats américains se trouvent confrontés à une pénurie de barbituriques et bataillent pour trouver une solution de repli, ce qui donne lieu à une multiplication des recours judiciaires. Nombre d'entre eux font appel à des préparateurs en pharmacie, qui ne sont pas homologués au niveau fédéral.
Le site d'information Mother Jones rapporte que le mélange utilisé mardi n'avait été utilisé qu'une seule fois en Floride, en 2013, et avec des doses cinq fois plus importantes, et que l'Etat d'Oklahoma, voulant rester discret sur la provenance de ces produits, n'aurait pas gardé trace de la transaction liée à leur achat.
A gauche, Clayton Lockett, à droite, Charles Warner, condamnés à mort dans l'Etat d'Oklahoma. | AP/Uncredi
Les deux condamnés d'Oklahoma avaient obtenu en mars le report de leurs exécutions, dont la procédure ne prévoyait pas initialement d'anesthésiant pour les injections intraveineuses. L'Etat d'Oklahoma avait ensuite réussi à s'
approvisionner et à changer la procédure.
Après avoir suspendu indéfiniment ces deux exécutions, le temps de résoudre cette controverse, la Cour suprême de l'Oklahoma avait estimé que les deux hommes « n'avaient pas plus le droit aux informations qu'ils demandaient que s'ils étaient exécutés sur la chaise électrique ». Ils avaient alors épuisé tous leurs appels. Leurs avocats avaient renoncé, en milieu d'après-midi mardi, à déposer un ultime recours devant la Cour suprême.
L'avocate de Charles Warner avait néanmoins fortement mis en cause la procédure mise en place.
« Ce soir, dans un climat de secret et de démagogie politique, l'Oklahoma a l'intention d'exécuter deux condamnés à mort en utilisant un nouveau protocole expérimental, dont un paralysant, qui empêche de savoir si les exécutions auront pour effet des souffrances cruelles et inhabituelles. En dépit de nos demandes répétées, l'Etat refuse encore de fournir des informations sur la source, la pureté, les tests et l'efficacité des produits qui seront utilisés. Nous ne savons même pas si les produits ont été achetés légalement », déclarait-elle avant les exécutions.
L'année 2013 a été pour la peine de mort aux Etats-Unis une année de déclin, marquée par des exécutions et des condamnations à la peine capitale à des niveaux parmi les plus bas depuis des décennies. Selon un rapport annuel du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), 39 condamnés à mort ont été exécutés en 2013 aux Etats-Unis, contre 43 en 2012. Depuis 1999 – année record, avec 98 exécutions – ce chiffre a décru de 60 %.
La peine de mort dans le monde
La peine de mort dans le monde | Le Monde.fr

mardi 31 mai 2011

Une peine infinie, histoire d'un condamné à mort

David André, journaliste et réalisateur, vient d'obtenir le prix Albert Londres, un des plus prestigieux prix de journalisme, le 14 Mai à Tunis, pour son documentaire Une peine infinie, histoire d'un condamné à mort  (2010, Amip pour France 2, 80mn).

Ce film se situe dix ans après l'exécution de Sean Sellers, en Oklahoma,  condamné et exécuté pour un triple meurtre commis alors qu'il était mineur. David André a retrouvé les protagonistes de cette affaire. et en a tiré un documentaire fort qui questionne sur l'homme, le bien et le mal, la haine, la vengeance et aussi le pardon et les remords.

La phrase d'introduction du film " La peine de mort agit comme un poison sur tous ceux qui y participent" développée tout au long du documentaire montre comment cette peine engendre d'autres peines, infinies celles là.

jeudi 24 mars 2011

Une peine infinie, ce soir, 22h50 France 2

En 1999, Sean Sellers, condamné à mort à l'âge de 16 ans, est exécuté dans l'Etat de l'Oklahoma, malgré les protestations internationales. Le réalisateur le filme dans les couloirs de la mort et rencontre, lors de l'audience du recours en grâce, la famille de ses victimes. Dix ans après la mort de Sellers, David André part à la rencontre de ceux qu'il avait filmés : le procureur, les familles, les gardiens qui ont exécuté le condamné. L'exécution a-t-elle été un soulagement ou est-elle un poids pour ceux qui y ont participé ? Le film apporte une réflexion sur la peine de mort et son application.

vendredi 15 janvier 2010

Oklahoma : Julius Ricardo Young exécuté

Julius Ricardo Young (photo), condamné à la peine capitale pour un double meurtre commis en 1993, a été exécuté hier soir, 14 janvier 2010, au pénitencier de Mc Alister, en Oklahoma.

Agé de 60 ans, Juliua Young avait épuisé tous ses recours légaux.  Malgré les déclarations d'innocence du condamné, le Comité des Grâces avait refusé à l'unanimité de recommander la commutation de sa sentence de mort en peine de détention à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Exécuté par injection létale, Julius Young a été déclaré mort à 18h27, heure locale.

Julius Young est le premier prisonnier exécuté en Oklahoma depuis le début de l'année 2010, le 92ème depuis la reprise des exécutions dans cet Etat en 1990, le 5ème aux Etats-Unis depuis le début de l'année, et le 1193ème depuis le rétablissement de la peine de mort aux Etats-unis le 17 janvier 1977.

Sources: Death Penalty News, Rick Halperin, Webmaster LPJ, 15 janvier 2010