Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

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jeudi 14 janvier 2010

Irak : onze condamnations à mort pour un double attentat

LEMONDE.FR avec AFP | 14.01.10 | 11h00 • Mis à jour le 14.01.10 | 11h07

Un tribunal irakien a condamné à la pendaison, jeudi 14 janvier, onze hommes accusés d'être impliqués dans le double attentat qui a frappé Bagdad le 19 août. "Ils ont été condamnés à mort pour le crime qu'ils ont planifié", a déclaré le président de la cour criminelle siégeant à Bagdad, Ali Abdel Sattar. Les deux attentats au camion piégé avaient visé le ministère des affaires étrangères et celui des finances, faisant cent six morts et près de six cents blessés.

Parmi les condamnés figure Salem Abed Jassem, qui a reconnu avoir reçu des fonds pour les attentats du général de brigade Nabil Abdel Rahmane, un officier de l'armée irakienne sous le règne de Saddam Hussein et qui séjourne actuellement en Syrie, selon la justice.

Deux membres du réseau Al-Qaida, Ishaq Mohammed Abbas et son frère Moustapha, sont également au nombre des condamnés à mort. Ils avaient été détenus dans le passé dans le camp d'internement de Bucca, au sud de Bagdad, géré par l'armée américaine et aujourd'hui fermé.

LA MAJORITÉ DES SUSPECTS AVAIENT TRANSITÉ PAR UN MÊME CAMP D'INTERNEMENT

Selon la police irakienne et d'anciens prisonniers, le camp de Bucca, où près de cent mille détenus avaient transité en six ans, s'est révélé être un formidable vivier pour Al-Qaida. En novembre, un haut responsable du ministère de l'intérieur avait indiqué que "les deux kamikazes ainsi que la majorité des suspects arrêtés après le double attentat du 19 août avaient été relâchés peu avant la fermeture de Bucca", en septembre.

Les autorités irakiennes avaient également arrêté onze hauts gradés de la sécurité soupçonnés d'avoir failli dans la protection de Bagdad, où les habitants avaient crié leur colère devant l'incurie du gouvernement. Le gouvernement, qui a accusé Al-Qaida et les fidèles de Saddam Hussein, avait à l'époque admis des carences dans la sécurité, notamment une négligence au niveau des barrages routiers qui a permis aux assaillants d'entrer dans Bagdad avec trois véhicules piégés.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/14/irak-onze-condamnations-a-mort-pour-un-double-attentat_1291489_3218.html#xtor=RSS-3210

mercredi 6 janvier 2010

77 prisonniers exécutés en Irak en 2009

BAGDAD — Soixante-dix-sept prisonniers condamnés pour "terrorisme" ont été exécutés en 2009, a affirmé mardi la cour suprême de justice irakienne dans un communiqué.

"Soixante-dix-sept peines capitales ont été appliquées en 2009 contre des civils dans diverses affaires", a affirmé le président de la cour, Madhat al-Mahmoud.

Selon le communiqué, ces prisonniers ont été reconnus coupables "dans des affaires liées au terrorisme" et leur peine a été appliquée en "priorité".

Dans un rapport publié fin 2009, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a indiqué que 120 prisonniers avaient été exécutés au cours de l'année écoulée. Elle a ajouté que 900 se trouveraient actuellement dans les couloirs de la mort.

Selon Amnesty, de nombreux condamnés à mort ont été reconnus coupables de meurtres ou d'enlèvements et "certains ont pu être condamnés après des procès injustes" ou des confessions extorquées sous la torture.

Le nombre d'exécution en Irak est "très élevé, l'un des plus élevés au monde", a affirmé à l'AFP Saïd Boumedouha, un porte-parole d'Amnesty international, affirmant que les chiffres donnés par l'ONG avaient été obtenus de plusieurs sources officielles.

"Nous sommes inquiets, avons appelé publiquement le gouvernement irakien a déclarer un moratoire et nous continuerons de le faire. l'ONU et l'Union européenne, ainsi que de nombreuses autres organisations ont exercé une pression pour un moratoire", a-t-il ajouté.

La peine de mort a été réinstaurée en Irak en 2004 par décret malgré de vives protestations internationales.
En 2008, l'Irak a condamné à mort au moins 285 personnes et au moins 34 ont été exécutées, selon Amnesty. En 2007, au moins 199 personnes ont été condamnées à la peine capitale et au moins 33 exécutées alors qu'en 2006, 65 personnes ont été pendues.

Les condamnés à mort sont en général pendus.

Source: AFP, 5 janvier 2010