Notre objectif est de contribuer à la défense légale des prisonniers, majoritairement des condamnés à mort, dont les besoins sont parfois extrêmement urgents (Besoin d’un nouvel avocat, expertises, tests ADN…).
Odell Barnes Jr.
L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf
Après soixante ans de moratoire, la peine de mort va de nouveau être appliquée. Le gouvernement entend ainsi se placer en conformité avec la charia.
Le 27 avril, le gouvernement des Maldives a annoncé que le pays allait mettre fin à soixante ans de moratoire au sujet de la peine capitale. Les mineurs coupables de meurtre pourront être condamnés à mort, alors que le droit international proscrit l'application de peines réservées aux adultes aux moins de 18 ans.
L'âge de la responsabilité criminelle aux Maldives est fixé à 10 ans de manière générale et à 7 ans pour certains crimes comme le vol, la fornication, la consommation d'alcool et l'apostasie, rappelle le quotidien local Minivan.
Le bureau des droits de l'homme de l'ONU a vivement condamné cette décision et appelé le pays à abroger la peine de mort. Mais le président Abdulla Yameen Abdul Gayoom a maintenu que "le meurtre doit être muni par le meurtre". La république des Maldives, dont la religion d'Etat est l'islam, entend ainsi renouer avec un des principes, jusque-là délaissé, de la charia
Nous avons le plaisir de vous présenter le documentaire: “DADDY’S GLASS HOUSE”(La maison en verre de papa), réalisé
par Samantha THORNHILL et Derek JONES.
Le film a pour point de départ, l’histoire de Kenneth
Foster Jr, ancien condamné à mort au Texas. Le projet s’intéresse à son affaire
et aux efforts actuels de ses supporters pour le sortir de la prison Texane
dans laquelle il est enfermé depuis la commutation de sa sentence en Aout 2007.
A travers son cas, le documentaire fera un état des lieux
plus large sur la peine de mort, notamment pour informer le public sur les
problématiques quasi-ignorées de la
Loi des Parties, qui l’a condamné à mort en 1997 (cette loi peut condamner à mort des femmes
et des hommes qui n’ont pas tué et qui dans beaucoup de cas ne sont que peu ou
pas du tout impliqué dans un crime). Beaucoup au Texas ou à l’extérieur,
ignorent que cette loi est constamment appliquée. On estime à une centaine, au
Texas, le nombre d’hommes et de femmes condamnés sous cette Loi des Parties et
qui sont de facto innocents de meurtre.
Traiter intimement de son histoire mettra également le
public face à des victimes souvent ignorées : les enfants des hommes et
femmes condamnés à la peine capitale. Kenneth était un jeune père quand il a
été arrêté. Sa fille n’avait alors pas un an. Elle en aura 18 fin 2013. Pendant
les années passées dans les couloirs de la mort, il l’a vu grandir à travers
une vitre, depuis « sa maison en verre », tout contact étant
impossible.
En plus de
l’affaire de Kenneth Foster, Daddy’s
Glass House va également s’intéresser à 2 autres condamnations à mort sous la Loi des Parties : celles
de Rudy Medrano et Jeff Wood, envoyés dans les couloirs de la mort du Texas
pour ne pas avoir anticipé et empêché un crime.
L’initiative de
ce projet revient à la poétesse, professeure et grande voyageuse
New-Yorkaise : Samantha Thornhill. Le titre est d’ailleurs inspiré de l’un
de ses poèmes, qui a poussé Kenneth à lui écrire.
Les prémices : pendant
l’été 2012, l’équipe du film a parcouru les Etats-Unis et l’Europe pour aller à
la rencontre des supporters de Kenneth et pour tourner les 1ères séquences de
ce projet. (de New York au Texas… de l’Angleterre aux Pays-Bas en passant par
l’Italie et la France).
http://www.youtube.com/watch?v=DrvSgji6yy0
Livre en anglais "The Darkest Hour: Shedding Light on the Impact of Isolation and Death Row in Texas Prisons by Dr. Betty Gilmore and Nanon M. Williams "
Ce livre met l’accent sur l'impact de l'isolement dans les prisons du Texas et le couloir dans la mort. Il a été écrit par le Dr Betty Gilmore et Nanon M. Williams ancien détenu du couloir mineur au moment des faits.
Il décrit les effets dévastateurs de l'isolement extrême vécue par des milliers de détenus incarcérés dans les prisons du Texas. Ce livre présente le système carcéral de cet état et met l’accent sur le couloir de la mort et l'isolement. L'impact destructeur de l’isolation et des conditions très restrictives d’incarcération sont examinés par le biais de la recherche scientifique et d’ opinion d'experts ainsi que des témoignages de prisonniers tous mineurs lors de leur condamnation.
John Dewberry, soutenu par Lutte pour la Justice,en prison à vie au Texas après être sorti du couloir de la mort, mineur au moment des faits, témoigne au cours de ce reportage. Une émission à voir.
Aux États-Unis, un Américain sur 120 est en prison. L'Amérique est aujourd'hui le pays qui incarcère le plus ses citoyens, loin devant l'Iran ou même la Chine. Voler une pizza ou fumer du cannabis peut valoir jusqu'à 80, 100 ou même 150 ans de prison, s'il y a récidive. Conséquence de cette politique ultra-répressive : des prisons surpeuplées où règne parfois une extrême violence.
Pour faire face à l'afflux de prisonniers, une nouvelle génération de pénitenciers a vu le jour. Objectif : surveiller un maximum de détenus avec un minimum de personnel. Cellules entièrement vitrées, filmées 24h sur 24 : les prisonniers ne sont presque jamais en contact avec leurs gardiens et n'ont plus aucune intimité. Même les parloirs avec les familles se font par vidéos interposées. Ces méthodes sont-elles efficaces, notamment face aux membres des gangs qui composent 60% de la population carcérale ?
Aujourd'hui, 3 000 détenus attendent dans le couloir de la mort. Bernard de La Villardière s'est rendu en Floride pour un entretien exceptionnel avec l'un d'entre eux, Anthony Mungin, condamné pour meurtre. Pour l'instant, seuls 17 états américains ont aboli la peine de mort.
Un document de Rebecca Levin, production Ligne de Front
Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/10-06-2012-etats_unis_les_prisons_de_l_extreme-2147498256.html#ixzz1wucvRf68
Iran Focus: Me Momhamad Mostafaï, avocat de plusieurs mineurs condamnés à mort, a lancé un appel pour sauver deux jeunes condamnés en attente d'être exécutés. Il a notamment sollicité un soutien financier afin de pourvoir au prix du sang des victimes. Il s'agit dans les lois du régime iranien, d'une somme versée à la famille de la victime (diyeh, "prix du sang") pour obtenir son pardon.
Trois jeunes qui ont commis des crimes alors qu'ils étaient mineurs, se trouvent actuellement dans le couloir de la mort et les efforts pour obtenir la grâce des familles des victimes ont été vains.
Safar Angouti, né le 20 septembre 1989 a causé la mort du jeune Mehdi Rezaï lors d'un rixe survenue le 25 mars 2007. Il s'était rendu à la police le lendemain du crime. Son exécution était prévue pour le 21 octobre à 4 heures du matin à la prison d'Evin à Téhéran, mais a été reporté.
Mohammad Reza Haddad, attend la mort dans la prison Adel-Abad de Shiraz (centre). Né le 17 mars 1988, il avait 15 ans au moment de son arrestation. La semaine dernière les autorités judiciaires ont communiqué au père de Mohammad Reza que le juge a rendu son verdict et le châtiment devrait être appliqué dans les jours suivants dans la prison d'Adel-Abad. D'après son avocat, il aurait été fourvoyé dans le crime par un autre prévenu et n'aurait pas participé à l'acte du crime.
Amir Amrollahin, né le 1er novembre 1989, est le troisième mineur condamné pour un crime qu'il aurait commis le 19 novembre 2005, à l'âge de 16 ans. Amir s'est rendu aux autorités après avoir causé la mort du jeune, Mohsen Kazemi, dans des circonstances qui pointent à l'absence de préméditation.
Par ailleurs, un Iranien de 21 ans, Behnoud Shojaie, condamné à mort pour un meurtre commis alors qu'il était mineur, a été exécuté par pendaison au matin du 11 octobre 2009, ont rapporté des agences de presse iraniennes.
Pour en savoir plus sur la démarche de Me Momhamad Mostafaï destinée à recueillir des fonds pour ses clients mineurs en attente de leur exécution, consultez son site ou le site de l'association stopchildexecution.com.
Please transfer your donation to the following account number:
FOR INTERNAL DONATIONS: BANK MELLI IRAN / JAMAL AL-DIN ASADABADY SQUARE BRANCH ACCOUNT NUMBER: 0205327104006
FOR INTERNATIONAL DONATIONS - except USA SAMAN BANK / SEYED JAMALEDIN ASAD ABADI BRANCH CODE 830 ACCOUNT NUMBER: 83080010732661 SWIFT CODE: sabcirthxxx
Le nombre d’exécutions en Arabie saoudite a été particulièrement important en 2008, et les premiers chiffres pour 2009 (six exécutions capitales en janvier 2009) ne laissent pas présager d’amélioration.
Le gouvernement saoudien continue d'exécuter en moyenne plus de deux personnes... par semaine.
Le processus par lequel la peine de mort est imposée et mise en oeuvre est "cruel, largement mystérieux et extrêmement injuste", écrit Amnesty International. Les juges "ont toute liberté pour agir et peuvent condamner à mort pour des chefs d'accusation non violents ou formulés en termes vagues".
De nombreux pays ont aboli la peine de mort, reconnaissant ainsi son inhérente cruauté. D'autres, qui l'ont conservée dans leur arsenal répressif, soumettent son application à des règles de droit et à une jurisprudence très strictes. Mais en Arabie saoudite, les procès sont bien souvent inéquitables, et les condamnations sont l'expression de la façon toute personnelle dont les juges interprètent des enseignements religieux...et non des textes de loi. L'Arabie saoudite n'a pas de Code pénal, pas de définitions formelles de ce qui constitue un crime, et pas de traditions reposant sur le respect de précédents juridiques.
L'Arabie saoudite est, avec l'Iran notamment, l'un des rares pays qui continuent d'exécuter des mineurs ou des mineurs au moment de la commission des faits.
En Arabie saoudite, les condamnés à mort sont exécutés avec un préavis d'une heure environ, le matin de leur supplice, c'est à dire sans que leur famille, voire leur avocat, ne soient informés de l'imminence de leur mise à mort.
En Arabie saoudite, les condamnés sont exécutés en public, par décapitation la plupart du temps. Dans certains cas, les exécutions sont suivies de crucifixions.
2004 : 38 exécutions
2005 : 90 exécutions
2006 : 39 exécutions
2007 : 158 exécutions dont 82 Saoudiens et 76 étrangers. 48 % des personnes exécutées sont des étrangers.
2008 : 102 personnes ont été décapitées. 39 % des personnes exécutées sont des étrangers.
Crimes/Actes passibles de la peine de mort :
homicide
viol
vol à main armée
banditisme de grand chemin
sabotage
trafic de drogue
sorcellerie
adultère
sodomie
homosexualité
apostasie (renoncement à l'islam), blasphème
Mode d’exécution : décapitation au sabre
Les exécutions ont lieu en public et par décapitation au sabre, aux abords des mosquées les plus fréquentées des principales villes du pays, après la prière du vendredi. La police retient les spectateurs et s’assure que personne ne prend de photos. Les condamnés, habituellement sous sédatifs, sont contraints de s’agenouiller. Ils sont encadrés par des religieux et des agents de maintien de l’ordre, et placés face à la famille de la victime.
Un représentant du gouvernement lit les accusations et le verdict. Au milieu de la lecture, le bourreau entaille la nuque du condamné avec son sabre, ce qui a pour effet de raidir sa nuque. Ensuite, le bourreau brandit son sabre au milieu des cris de la foule qui hurle "Allah Akbar !" ("Dieu est grand") et décapite le condamné d’un coup sec. Il arrive cependant que ce scénario connaisse des ratés, et que le bourreau doive s'y prendre à plusieurs reprises avant d'obtenir la décapitation complète du supplicié.
Vidéo : entretien avec l'un des principaux bourreaux du royaume saoudien.
Principe des réparations
En vertu du principe de "qesas" (réparation) inscrit dans la charia (loi islamique), les proches d’une victime de meurtre ont la possibilité de pardonner au meurtrier avec ou sans compensation financière (diya). Dans ce cas, la personne n’est pas exécutée. Mais ils peuvent également choisir d’exiger l’exécution. (1)
Le 2 janvier 2009, par exemple, dans la ville de Taïf, un condamné prénommé Hisham a été épargné à la dernière minute lorsque la mère de la victime s'est avancée sur la place publique où allait avoir lieu la décapitation pour demander la grâce de l'homme agenouillé sous le sabre du bourreau.
Peine de mort pour les mineurs
Bien qu’ayant ratifié en 1996 la Convention des Droits de l'Enfant, l’Arabie saoudite continue de condamner à mort et d’exécuter des personnes qui étaient mineures au moment des faits qui leur sont reprochés.
En juillet 2007, par exemple, l’Arabie saoudite a exécuté Dhahiyan al-Thawri al-Sibai à Taïf. Celui-ci avait été condamné à la peine capitale pour un homicide qu’il aurait commis alors qu’il était mineur. Il avait été placé dans un centre de détention pour mineurs jusqu’à ses dix-huit ans, puis transféré à la prison de Taïf. En mai 2007, il avait imploré le pardon de la famille de la victime, mais son appel avait été rejeté.
En janvier 2006, devant le Comité pour les Droits de l’Enfant, les autorités saoudiennes avaient déclaré qu'aucun mineur n'avait été exécuté depuis l'entrée en vigueur de la Convention dans le royaume en 1996.
Le 15 janvier 2009, un jeune homme condamné à mort pour meurtre a été décapité dans la ville frontalière d'Abha. Moshabab bin Ali al-Ahmari, qui était mineur au moment des faits, avait tué l'un de ses compatriotes au cours d'une bagarre. L'exécution du jeune Saoudien a été retardée jusqu'à ce qu'il atteigne sa majorité.
Peine de mort pour les étrangers
La justice saoudienne est particulièrement intransigeante avec les travailleurs étrangers, et notamment avec ceux provenant des pays pauvres du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie, qui représentent près d’un quart de la population saoudienne. Les ressortissants étrangers en Arabie saoudite sont plus exposés que les Saoudiens à des erreurs judiciaires et à des procès inéquitables.
En raison de leurs origines, ils ont peu de chances d’échapper à la peine capitale ; ils bénéficient d’une représentation légale et d’une assistance consulaire insuffisantes, voire inexistantes ; sont privés de tout soutien familial et ne peuvent pas, bien souvent, comprendre la teneur des documents rédigés en arabe qu’ils doivent signer. Le 30 octobre 2008, au Yemen, un pays qui lui aussi applique strictement la charia, Ismail Lutef Huraish, accusé de meurtre puis condamné à mort, a été exécuté sans avoir jamais eu accès aux accusations retenues contre lui ni aux débats de son procès : Ismail Lutef Huraish était analphabète et... sourd. Il n'a jamais bénéficié des services d'un interprète en langue des signes.
Il arrive que la condamnation de ces étrangers repose uniquement sur des « aveux » obtenus par la contrainte, la torture ou la ruse. Les procès se déroulent dans le secret, les accusés et leurs proches ne sont pas informés des accusations ni de l’évolution des procédures les concernant. Certains gardés-à-vue ne sont informés par la police du décès de la victime que lorsque l'accusé a signé une déposition dans laquelle il reconnaît lui avoir porté des coups.
Près de la moitié des exécutions (soit près de 2 000) enregistrées par Amnesty International au cours des 28 dernières années concernent des travailleurs immigrés originaires de pays pauvres ou en voie de développement.
Peine de mort pour les homosexuels
Deux nationaux saoudiens ont été décapités au sabre en Arabie saoudite le 26 décembre 2008. Les deux hommes avaient été condamnés à mort pour viol.
Nasser al-Harby et Majid al-Sibeiy avaient pénétré dans la chambre de la victime, pendant son sommeil. L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, avait ensuite été frappé et ligoté avant d'être violé, selon les termes de la déclaration ministérielle reprise par l'agence de presse officielle SPA.
La sodomie est un délit dans plus de 85 pays à travers le monde et, parfois, un crime passible de la peine de mort, comme en Iran, en Arabie saoudite, au Soudan et au Yemen.
Peine de mort pour les blasphémateurs
Le 18 novembre 2008, le roi Abdullah d'Arabie saoudite a annulé une sentence de mort prononcée contre un barbier turc condamné pour "blasphème".
Sabri Bogday, qui travaillait comme coiffeur sur le port de Jidda, a été condamné à mort après une dispute qui l'avait opposé à l'un de ses voisins, un tailleur, au cours de laquelle le barbier avait, selon des témoins, prononcé des paroles blasphématoires.
Le Président turc Abdullah Gul a intercédé auprès du monarque saoudien pour que celui-ci annule la sentence de mort. (Addendum du 28 janvier 2009 : Selon le journal turc Hurriyet, Sabri Bogday a regagné la Turquie le mardi 27 janvier 2009. Il a été accueilli à l'aéroport d'Istanboul par sa mère, sa femme et son jeune fils.)
Cette condamnation montre à quel point les sentences, et leur gravité, dépendent du degré de religiosité des juges : "Pour certains juges, il s'agit d'hérésie et de blasphème. Ils pensent que le coupable est incapable de repentir et qu'il mérite la mort. D'autres considèrent en revanche qu'il s'agit d'une erreur et invitent l'accusé à se rétracter et à se repentir avant de le remettre en liberté".
(1) Murder is punishable by "qesas", or death. Murder by someone with diminished responsibility may be punishable by the payment of diyeh, a form of compensation. In cases of premeditated murder, the family of the victim has the right to ask for their relative’s killer to be put to death. The family can also choose to forgive the culprit and accept payment of diyeh instead. There is a distinction between cases where the penalty is "execution" and qesas, although people sentenced to qesas are often reported in the media to have been sentenced to death. There is no such distinction in international law. Murder is treated as a private dispute between two civil parties – the state's role is to facilitate the resolution of the dispute through the judicial process. In this sense, the death penalty is regarded as being imposed by the state, whereas qesas is imposed by the family of the victim. As a result, sentences of qesas are not open to pardon or amnesty by authorities, whereas most other death sentences can be reversed. This is in contravention of Article 6 (4) of the International Covenant on Civil and Political Rights. Source: Amnesty International.
Iran Human Rights, le 21 octobre : d’après des sources fiables en Iran, Soheila Ghadiri (femme) et quatre hommes ont été exécutés à la prison d’Evin de Téhéran (photo ci-contre) tôt ce matin. D’après les mêmes sources, l’exécution de Safar Angooti, mineur au moment des faits, a été reportée d’un mois.
Soheila Ghadiri (30 ans) a été condamnée pour le meurtre de son enfant (âgé de 5 jours) il y a trois ans. Au tribunal, elle a déclaré : "Je me suis échappée de chez moi et je me suis mariée avec un garçon que j’aimais et qui avait 16 ans. Il est mort dans un accident et ensuite j’ai commencé à me prostituer et me droguer. Je suis séropositive et je souffre d’une hépatite. Quand ma fille est née, je l’ai tuée car je ne voulais pas qu’elle endure le même sort que moi".
Selon le comité de journalistes de Human Rights, l’avocat de Soheila avait fait appel de la condamnation indiquant que Soheila souffrait d'un syndrome de post-partum au moment des faits.
Mahmood Amiry-Moghaddam, porte-parole d’Iran Human Rights, a déclaré : "Nous sommes infiniment désolés de ces cinq exécutions et nous les condamnons comme des actes inhumains". A propos du report de l’exécution de Safat Angooti, il a ajouté : "l’attention internationale a, sans l’ombre d’un doute, contribué à ce report. Nous ne devons pas oublier que Safar et d’autres en Iran risquent d’être exécutés. La communauté internationale doit continuer à utiliser la pression sur les autorités iraniennes pour écarter à jamais la peine capitale pour les mineurs."
Les quatre hommes exécutés au matin du 21 octobre 2009 étaient :
Mohammad Hassan B (25 ans), condamné pour meurtre,
Un Iranien de 21 ans, Behnoud Shojaie (ci-contre), condamné à mort pour un meurtre commis alors qu'il était mineur, a été exécuté par pendaison ce matin [11 octobre 2009], ont rapporté des agences de presse iraniennes.
Selon les agences Irna et Isna, il avait commis ce meurtre lors d'une rixe il y a quatre ans dans une résidence du nord de Téhéran. "Les parents de la victime, Ehsan Nasrollahi, ont eux-mêmes procédé à l'application de la peine à la prison d'Evine", dans le nord de Téhéran, a rapporté Isna. En juin 2008, l'ancien chef de la justice, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi, avait accordé un sursis à Behnoud Shojaie pour permettre à sa famille de convaincre les proches de la victime de renoncer à réclamer l'application de la peine de mort.
Selon la loi iranienne, si la famille de la victime accorde son pardon au meurtrier, celui-ci échappe à la mort, et doit purger une peine de prison. Le 8 septembre, la présidence de l'Union européenne avait exprimé sa vive inquiétude quant à la possible exécution de M. Shojaie.
Source : AFP, 11 octobre 2009
Iran Manif – Behnoud Shoja’i, 17 ans au moment de son arrestation, a été pendu en Iran. Des centaines de Téhéranais s’étaient rassemblés à l’aube devant la prison d’Evine pour demander sa grâce.
Dès 1h00 du matin locale, les gens avaient commencé à affluer devant la porte sud d’Evine et le groupe n’a cessé de grossir. Dans la foule, la famille de Behnoud, M. Abdollahi du bureau de l’UNICEF, les avocats de Behnoud, les mères des martyrs du soulèvement récent, les militants des droits des enfants, les militantes des droits des femmes et des étudiants.
Un grand nombre de mères des martyrs récents sont allées rencontrer le père, la mère et la sœur de la victime accidentelle de Behnoud, condamné à mort pour homicide. Tout en leur faisant part de leur compassion, elles leur ont demandé la grâce de Behnoud. La foule aussi a pressé les parents de la victime d’accorder leur pardon, en vain.
Puis la famille de la victime (le père, la mère et la sœur), les avocats de Behnoud, et qu’un représentant du parquet sont entrés dans la cour d’Evine où ils ont attendu l’arrivée du condamné. On est alors venu annoncer que la famille de la victime n’avait pas accordé de grâce. Behnoud est monté sur l’échafaud. Le bourreau lui a passé la corde au cou. Après six tentatives de pendaisons depuis sa condamnation, en ce 11 octobre, Behnoud a finalement été exécuté.
Le 19 août 2005, dans une bagarre collective au parc Vanak, Behnoud Shoja’i, alors âgé de 17 ans, avait causé la mort accidentelle d’un autre jeune. Il avait été arrêté et condamné à mort à Téhéran. Sa peine avait été confirmée par la Cour suprême. Par six fois il aura été amené à la potence et par six fois sa peine aura été repoussée.
Cliquez ici pour lire le communiqué d'Amnesty International au sujet de cette exécution.
Sources : iranmanif.org, Le Maroc contre la peine de mort, Death Penalty News, 11 octobre 2009