http://www.timesfreepress.com/news/2014/apr/09/tennessee-senate-authorizes-electric-chair-executi/
and
http://www.reuters.com/article/2014/04/10/us-usa-execution-tennessee-idUSBREA3904720140410
NASHVILLE — The Senate has voted to allow the state to electrocute death row inmates if lethal injection drugs cannot be obtained.
The measure sponsored by Sen. Ken Yager passed on a 23-3 vote on Wednesday. The Harriman Republican said current law allows the state to use its alternate execution method only when lethal injection drugs are not legally available. But Yager said there was no provision for what do if there was a shortage of those drugs.
Tennessee has 10 prisoners on death row, but has not executed a prisoner since 2009.
The state's lethal injection protocol uses a sedative commonly used to euthanize animals, but states are exhausting supplies. The state's last electrocution was in 2007.
The companion bill is awaiting a House floor vote.
Odell Barnes Jr.
L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf
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jeudi 10 avril 2014
vendredi 4 décembre 2009
Cecil Johnson exécuté après 29 ans dans le couloir de la mort
WASHINGTON — Cecil Johnson, un Noir de 53 ans, a été exécuté mercredi par injection mortelle dans l'Etat du Tennessee (sud), 29 ans après un triple meurtre dont il s'est toujours dit innocent, a-t-on appris auprès du Centre d'informations sur la peine de mort.
Juste avant sa mort, ce condamné avait provoqué une très vive discussion au sein de la Cour suprême des Etats-Unis quant à la possibilité d'exécuter quelqu'un aussi longtemps après sa condamnation.
Dans son ensemble, la plus haute juridiction des Etats-Unis a refusé de se saisir du dernier recours du condamné - décision qui implique l'approbation d'au moins quatre des neuf juges. Mais le doyen de l'institution, pour la deuxième fois en trois semaines, a pris sa plume pour dénoncer le procédé.
"Le délai lui-même soumet les détenus dans le couloir de la mort à des décennies d'enfermement dans des conditions particulièrement dures et déshumanisantes", écrit le juge John-Paul Stevens, l'un des plus progressistes de la Cour suprême.
Il rappelle l'absence de "preuves matérielles reliant Cecil Johnson aux crimes" et le fait que l'Etat du Tennessee a mis 12 ans à lui donner accès aux éléments qui auraient pu plaider en sa faveur.
Mais dans un avis séparé et piquant, en forme de réponse, l'un des juges les plus conservateurs de la Cour, Clarence Thomas, a rappelé que M. Stevens avait déjà protesté le 10 novembre, cette fois contre l'Etat de Virginie (est), parce qu'il planifiait l'exécution d'un condamné trop tôt. Celui-ci n'avait en effet pas épuisé tous ses recours.
"La vision du juge Stevens est, semble-t-il, que les Etats n'agissent jamais à temps", se moque le juge Thomas pour qui Cecil Johnson, qui a multiplié les appels, est le seul responsable de ce long délai.
En moyenne aux Etats-Unis un condamné à mort passe 12 ans dans le couloir de la mort avant d'être exécuté.
Cecil Johnson est le 49e homme mis à mort aux Etats-Unis en 2009, le sixième depuis que le Tennessee a rétabli la peine de mort en 1974.
Source : AFP, 2 décembre 2009
Juste avant sa mort, ce condamné avait provoqué une très vive discussion au sein de la Cour suprême des Etats-Unis quant à la possibilité d'exécuter quelqu'un aussi longtemps après sa condamnation.
Dans son ensemble, la plus haute juridiction des Etats-Unis a refusé de se saisir du dernier recours du condamné - décision qui implique l'approbation d'au moins quatre des neuf juges. Mais le doyen de l'institution, pour la deuxième fois en trois semaines, a pris sa plume pour dénoncer le procédé.
"Le délai lui-même soumet les détenus dans le couloir de la mort à des décennies d'enfermement dans des conditions particulièrement dures et déshumanisantes", écrit le juge John-Paul Stevens, l'un des plus progressistes de la Cour suprême.
Il rappelle l'absence de "preuves matérielles reliant Cecil Johnson aux crimes" et le fait que l'Etat du Tennessee a mis 12 ans à lui donner accès aux éléments qui auraient pu plaider en sa faveur.
Mais dans un avis séparé et piquant, en forme de réponse, l'un des juges les plus conservateurs de la Cour, Clarence Thomas, a rappelé que M. Stevens avait déjà protesté le 10 novembre, cette fois contre l'Etat de Virginie (est), parce qu'il planifiait l'exécution d'un condamné trop tôt. Celui-ci n'avait en effet pas épuisé tous ses recours.
"La vision du juge Stevens est, semble-t-il, que les Etats n'agissent jamais à temps", se moque le juge Thomas pour qui Cecil Johnson, qui a multiplié les appels, est le seul responsable de ce long délai.
En moyenne aux Etats-Unis un condamné à mort passe 12 ans dans le couloir de la mort avant d'être exécuté.
Cecil Johnson est le 49e homme mis à mort aux Etats-Unis en 2009, le sixième depuis que le Tennessee a rétabli la peine de mort en 1974.
Source : AFP, 2 décembre 2009
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