Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

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vendredi 1 avril 2016

Comment tuer: le dilemme américain sur la question de la peine de mort

Alors que les réserves de produits destinés aux injections létales diminuent et qu’il est de plus en plus difficile de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement, les états s’attellent à la recherche de solutions de remplacement. Dernier exemple en date: l’état de Virginie. Sa solution? Revenir à la chaise électrique. Le projet de loi a obtenu l’aval de la Chambre des Représentants et du Sénat, et attend désormais d’être ratifié par le gouverneur. Voici comment les Etats-Unis en sont arrivés à ce point: L’Opposition à la peine de mort progresse... En 1994, un sondage de l’institut Gallup avait démontré que 80% des Américains soutenaient la peine capitale. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui: un sondage mené en octobre dernier a conclu que ce soutien avait chuté pour atteindre 61% d’opinions favorables. ... et d’autres états gèlent les exécutions Ces états s’ajoutent aux 19 états et au District de Columbia qui ont aboli la peine capitale. Rien que depuis 2009, le Connecticut, l’Illinois, le Maryland, le Nebraska et le Nouveau Mexique ont mis un terme à la peine de mort. Toutefois, la peine capitale n’est pas près de disparaître Et loin s’en faut. Rien qu’au cours des 6 dernières années, 17 états ont exécuté 242 détenus (chiffre recensé à la date du 24 mars). Trois états représentent plus de la moitié de ces exécutions : le Texas, la Floride et l’Oklahoma. La méthode la plus utilisée? L’injection mortelle L’injection létale est le principal moyen de mise à mort dans les 31 pays qui appliquent la peine capitale. En 1982, le Texas est devenu le 1er état à exécuter par injection mortelle une personne condamnée. Depuis, les Etats-Unis ont effectué 1 425 exécutions, dont 171 seulement ont été réalisées à l’aide d’une autre méthode. Seulement, les produits destinés aux injections se raréfient... L’injection létale nécessitait au départ un cocktail de 3 substances: le 1er produit (le thiopental sodique ou pentobarbital) endort le prisonnier, le 2ème produit (bromure de pancuronium) entraîne une paralysie, et le dernier agent (chlorure de potassium) provoque un arrêt cardiaque. En 2010, les laboratoires pharmaceutiques européens ont commencé à interdire les exportations vers les Etats-Unis des ingrédients présents dans ce cocktail. L’année suivante, inquiet à l’idée que le thiopental sodique puisse servir à exécuter des condamnés, Hospira, laboratoire basé dans l’Illinois, a mis un terme à sa production de ce médicament. Puis, Lundbeck, laboratoire implanté au Danemark, a interdit aux établissements pénitentiaires américains d’utiliser son pentobarbital. De son côté, le Royaume-Uni a opposé une interdiction à ses exportations de thiopental sodique, et, en 2012 l’Union Européenne a adopté une position officielle avec sa Réglementation sur les Produits utilisés pour la Peine Capital et la Torture. ... ce qui contraint les états à une quête désespérée de nouveaux cocktails Les états qui pratiquent la peine de mort ont commencé à chercher des solutions de remplacement, par exemple en s’approvisionnant auprès d’autres fournisseurs, en concevant une méthode nécessitant un seul produit, en utilisant d’autres substances, comme le midazolam ou le propofol, et en se servant de techniques de mélange controversées pour fabriquer les produits. S’en est suivie une avalanche de procès Ces procès ont connu une nette progression en 2014. Il s’agit de la même année où de nombreuses exécutions, toutes effectuées à l’aide du midazolam, ont été largement considérées comme ratées. En Ohio, Dennis McGuire a agonisé, haletant et convulsant, pendant 10 minutes avant de trouver la mort. En Arizona, Joseph Wood a suffoqué 2 heures durant avant de s’éteindre. Enfin, en Oklahoma, Clayton Lockett s’est tordu de douleur pendant 43 minutes avant de succomber à une crise cardiaque. Après chacune de ces affaires, les états ont suspendu les exécutions en attendant une révision des procédures. Dans plusieurs états, les avocats des détenus du couloir de la mort ont aussi mis en avant ces ratés pour remettre en cause la constitutionalité des exécutions de leurs clients. Désormais, les états cherchent des alternatives ... En 2014, le Tennessee a affirmé que si les produits nécessaires aux injections létales sont introuvables, l’état dispose du droit de recourir à la chaise électrique. L’année d’après, l’Utah est parvenu à faire passer des textes législatifs pour réintroduire les pelotons d’exécution. 14 autres états disposent d’une deuxième méthode (l’Oklahoma en a en fait 3), cependant, dans ces états, les détenus doivent procéder à un choix. ... ce qui nous ramène à la Virginie Jusqu’en 1995, la Virginie utilisait uniquement l’électrocution, puis cet état a commence à autoriser les détenus du couloir de la mort à choisir entre la chaise et l’injection létale. Depuis lors, 7 condamnés ont choisi de mourir par électrocution. Mais il s’agit d’exceptions. La plupart des 87 exécutions effectuées depuis 1995 en Virginie – comme dans le reste du pays – ont été réalisées par injection létale. Le Gouverneur Terry McAuliffe n’a pas indiqué s’il signerait le projet de loi et, à la date du mercredi, 3 membres de son équipe chargée de la communication n’avaient pas toujours pas répondu aux questions de CNN qui cherchait à savoir s’il le ferait. Quoi qu’en en soit, alors que les produits sont de plus en plus difficiles à trouver, d’autres états seront bientôt confrontés à ce défi. Source: CNN, 24 mars 2016 ( traduit pour LPJ par Anne-Sophie Minne)

mardi 3 février 2015

Si vous allez prochainement rendre visite à un condamné à mort...

Une équipe de journalistes français sera prochainement aux Etats Unis pour réaliser un reportage sur la peine de mort. Ils sont à la recherche d'un/une militant(e) français(e) ou d'un/e ami(e) de condamné qui rendrait visite à un prisonnier  entre mi-Février et début Mars et qui accepterait d'être filmé pendant son voyage.
Pour tout renseignement contacter Emmanuelle Purdon association SAVE  T (44) 751 535 71 49 ( Grande Bretagne)
 
A team of  French journalists  who is organising a reportage in relation to the death penalty in the US is asking if there is any French supporter or friend who is planning to visit a prisoner on death row in the US, and who would have already organised his/her trip for mid February or early March, and would be willing to be filmed during his/her trip?

Please let me know if you or someone you know would be interested, and for which state in the US.

Thank you.

Emmanuelle

Emmanuelle Purdon
Association SAVE
T. (+ 44) 751 535 71 49

lundi 26 janvier 2015

Caroline du Nord: Joseph Sledge innocenté

Joseph Sledge est sorti de prison après 40 ans, condamné en 1976 pour un double meurtre aggravé.
Trois juges ont accepté les témoignages des experts en ADN qui ont découvert qu'aucune preuve ne le reliait au double meurtre : ni les divers échantillons ADN, ni les cheveux, ni les empreintes digitales.
Quarante ans en prison sur de fausses preuves en particulier le témoignage d'un prisonnier qui, en 2013, a signé un aveu, désavouant son témoignage lors du procès : poussé par les autorités, il avait accusé Joseph contre la promesse de clémence dans sa propre affaire de drogue.
En sortant de prison, Joseph Sledge, accueilli par sa famille, a déclaré : « je rentre à la maison, me reposer, dormir dans un vrai lit et probablement, trouver une piscine et nager. »Sledge est le huitième prisonnier de Caroline du Nord innocenté depuis que l'Etat a mis en place une Commission de recherche de l'innocence (en 2007). Cet Etat est le seul àa voir mis en place ce système de révision des cas de personnes probablement innocentes.
Le projet Innocence a déclaré que Sledge était le 325° condamné innocenté grâce aux tests ADN, aux Etats Unis.

mardi 11 novembre 2014

Rien que la vérité/ Nothing but the truth

 
Emmanuelle Purdon annonce que l'exposition en ligne Rien que la Vérité à propos de l'amitié des condamnés à mort et leurs amis autour du monde est à présent disponible en anglais et en français www.rienquelaverite.org -- Avec le soutien bienveillant de M. Robert Badinter  par voie de citation.

Gardons une pensée particulière pour chacun de ces condamnés et leurs amis, dont Michael Lambrix, au nom duquel un recours en grâce est actuellement organisé en Floride  pour début décembre; et Rodney Reed au Texas, qui a actuellement une exécution programmée pour le 14 Janvier 2015.



This is to announce that the exhibition Nothing but the Truth about  the friendship between prisoners on death row and their friends around the world is now also available in French www.rienquelaverite.org  (in english www.nothingbuttruth.org ) --  With the kind support of M. Robert Badinter by way of citation.

Let's keep a special thought for each of these prisoners and their friends, including Michael Lambrix, whose clemency petition is imminently going to be filed in Florida, and  Rodney Reed, whose execution in Texas is currently planned for January 14th, 2015.







lundi 20 octobre 2014

LA PENNSYLVANIE INTERDIT PAR LA LOI LE DROIT D'EXPRESSION AUX PRISONNIERS



La projet de Loi "Relief Act Revictimisation" privant les prisonniers de Pennsylvanie de leur droit d'expression (notamment à propos de leur condamnation) a été adopté, en procédure d'urgence, par les deux chambres de l'Etat :
- la Chambre des Représentants a validé le projet par un vote unanime (!) des députés Républicains et Démocrates (197 pour et aucun contre) ;
- le Sénat a approuvé majoritairement le projet par 37 voix pour et 11 contre.
Le Gouverneur, Tom Corbett, devrait promulguer cette Loi dans les prochains jours.

De nombreux commentateurs de la presse américaine - qui considèrent Mumia comme un criminel - soulignent que cette Loi liberticide, outre son inconstitutionnalité vraisemblable, est un acte législatif contestable car son seul objectif est de bâillonner Mumia Abu-Jamal au détriment des droits de tous les autres prisonniers. Pour les défenseurs des droits et des libertés, c'est d'autant plus inacceptable, comme le déclare l'ACLU (The American Civil Liberties Union), que "le législateur dispose déjà des moyens légaux pour restreindre leur liberté d'expression" à l'exemple d'un détenu qui harcèle une victime ou qui tient des propos désobligeants à son encontre ou de sa famille". Dans le cas de Mumia, toujours selon l'ACLU, son discours au Goddard College "ne pouvait tomber sous le coup d'un telle restriction dans la mesure où il n'a pas évoqué le crime pour lequel il a été condamné". Et l'ACTU d'en conclure que "le législateur veut en fait disposer de tous les pouvoirs pour interdire la parole qu'il n'aime pas".

Du côté des soutiens américains à Mumia et des organisations de défense des droits humains et civiques, c'est la mobilisation pour l'abrogation de cette Loi qui s'organise. Outre la solidarité qu'il a manifestée à cette occasion, le Collectif français de soutien à Mumia s'inscrira dans cette campagne sur laquelle nous reviendrons plus en détail très prochainement.

jeudi 22 mai 2014

Mumia vient d'avoir soixante ans!


PARIS, NEW YORK, PHILADELPHIE, BERLIN, MEXICO …
Nombreuses ont été les initiatives qui ont marqué le soixantième anniversaire de Mumia pour exiger sa libération. Les grandes capitales engagées de longue date aux côtés du journaliste noir américain ont une nouvelle fois répondu présent. D’autres actions de solidarité, à l’exemple de celle organisée par le Collectif de Thau (Sète) ont eu un succès médiatique régional certain. Les participants ont débattu par téléphone en direct de New York avec Johanna Fernandez (Porte-parole de Mumia).
La délégation française qui s’est rendue à Philadelphie a participé aux diverses manifestations organisées dans les quartiers nord de la ville natale de Mumia. Notre présence a été particulièrement appréciée. L’occasion également d’échanger avec les soutiens américains et notamment les jeunes étudiants, nombreux et très actifs aux côtés de Johanna Fernandez.
Claude Guillaumaud-Pujol  et Jacky Hortaut ont rendu visite à Mumia à la prison de Frackville en compagnie de la journaliste de France-Culture Nadine Epstain et de la jeune artiste Camille Richard. Une rencontre toujours aussi chaleureuse et forte d’émotion. Et quel plaisir pour Mumia de parler avec une consœur journaliste de radio et une artiste qui lui a consacré une chanson. Plus de deux heures non-stop  à échanger sur sa situation personnelle, celle des autres condamnés, de la mobilisation de ses soutiens, de la politique américaine … autant de sujets sérieux entrecoupés de franches rigolades ! La musique « un bonheur sans lequel la vie n’a aucun sens » selon l’expression de Mumia, a également occupé un large moment de la discussion. En bref, un Mumia en pleine forme et à l’évidence ravi de cette rencontre.
La présence de Nadine Esptain et surtout ses reportages (dont l’interview de Mumia) dès notre retour sur France-Culture ont largement contribué à donner une dimension médiatique bien trop rare pour ce type d’évènements. Nous vous invitons à écouter ou à réécouter les reportages sur notre site : http://mumiabujamal.com/v2/mumia-sur-france-culture-2/
Des photos témoignent de la mobilisation française et internationale également sur notre site: http://mumiabujamal.com/v2/60-ans-happy-birthday-mumia/#more-1204
Prenez aussi connaissance de l’article que le magazine Le Nouvel Observateur a récemment consacré à l’affaire Mumia en cliquant sur ce lien:

vendredi 20 décembre 2013

Gerar Richardson reconnu innocent au New Jersey (Etats Unis)

Les avocats de Innocence Project viennent d'obtenir une nouvelle libération; le 7 décembre Gerard Richardson a été reconnu innocent, après 19 ans passés en prison au New Jersey, grâce à des tests ADN.

Just a few hours ago, I was in a courthouse in New Jersey where Somerset County Prosecutors filed a motion dismissing the indictment against Gerard Richardson, fully exonerating him of murder for which he served 19 years.  Gerard’s exoneration comes nearly two months after a court overturned his conviction and ordered his release from prison.

Gerard was convicted of the 1994 murder based largely on the testimony of a forensic dentist who claimed that a bite mark on the victim’s body matched to him.  Gerard always maintained his innocence and although several rounds of testing were inconclusive, he held out hope that DNA would one day exonerate him.  In the most recent round of testing, the lab was able to detect a complete male DNA profile from a swab taken from the bite mark that excluded Gerard.

Gerard has already begun to put his life back together after his long wrongful imprisonment, starting work at FedEx just days after his release.  But FBI regulations have prevented officials in New Jersey from entering the DNA profile from the bite mark into the CODIS DNA database, which contains over ten million profiles of convicted offenders and could identify the person responsible for the 1994 murder.  For the sake of the many victims in this case, we will be urging state lawmakers to amend the law to end the unnecessary hurdles to accessing the database.

mercredi 6 mars 2013

Un documentaire sur et pour Kenneth Foster


Nous avons le plaisir de vous présenter le documentaire: “DADDY’S GLASS HOUSE” (La maison en verre de papa), réalisé par Samantha THORNHILL et Derek JONES.
 
Le film a pour point de départ, l’histoire de Kenneth Foster Jr, ancien condamné à mort au Texas. Le projet s’intéresse à son affaire et aux efforts actuels de ses supporters pour le sortir de la prison Texane dans laquelle il est enfermé depuis la commutation de sa sentence en Aout 2007.
 
A travers son cas, le documentaire fera un état des lieux plus large sur la peine de mort, notamment pour informer le public sur les problématiques quasi-ignorées de la Loi des Parties, qui l’a condamné à mort en 1997 (cette loi peut condamner à mort des femmes et des hommes qui n’ont pas tué et qui dans beaucoup de cas ne sont que peu ou pas du tout impliqué dans un crime). Beaucoup au Texas ou à l’extérieur, ignorent que cette loi est constamment appliquée. On estime à une centaine, au Texas, le nombre d’hommes et de femmes condamnés sous cette Loi des Parties et qui sont de facto innocents de meurtre.
 
Traiter intimement de son histoire mettra également le public face à des victimes souvent ignorées : les enfants des hommes et femmes condamnés à la peine capitale. Kenneth était un jeune père quand il a été arrêté. Sa fille n’avait alors pas un an. Elle en aura 18 fin 2013. Pendant les années passées dans les couloirs de la mort, il l’a vu grandir à travers une vitre, depuis « sa maison en verre », tout contact étant impossible.
 
En plus de l’affaire de Kenneth Foster, Daddy’s Glass House va également s’intéresser à 2 autres condamnations à mort sous la Loi des Parties : celles de Rudy Medrano et Jeff Wood, envoyés dans les couloirs de la mort du Texas pour ne pas avoir anticipé et empêché un  crime.
 
L’initiative de ce projet revient à la poétesse, professeure et grande voyageuse New-Yorkaise : Samantha Thornhill. Le titre est d’ailleurs inspiré de l’un de ses poèmes, qui a poussé Kenneth à lui écrire.
 
Les prémices : pendant l’été 2012, l’équipe du film a parcouru les Etats-Unis et l’Europe pour aller à la rencontre des supporters de Kenneth et pour tourner les 1ères séquences de ce projet. (de New York au Texas… de l’Angleterre aux Pays-Bas en passant par l’Italie et la France).
 
Nous sommes donc heureux de vous annoncer que le 1er extrait de « Daddy’s Glass House » est maintenant disponible sur les liens : http://vimeo.com/57348862 ou www.fosterkenneth.org/?page_id=137
 
Vous pouvez en apprendre plus sur ce projet en vous rendant sur le site :
 
Le tournage ne peut se faire qu’au fur et à mesure des investissements et donations reçus.
N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer au projet. 
 
Lutte pour la Justice

mercredi 27 février 2013

Avis de décès et dernier message



Les amis de Andrew Cook

Les amis d'Andrew Cook, exécuté le 23 février 2013 en Géorgie ont eu l'udée de faire apsser un avis de décés officiel dans le journal régional
AVIS DE DECES transmis à LA MONTAGNE pour publication le 23 février 2013 :
BRIVE, VISKER (65), JACKSON (Géorgie, USA)
Michel DELAGNES, Nicole BORIE-CHALARD,
Jean-Christophe NALLATAMBY, Joseph PUJO
Ont la douleur de vous faire part du décès de
ANDREW COOK
Mort à l’âge de 38 ans par injection létale au pénitencier de Jackson.
Il était notre ami depuis 2005, notre frère en humanité. De la chrysalide s’est envolé le papillon.
Sa maman demande vos prières. Luttons ensemble contre la peine de mort.
Le 25/5/2010, Andrew nous écrivait :
« Le papillon est censé être le symbole universel de la liberté… D'une chenille collée au sol, par sa métamorphose, il renaît à une nouvelle vie… Ce n'est qu'un insecte pourtant, mais beaucoup de gens pensent qu'une seule erreur d'un seul moment marque une vie à jamais et qu'un être humain, pourtant plus évolué, ne peut jamais changer et devenir un autre, bien meilleur… Mais à vos yeux à vous je suis capable de voler…
Je ne pourrai jamais vous dire à quel point cela compte pour moi que vous m’ayez donné cette chance de vous soucier de moi et de voir en moi quelque chose de bon… Me savoir soutenu par vous dans la vie, il n’y a rien que l’on puisse comparer à cela. J’apprécie beaucoup les fonds que vous m’envoyez, mais le plus grand cadeau que vous m’ayez fait, c’est votre amitié. Comme toujours, vous m’apportez l’espoir, et cela, je ne pourrai jamais faire assez pour vous le rendre… J’apprécie vraiment tout ce que vous faites pour moi, votre soutien inébranlable et vos prières. »

Les amis et soutiens de Andrew Cook, exécuté par l'état de Géorgie, ont fait passer cet avis de décès officiel dans le journal La Montagne (Auvergne) ce qui a interpellé un journaliste qui a  longuement interviewé l'un d'eux.

jeudi 27 décembre 2012

142e condamné à mort innocenté aux Etats-Unis

Seth Penalver, 39 ans,  va être libéré par l'Etat de Floride après son acquittement pour un triple meurtre au premier degré. Il était dans le couloir de la mort depuis 18 ans! Condamné à mort en 1994 avec son co-accusé, il avait été à nouveau condamné à mort lors de son second procès en 2000. Son troisième procès avait débuté en juillet 2012.
Après un procès qui a duré cinq mois, et dix jours de délibérations, il a acquitté de tous les chefs d'inculpation. A l'annonce du verdict, il s'est levé, s'est agenouillé devant sa chaise et s'est effondré en larmes.
Pour trois condamnés à mort exécutés, il y a un acquittement de condamné à mort dans l'état de Floride.
Seth Penalver est le 24e condamné à mort innocenté dans cet état américain.

jeudi 26 avril 2012

Etats Unis: le Connecticut abolit la peine de mort

Le gouverneur du Connecticut, Dannel Malloy, a promulgué, mercredi 25 avril, une loi abolissant la peine de mort, faisant de cet Etat du Nord-Est des Etats-Unis le dix-septième à abolir la peine capitale. Cette loi avait été approuvée au début du mois par la Chambre et le Sénat de l'Etat, tous deux majoritairement démocrates. La peine de mort est désormais remplacée dans l'arsenal juridique de l'Etat par la réclusion à perpétuité. La loi s'applique immédiatement, a précisé le bureau du gouverneur, également démocrate. "C'est un moment historique, le Connecticut rejoint seize autres Etats et le reste du monde industrialisé en agissant ainsi, mais c'est aussi un moment de réflexion, et non de célébration", a précisé le gouverneur dans un communiqué. La peine de mort n'était quasiment plus utilisée dans le Connecticut, où seul un condamné a été exécuté en cinquante-deux ans, mais la majorité de l'opinion publique y reste favorable.

mardi 24 avril 2012

Cartographie de la peine de mort aux Etats unis

' d'après The economist/on line)

De 2000 à 2011 cinq personnes en moyenne par an ont quitté le couloir de la mort aux Etats-Unis selon le Death Penalty Information Center. Rien qu’en Caroline du Nord on a recensé en 2008 trois départs du couloir de la mort en un semestre. L’année suivante, le pouvoir législatif de cet Etat a adopté la loi de justice raciale qui offre aux détenus du couloir de la mort la possibilité de faire commuer leur condamnation en un emprisonnement à perpétuité sans libération conditionnelle, si un juge estime que cette décision découle d’un préjugé raciste. (Plus de la moitié des détenus du couloir de la mort de Caroline du Nord sont des Noirs). Le premier jugement sera rendu le 20 avril, ce qui pourrait constituer un précédent pour d’autres cas où la notion de race est prise en considération. Cette évolution est d’ailleurs perceptible d’un bout à l’autre du pays, notamment en Pennsylvanie et au Missouri, où une législation similaire est sur le point d’être adoptée. D’autres Etats sont en train de remettre totalement en cause l’utilité de la peine capitale. En novembre, les électeurs de Californie, qui compte plus de détenus dans le couloir de la mort que tout autre Etat, vont décider de l’abolition éventuelle de la peine de mort. Quant au Connecticut, qui a voté récemment l’abolition de la peine capitale, il sera le 17ème Etat à le faire.




vendredi 13 avril 2012

Le Connecticut, 17° état abolitionniste des Etats Unis

Le projet de loi abolissant la peine de mort a été voté par les sénateurs et députés. maintenant il ne reste au  gouverneur démocrate ( favorable au projet)  qu'à le signer  et il deviendra loi. Bientôt un 17° état abolitionniste..., le 5° an cinq ans! Vivement que d'autres suivent