Odell Barnes Jr.

L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf

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mercredi 6 janvier 2010

77 prisonniers exécutés en Irak en 2009

BAGDAD — Soixante-dix-sept prisonniers condamnés pour "terrorisme" ont été exécutés en 2009, a affirmé mardi la cour suprême de justice irakienne dans un communiqué.

"Soixante-dix-sept peines capitales ont été appliquées en 2009 contre des civils dans diverses affaires", a affirmé le président de la cour, Madhat al-Mahmoud.

Selon le communiqué, ces prisonniers ont été reconnus coupables "dans des affaires liées au terrorisme" et leur peine a été appliquée en "priorité".

Dans un rapport publié fin 2009, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a indiqué que 120 prisonniers avaient été exécutés au cours de l'année écoulée. Elle a ajouté que 900 se trouveraient actuellement dans les couloirs de la mort.

Selon Amnesty, de nombreux condamnés à mort ont été reconnus coupables de meurtres ou d'enlèvements et "certains ont pu être condamnés après des procès injustes" ou des confessions extorquées sous la torture.

Le nombre d'exécution en Irak est "très élevé, l'un des plus élevés au monde", a affirmé à l'AFP Saïd Boumedouha, un porte-parole d'Amnesty international, affirmant que les chiffres donnés par l'ONG avaient été obtenus de plusieurs sources officielles.

"Nous sommes inquiets, avons appelé publiquement le gouvernement irakien a déclarer un moratoire et nous continuerons de le faire. l'ONU et l'Union européenne, ainsi que de nombreuses autres organisations ont exercé une pression pour un moratoire", a-t-il ajouté.

La peine de mort a été réinstaurée en Irak en 2004 par décret malgré de vives protestations internationales.
En 2008, l'Irak a condamné à mort au moins 285 personnes et au moins 34 ont été exécutées, selon Amnesty. En 2007, au moins 199 personnes ont été condamnées à la peine capitale et au moins 33 exécutées alors qu'en 2006, 65 personnes ont été pendues.

Les condamnés à mort sont en général pendus.

Source: AFP, 5 janvier 2010

dimanche 22 novembre 2009

L'ONU dénonce les violations des droits de l'Homme en Iran

L'ONU dénonce des "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran, suite à la répression ayant suivie la dernière élection présidentielle.

Une commission de l'ONU a dénoncé, vendredi 20 novembre dans une résolution les "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran, notamment lors de la répression des manifestations ayant suivi la dernière élection présidentielle. Le texte devrait être adopté prochainement par l'Assemblée générale de l'ONU.

Le soutien à l'Iran diminue

La résolution non contraignante, présentée par le Canada, a été votée par 74 voix contre 48 par la commission plénière des droits de l'Homme de l'Assemblée générale où siègent les 192 Etats membres de l'ONU. Le soutien à l'Iran a ainsi légèrement diminué depuis l'an dernier, lorsqu'une résolution similaire avait été adoptée par 70 voix contre 51. L'Arabie saoudite, qui avait voté "non" en 2008, a voté "oui" cette année, volte-face interprétée comme exprimant l'irritation de Riyad aux événements du nord-Yémen voisin où l'Iran est soupçonné de soutenir une rébellion chiite dans un conflit qui déborde en territoire saoudien.

Condamner harcèlement et torture

La résolution exprime la "profonde préoccupation" de la commission devant les "violations graves et répétées" des droits de l'homme en Iran. Elle mentionne tout particulièrement "la réaction du gouvernement à la suite de l'élection présidentielle du 12 juin et la multiplication concomitante des atteintes aux droits de l'homme". Celles-ci comprennent notamment des "actes de harcèlement, d'intimidation et de persécution", mais aussi "le recours à la torture et aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, y compris la flagellation et l'amputation."

Résolution d'inspiration occidentale

L'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazaee, a vivement protesté contre la présentation de cette résolution par le Canada, qu'il a accusé de révéler ainsi "ses mauvaises intentions" et son désir "de promouvoir des objectifs politiques étroits". Généralement soutenu par les pays musulmans et certains ténors du mouvement des non-alignés comme l'Inde, l'Indonésie, Cuba et le Venezuela, Mohammad Khazaee a dénoncé le recours d'inspiration occidentale aux résolutions ciblant spécifiquement un pays, affirmant que ce sont toujours les pays en développement qui en font les frais. "Aucun gouvernement, pas même le mien, ne peut prétendre à la perfection" en la matière, a-t-il dit, dénonçant "l'instrumentalisation à des fins politiques du concept des droits de l'homme".

Source : NouvelObs.com, 22 novembre 2009