Notre objectif est de contribuer à la défense légale des prisonniers, majoritairement des condamnés à mort, dont les besoins sont parfois extrêmement urgents (Besoin d’un nouvel avocat, expertises, tests ADN…).
Odell Barnes Jr.
L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. En sa mémoire et à sa demande, l'association se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et en particulier au Texas. (voir article "Livre "La machine à tuer" de Colette Berthès en libre accès" ) : https://www.lagbd.org/images/5/50/MATlivre.pdf
Retour sur le parcours tragique et controversée de Cameron Todd
Willingham, qui a été exécuté au Texas pour le meurtre de trois enfants
alors que des preuves scientifiques et des témoignages d'experts ont
conforté son innocence.
En attendant son exécution, dans le couloir de
la mort, Willingham commence à recevoir les visites d’Elizabeth Gilbert,
qui a pris connaissance de son cas et qui commence à tout mettre en
oeuvre afin que Cameron ne soit pas exécuté.
Bande annonce:
Mike Lambrix, a été exécuté en Floride le 5 Octobre, en dépit d’une campagne internationale, qui avait notamment permis de réunir le soutien du Centre Nobel de la Paix (où plusieurs prisonniers seront représentés l’année prochaine, dans le contexte d’une exposition qui sera lancée en 2018 “Noble est l’Homme”)
Cet Etat du sud des Etats-Unis a exécuté quatre détenus en huit
jours, à cause de la péremption prochaine de l'un des produits utilisés
dans les injections létales.
L'Etat de l'Arkansas (Etats-Unis) a exécuté son quatrième détenu en huit jours : la dernière injection létale
d'une série qui a choqué par sa précipitation. En tout, huit
exécutions étaient prévues en seulement 11 jours, dans un Etat qui
n'avait plus mis en œuvre la peine de mort depuis 2005. Ce calendrier,
fixé par le gouverneur républicain Asa Hutchinson, a entraîné une vague
de critiques et de recours judiciaires. Explications.
Pourquoi autant d'exécutions en si peu de temps ?
Le
gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a signé, le 10
mars, un décret ordonnant les exécutions groupées de huit détenus
condamnés pour meurtres, étalées sur 10 jours. La justice a pour
l'instant suspendu quatre des exécutions prévues. Les quatre autres
condamnés ont été exécutés, sur une période de seulement huit jours. Ledelle Lee a été le premier, le 20 avril. Jack Jones et Marcel Williams ont aussi chacun reçu une injection létale, lundi, et Kenneth Williams, jeudi. C'est
la date de péremption de l'un des composants de l'injection létale, qui
a précipité ces exécutions. Il y en a trois : le sédatif midazolam, le
bromure de vécuronium qui décontracte les muscles, et le chlorure de
potassium, qui provoque un arrêt cardiaque. Le midazolam
dont dispose l'Arkansas sera périmé le 30 avril et l'Arkansas aura du
mal à se fournir à nouveau. D'autres Etats ont subi des pénuries dans le
passé, comme l'Oklahoma, car les laboratoires qui les fabriquent
s'opposent de plus en plus souvent à leur usage dans les injections
létales. En outre, le midazolam est controversé. Il
est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le
condamné, entraînant une agonie lente et douloureuse. Le
gouverneur a tenté de se justifier en rappelant les meurtres commis par
les détenus condamnés, estimant que les familles de leurs victimes
avaient "déjà attendu trop longtemps". "Si j’avais réparti [ces exécutions] sur quatre mois ou six mois, qu’est-ce que cela aurait changé pour les opposants à la peine de mort qui viennent protester ?" a-t-il en outre rétorqué aux critiques.
Pourquoi certaines ont été annulées ?
Juste
après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé
que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Les agents
pénitentiaires auraient d'abord échoué à poser correctement un cathéter
central et se seraient trouvés forcés de se rabattre sur la pose de deux
voies veineuses dans les bras du détenu. Six à sept minutes après
l'injection du midazolam, censé plonger dans une profonde inconscience
le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer".
La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de
suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la
validité de ces arguments. Mais la bataille judiciaire avait
démarré bien plus tôt. Trois jours avant la première exécution, un juge
local, opposant à la peine de mort, saisi par un laboratoire
pharmaceutique, avait déjà temporairement bloqué six
exécutions, explique Le Monde.
McKesson Medical Surgical Inc., qui avait fourni du bromure de
vécuronium à l’administration pénitentiaire, demandait qu'elle ne puisse
pas utiliser son produit. L’entreprise accusait les autorités de
l'avoir acheté sans la prévenir qu’il serait employé dans les injections
létales. Fresenius Kabi USA, le fournisseur du chlorure de
potassium, et West-Ward Pharmaceuticals, le fournisseur du midazolam,
avaient saisi la justice pour les mêmes raisons. Les laboratoires
expliquaient que participer à des exécutions "irait à l’encontre de leur mission, qui est de sauver des vies et d’améliorer la condition des patients", rapporte Le Monde.
Quelles ont été les réactions aux Etats-Unis et ailleurs ?
Les
exécutions prévues en Arkansas ont suscité l’émoi, à l’étranger
surtout. L’Union européenne a exhorté le gouverneur de l’Etat à "commuer" les sentences, tandis que l'ONG Amnesty International a demandé une "mise à l’arrêt urgente du tapis roulant d’exécutions" dans l’Arkansas et Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l’histoire américaine moderne". Le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas, a appelé à mettre un terme à cette "folie". "Une
exécution est l’acte le plus grave que puisse commettre un
gouvernement. Pourquoi cumuler autant de risques par opportunisme ?", écrivait-ti-l dans une tribune publiée par USA Today, le 10 avril. La
controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à
Washington, ni pris de l'ampleur. La question de la peine de mort
relève en effet de chacun des 50 Etats du pays, sans véritablement
susciter de débat national. Plus largement, un moratoire ou une
abolition de la peine capitale aux Etats-Unis n'est pas d'actualité, la
Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice.
A shortage of required citizen witnesses to watch 8 lethal injections
over a 10-day period next month prompted the state prison director
Tuesday to call on Rotary Club members to volunteer.
Citizen witnesses are there to verify that the individual executions are
carried out according to law. A volunteer must be at least 21 years
old, an Arkansas resident, have no felony criminal history and have no
connection to the inmate or to the victim.
"The last times these were set, we actually did not have enough people
volunteer," Department of Correction Director Wendy Kelley told Little
Rock Rotary Club 99 members. "You seem to be a group that does not have
felony backgrounds and are over 21. So if you're interested in serving
in that area, in this serious role, just call my office."
The 8 executions are scheduled two at a time beginning April 17 and ending April 27.
Department of Correction spokesman Solomon Graves said he does not have a
current count on the number of citizen witnesses who have signed up for
the role. Kelley is making informal inquiries to find more volunteers,
he said.
"Depending on the response received, further recruitment may not be necessary," Graves said.
The state's death penalty law, A.C.A. 16-90-502, Section 3, requires
that the prison director procure no fewer than six and no more than 12
citizen witnesses for each execution. Kelley must determine that
witnesses meet the requirements and that they do not present a security
risk.
Graves said that while the legal requirement pertains to each individual
execution, "nothing prohibits a witness from service during multiple
executions."
Judd Deere, spokesman for Attorney General Leslie Rutledge, said he
could not speculate about the impact on the execution schedule if a
sufficient number of citizen witnesses can't be found.
As the execution day approaches, "the attorney general will work in
consultation with the governor and the Department of Correction director
to make sure the law is followed as far as executions being carried
out," Deere said.
Graves would not say whether the lack of witnesses would halt or
postpone the executions, only that Kelley would "continue her informal
recruitment efforts."
Finding volunteers among members of the Little Rock Rotary Club 99 may
be difficult, said Bill Booker, acting president of the club.
"What I suspect is that some people might support the death penalty, but
when it comes to witnessing something like that, it's a different
story," Booker said Tuesday. "It may cause emotional trauma for quite a
while. It would be one of the most significant things you'll ever see in
your life."
Booker, a funeral director at Roller Funeral Home in Little Rock, said he will not volunteer for the task.
"It's a lot different to be involved after the death has occurred,"
Booker said, adding that he vividly remembers stopping to help at the
scene of a fatal traffic accident 40 years ago and helping a young man
as he was dying.
Viewing an execution would be too much for him, he said.
"At this point in my life, I don't know if I'd want to risk being
traumatized by it," Booker said. "That doesn't mean that I oppose the
death penalty."
Rotarian Charlotte Gadberry said she has no interest in volunteering as a citizen witness.
"I can't imagine she [Kelley] will get a lot of volunteers," Gadberry
said. "I don't think I could handle it. I'm not real sure how I feel
about the death penalty, but it seems like there should be a better way
of treating our fellow man."
Rotarian Karen Fetzer said she would not witness an execution but that
Kelley may find some volunteers in the Rotary Club 99 crowd.
"It's just a personal preference for me," Fetzer said. "But there are others in our population who may be up for it."
None of the handful of Arkansas residents interviewed Tuesday by the
Democrat-Gazette said they would volunteer for the assignment.
Charles Moore of Camden, who served 2 tours during the Vietnam War, said he's seen enough death in his lifetime.
"I stacked bodies on top of each other in Vietnam," said Moore, a
retired disabled veteran who operates the Camden nonprofit children's
foundation Planting A Seed. "I don't believe in an eye for an eye."
The subject spurred an argument between Jayme Hickman of Little Rock and
her mother, Linda Fitzhugh, of Sheridan as they were sitting on a hill
in the River Market District in Little Rock watching Hickman's two
children play.
"No," Hickman said, shaking her head. "I don't agree with killing a person. Both families lose in that situation."
Fitzhugh interrupted by directing Hickman's gaze to the 2 children.
"What would you do if they hurt your daughters? They should execute
them," Fitzhugh said loudly. "We don't need to be taking care of them
with taxpayers' money."
In the end, Fitzhugh admitted that she couldn't bring herself to witness an execution.
Executions have been set for (top row, from left) Kenneth Williams,
Jack Jones Jr., Marcell Williams, Bruce Earl Ward, and (bottom row, from
left) Don Davis, Stacey Johnson, Jason McGehee and Ledelle Lee.
Betty Fernau of Conway, who has officiated at weddings in prison, suggested a solution to the problem.
"I've heard jury duty can be traumatizing, depending on the case,"
Fernau said. "It seems like this is part of our judicial system. Finding
witnesses should work the same way as calling jurors to a trial.
"If I were called to witness, I would see it as my duty and I would appear. But I would not volunteer."
The pace of the scheduled executions -- prompted by the fact that
midazolam, one of the three lethal-injection drugs, will expire at the
end of April -- is unprecedented not only for the state, but for the
nation.
If the 8 executions are carried out next month, Arkansas will be the 1st
state to execute that many inmates in that compressed of a timeline
since 1976 -- the year the U.S. Supreme Court reinstated the death
penalty.
Arkansas has executed 27 inmates since 1976. The quickest pace for executions was 3 in 1 day on Aug. 3, 1994, and Jan. 8, 1997.
Department of Correction data show that 189 men and 1 woman have been
executed in the state since 1915, when executions first began being
tracked.
During that time, the most inmates executed in 1 year in Arkansas was 10
in 1926 and 1930. The most executed within close proximity on the
calendar was 4 in one day on Feb. 12, 1926, and Nov. 14, 1930. There
were 4 executions in the month of October 1959 and the month of May
1960.
Kelley said Tuesday that the close proximity of the 8 execution dates
will not affect the department's readiness for the lethal injections.
"The staff will be prepared," Kelley said. "We will be doing practice
rounds and having lots of meetings. The protocols are confidential, but
we will be prepared. We want everything to go as smoothly as possible
for the inmate as well as the staff in the room and the witnesses."
With the execution dates fast approaching, the atmosphere at the Varner
Unit's Supermax -- home to 34 male death-row inmates -- is somber,
Kelley said.
"I don't think the 8 executions in 10 days has anything to do with it,"
Kelley said. "I think the fact that an execution is set for any of them
would make it somber back there."
No extra security has been assigned to the unit, Kelley said. When the
proclamation from Gov. Asa Hutchinson setting the execution dates was
released in late February, each of the inmates was seen in private.
Prison chaplains have made repeated rounds on death row, helping each
inmate determine whether he wants a spiritual adviser and, if so,
assisting in appointing one.
"I've been down there since the date was set," Kelley said. "It doesn't
have anything to do with the number of inmates being executed. It's just
part of the process."
The last inmate to be executed in the state was Eric Nance on Nov. 29,
2005. The state has not put anyone to death since then because of legal
challenges to the state's death penalty process and a federal lawsuit
opposing the use of the drug midazolam. Death penalty opponents claim
that the drug does not induce a complete level of unconsciousness, which
allows the inmate to feel pain.
On Monday, attorneys for 9 death row inmates -- including the 8
scheduled to die next month -- filed a petition for a rehearing with the
U.S. Supreme Court. The argument is that the 2 executions at a time
within the 10-day time frame is "truly extraordinary" and presents
substantial new ground for considering the prisoners' case.
"Executing 8 men in ten days is far outside the bounds of what contemporary society finds acceptable," the petition read.
According to the governor's proclamations, the executions are scheduled to be carried out as follows:
(Associated Press) Atlanta - La Géorgie a exécuté neuf condamnés en
2016, soit pratiquement la moitié des 20 détenus qui ont été exécutés
aux États-Unis pendant l'année.
Il s'agit du plus grand nombre de condamnés jamais exécutés en une seule
année en Géorgie, depuis que la Cour suprême a autorisé la reprise des
exécutions il y a 40 ans.
Le Texas arrive en deuxième place avec sept exécutions, le nombre le
plus faible dans cet État depuis 1996. Deux détenus ont été exécutés en
Alabama, un en Floride et un au Missouri.
Neuf exécutions sont prévues au Texas pendant le premier semestre de
2017, mais on ne sait pas combien d'entre elles se concrétiseront.
Cecil Clayton, 74 ans, doit être exécuté dans le Missouri le 17 mars. Il a été condamné à mort pour le meurtre d’un policier, commis en novembre 1995. On lui a diagnostiqué une démence et un trouble psychotique dus à de graves lésions au cerveau.
Le 26 novembre 1996, l'agent Christopher Castetter a été tué par balle dans sa voiture de police en arrivant au domicile de la mère de la petite amie de Cecil Clayton à Purdy, dans le Missouri. Il s'était rendu sur place suite à un appel indiquant que ce dernier était entré par effraction dans le logement. Cecil Clayton a été arrêté, inculpé, déclaré coupable de meurtre avec circonstances aggravantes et condamné à mort lors d'un procès qui s'est déroulé devant un jury. Cecil Clayton a été grièvement blessé à la tête en 1972 à la scierie où il travaillait, lorsqu'un morceau de bois a pénétré dans son crâne jusqu'au lobe frontal droit de son cerveau. Cet accident et les opérations qui l'ont suivi ont abouti à la perte de 20 % de son lobe frontal, et en l'absence de rééducation effectuée à temps, son comportement a changé et il a développé des problèmes psychiatriques. On lui a diagnostiqué un syndrome cérébral organique, une démence et un trouble psychotique - des déficiences ayant de profondes conséquences sur son intelligence, son jugement et sa capacité légale.
Un psychologue légiste a indiqué lors d'une audience en 2000 qu'à son avis, Cecil Clayton n'était pas en mesure de réfléchir à ses actes au moment du crime en raison de sa déficience mentale et qu'il n'était pas apte à assister ses avocats lors du procès. Un psychiatre désigné au début de l'année 2014 sur demande du directeur de l'administration pénitentiaire du Missouri pour évaluer l'aptitude de Cecil Clayton à être exécuté a estimé qu'il souffrait de démence, d'une profonde dépression et d'un trouble psychotique. Il a relevé ses antécédents d'hallucinations visuelles et auditives, ainsi que ses « symptômes délirants ». Il a également mentionné l'avis d'un autre expert, selon lequel les « préoccupations religieuses d'une intensité délirante » présentées par Cecil Clayton le rendaient inapte à être exécuté. Cependant, il a lui-même conclu que le fait que Cecil Clayton soit persuadé qu'il serait sauvé par une intervention divine ne l'empêchait pas de comprendre le motif et la réalité de sa peine. Il a déclaré : « L'état mental futur d'une personne âgée de 74 ans, qui souffre de lésions traumatiques au cerveau et qui est handicapée chroniquement par un certain nombre de problèmes médicaux ne peut être prédit avec certitude. » Deux médecins ayant examiné Cecil Clayton en janvier 2015 ont conclu qu'il était inapte à être exécuté. L’un d’eux a déclaré : « Il n'est pas seulement inapte juridiquement ; il serait incapable de se débrouiller ou de prendre soin de lui s'il n'était pas dans un environnement structuré qui le prend en charge. Il peut se doucher, faire sa toilette, manger, marcher, mais ce sont sa compréhension, son jugement, sa mémoire, son intelligence limitée et ses déficiences sociales qui l'affligent. » DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :
demandez au gouverneur d'octroyer une grâce à Cecil Clayton ;
évoquez les graves lésions au cerveau dont souffre cet homme et leur rôle dans sa démence et son trouble psychotique, qui mettent sérieusement en doute son aptitude à être exécuté au regard du droit américain ;
expliquez que vous ne cherchez aucunement à excuser le crime dont il est question dans cette affaire, ni à minimiser les souffrances qu’il a causées.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 17 MARS 2015 À :
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
Gouverneur du Missouri
Office of Governor Jay Nixon, P.O. Box 720, Jefferson City, MO 65102, États-Unis
Fax : +1 573 751 1495
Courriel : via le site http://governor.mo.gov/contact/
Formule d’appel : Dear Governor, / Monsieur le Gouverneur,
Veuillez adresser des copies aux représentants diplomatiques des États-Unis dans votre pays.
FREDERICKSBURG, Texas (KXAN/AP) — The Fifth Circuit Court of Appeals has issued a stay of execution for a Fredericksburg man scheduled to be executed Wednesday.
Scott Panetti was convicted of a double murder more than 20 years ago for killing his mother and father-in-law back in 1992 in front of his estranged wife and 3-year-old daughter. The reprieve came less than eight hours before Panetti was set to receive a lethal injection.
“We STAY the execution pending further order of the court to allow us to fully consider the late arriving and complex legal questions at issue in this matter,” read the court’s decision. “An order setting a briefing schedule and oral argument will follow.”
The case has drawn international attention because Panetti suffers from schizophrenia, renewing the debate over capital punishment and mental illness. Panetti’s lawyers contend he is too mentally ill to qualify for capital punishment, and they sought a delay for new competency tests. His attorneys also had appeals before the U.S. Supreme Court, which has said mentally ill people cannot be executed if they don’t have a factual and rational understanding of why they’re being punished.
“This is clearly a very seriously ill man, and we need to stop criminalizing mental illnesses and make sure people are getting the treatment they need,” said Karen Ranus with the National Alliance on Mental Illness.
Panetti was diagnosed with Schizophrenia years before the murders. Ranus says says executing him sends the wrong message, but the state has maintained the fact Panetti is not so mentally ill that he didn’t know what he was doing.
“If you’re truly mentally ill, then of course, I don’t expect you to be executed,” Angela Alvarado, the victim’s niece, said in a 2004 interview with KXAN. “But he’s led a normal life most of his life.”
Gov. Rick Perry has received several pleas to stop the Panetti execution, including anti-death penalty groups and the United Nations. But some conservative leaders, including former presidential candidate Ron Paul, have also come out against the execution.
To be delivered to American Pharmacists Association and all state boards of pharmacy
Petition Statement
The American Pharmacists Association and state pharmacy boards should ban members of their profession from participating in executions.
Nearly all major pharmaceutical manufacturers have blocked use of their drugs for executions, leaving states to contract "on the down-low" with a handful of "compounding pharmacists." For a few pieces of silver, these pharmacists—who are not regulated by the FDA—create their own drugs that will, however painfully or slowly, cause the death of the recipient. It is time for pharmacists' associations to honor their oaths to do no harm to their patients and join all other major medical associations in the US in banning their members from participating in executions!
L'Etat d'Oklahoma devait procéde, mardi 29 avril, à une double exécution pour la première fois depuis près de quatre-vingts ans. Clayton Lockett et Charles Warner devaient être tués par injection dans une prison située dans une petite ville au sud-est d'Oklahoma City. Mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Ces deux exécutions devaient être réalisées au moyen d'un nouveau protocole qui n'avait jamais été testé. La nouvelle procédure prévoit l'injection de trois produits au condamné : un sédatif, un anesthésiant et du chlorure de potassium à dose mortelle. REPRISE DE CONSCIENCE A 18 h 23 (1 h 23 à Paris), le premier produit a été administré à Clayton Lockett, condamné à mort en 2000 pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, qu'il avait enlevée, frappée et enterrée vivante. Le condamné a été déclaré « inconscient » à 18 h 33. On lui a injecté les deux autres produits prévus. Puis, trois minutes plus tard, il s'est mis à bouger, respirant très fort, serrant les dents et tentant de relever la tête. Des témoins indiquent, selon le New York Times, que l'homme a pu prononcer des mots (« man », « mec » en anglais). Un membre de l'équipe pénitentiaire est venu tirer les rideaux pour empêcher les témoins de l'événement de voir la suite, rapporte l'agence Associated Press, dont une journaliste a donné le détail des faits sur son compte Twitter après être sortie de la salle d'exécution. « UNE SUFFOCATION ET DES DOULEURS ATROCES » Un médecin est venu ensuite examiner l'endroit où la piqure avait été faite et a découvert qu'une veine avait éclaté, empêchant le sédatif d'agir convenablement, selon les explications données par le directeur de l'administration des prisons d'Oklahoma, Robert Patton. Le New York Times précise que, sans l'effet prévu du sédatif, l'injection des deux autres produits provoque « une suffocation et des douleurs atroces ». « C'était extrêmement difficile de voir ça. Ça ressemblait à de la torture », ont déclaré, à la sortie de la salle d'exécution, les avocats de Clayton Lockett. Le condamné est finalement mort d'une crise cardiaque à 19 h 06, soit près de trois quarts d'heure après le début de l'exécution. La deuxième, initialement prévue deux heures plus tard, a été immédiatement repoussée de quatorze jours. La gouverneur de l'Etat, Mary Fallin, a demandé« un examen complet de la procédure ». Charles Warner a été condamné en 1997 pour le viol et le meurtre de la fillette de 11 mois de sa compagne.
« DANS UN CLIMAT DE SECRET ET DE DÉMAGOGIE POLITIQUE »
Ce problème intervient alors que les deux hommes avaient précisément réclamé à maintes reprises des informations plus précises sur le barbiturique mortel devant leur être injecté. Depuis le refus des fabricants européens de fournir l'anesthésiant le plus courant, le pentobarbital, pour des exécutions, plusieurs Etats américains se trouvent confrontés à une pénurie de barbituriques et bataillent pour trouver une solution de repli, ce qui donne lieu à une multiplication des recours judiciaires. Nombre d'entre eux font appel à des préparateurs en pharmacie, qui ne sont pas homologués au niveau fédéral. Le site d'information Mother Jones rapporte que le mélange utilisé mardi n'avait été utilisé qu'une seule fois en Floride, en 2013, et avec des doses cinq fois plus importantes, et que l'Etat d'Oklahoma, voulant rester discret sur la provenance de ces produits, n'aurait pas gardé trace de la transaction liée à leur achat. A gauche, Clayton Lockett, à droite, Charles Warner, condamnés à mort dans l'Etat d'Oklahoma. | AP/UncrediLes deux condamnés d'Oklahoma avaient obtenu en mars le report de leurs exécutions, dont la procédure ne prévoyait pas initialement d'anesthésiant pour les injections intraveineuses. L'Etat d'Oklahoma avait ensuite réussi à s'approvisionner et à changer la procédure.Après avoir suspendu indéfiniment ces deux exécutions, le temps de résoudre cette controverse, la Cour suprême de l'Oklahoma avait estimé que les deux hommes « n'avaient pas plus le droit aux informations qu'ils demandaient que s'ils étaient exécutés sur la chaise électrique ». Ils avaient alors épuisé tous leurs appels. Leurs avocats avaient renoncé, en milieu d'après-midi mardi, à déposer un ultime recours devant la Cour suprême. L'avocate de Charles Warner avait néanmoins fortement mis en cause la procédure mise en place.
« Ce soir, dans un climat de secret et de démagogie politique, l'Oklahoma a l'intention d'exécuter deux condamnés à mort en utilisant un nouveau protocole expérimental, dont un paralysant, qui empêche de savoir si les exécutions auront pour effet des souffrances cruelles et inhabituelles. En dépit de nos demandes répétées, l'Etat refuse encore de fournir des informations sur la source, la pureté, les tests et l'efficacité des produits qui seront utilisés. Nous ne savons même pas si les produits ont été achetés légalement », déclarait-elle avant les exécutions.
L'année 2013 a été pour la peine de mort aux Etats-Unis une année de déclin, marquée par des exécutions et des condamnations à la peine capitale à des niveaux parmi les plus bas depuis des décennies. Selon un rapport annuel du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), 39 condamnés à mort ont été exécutés en 2013 aux Etats-Unis, contre 43 en 2012. Depuis 1999 – année record, avec 98 exécutions – ce chiffre a décru de 60 %.
With the execution of Dennis McGuire on January 16, 2014, the state of Ohio undertook an experimental use of drugs to kill him.
Prior to his execution, McGuire’s attorney’s warned that this untested use of the sedative and painkiller used to carry out the execution would likely lead to extreme suffering and the sensation of “air hunger”.
Associated Press reporter Andrew Welsh-Huggins, who witnessed the execution, said it took more than fifteen minutes for McGuire to die. Another reporter at the scene, Alan Johnson of the Columbus Dispatch, observed:
At about 10:33 a.m., McGuire started struggling and gasping loudly for air, making snorting and choking sounds that lasted for at least 10 minutes, with his chest heaving and his fist clenched. Deep, rattling sounds emanated from his mouth. For the last several moments before he was pronounced dead, he was still.
Even if execution itself is not (yet) a violation of the U.S. Constitution’s ban on “cruel and unusual punishment,” certainly a torturous death using experimental drug combinations is.
While Ohio remains one of the most active execution states, the need for a thorough review of their capital punishment practices was recognized by the Ohio State Supreme Court in 2011 when it called for the creation of a Joint Task Force to study the administration of the death penalty.
Their job was to “assess whether the death penalty in Ohio is administered in the most fair and judicious manner possible; and determine if the administrative and procedural mechanisms for the administration of the death penalty in Ohio are in proper form or in need of adjustment.”
The Task Force has now completed its work and is prepared to share its findings and recommendations this spring.
Join the National Coalition to Abolish the Death Penalty and Ohioans to Stop Executions in calling on Gov. Kasich to implement an immediate moratorium on the death penalty in Ohio until the Joint Task Force has had the opportunity publish its findings and recommendations and until the legislature has had the opportunity to review these findings and adopt related legislation.
It makes no sense to continue with untested, possibly torturous executions while the very framework of Ohio’s death penalty system is under review.
Gov. Kasich has given thoughtful consideration to several death penalty cases, however, his track record is inconsistent. With our collective voices, we are confident that the governor will do the right thing and call for a moratorium until the legislature has the opportunity to review the findings and adopt related legislation.
Dennis McGuire a été exécuté jeudi avec un cocktail médicamenteux jamais testé auparavant, qui pourrait lui avoir fait subir des souffrances intolérables.
Le condamné à mort Dennis McGuire a-t-il été exécuté dans une souffrance intolérable ? Hier à Lucasville, l’homme pourrait avoir fait les douloureux frais du test d’un nouveau cocktail létal jusqu’ici jamais utilisé aux Etats-Unis et qui, avant même son utilisation, faisait déjà débat.
Selon le récit qui en est fait par le journaliste du quotidien local Colombus Dispatch, il aura fallu vingt-quatre minutes pour que le nouveau produit mortel, injecté par intraveineuse à 10h29 (heure locale), ne fasse son effet, contre cinq minutes prévues initialement. Selon les témoins, il aurait montré des signes d’immenses douleurs pendant une dizaine de minutes malgré son endormissement.
«Suffocation» et «râle profond»
Dennis McGuire, condamné à la peine capitale pour avoir violé et tué une jeune femme enceinte en 1989, a été exécuté par l’injection du sédatif midazolam et de l’antalgique hydromorphone, dont le mélange n’avait jamais été utilisé aux Etats-Unis. Comme d’autres Etats américains, l’Ohio a changé de procédure pour les exécutions après le refus des fabricants européens de fournir, pour le châtiment suprême, l’anesthésiant employé jusqu’ici. «A 10h33, McGuire a commencé à se débattre et à haleter fortement, en produisant des sons d’éternuement et de suffocation qui ont duré au moins dix minutes, le poing serré et la poitrine soulevée. Un râle long et profond sortait de sa bouche», raconte le journaliste. Dennis McGuire a été déclaré mort à 10h53 (16h53 à Paris).
Ses avocats avaient affirmé que McGuire allait mourir d’asphyxie par un phénomène de «manque d’air» et endurerait «une peine cruelle et inhabituelle» prohibée par la Constitution. Mais tous les appels du condamné, jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, avaient été rejetés.S’il est prouvé que l’homme, a vraiment été exécuté dans la souffrance, ce serait un nouveau scandale pour la justice américaine. En novembre 2012, une officine du Massachusetts qui fournissait des produits pharmaceutiques pour les exécutions avait été jugée responsable d’une épidémie mortelle de méningite par manque d’hygiène.
L'ancien cocktail déjà mis en cause
Déjà, en 2007, une étude scientifique réalisée sous la direction d’un chirurgien de l’université de Miami, Leonidas Koniaris, prouvait que dans certains cas, le cocktail de poisons employé depuis 1977 pouvait, constituer une torture. Les Etats qui pratiquaient la peine de mort utilisaient alors les trois mêmes poisons : un sédatif censé rendre inconscient, un paralysant, le bromure de pancuronium, et le chlorure de potassium, qui provoque un arrêt du cœur. Selon Koniaris, le produit paralysant «éveille toutes les fibres douloureuses, comme si tout le corps était en feu», et est interdit sur les animaux. «Dans certains cas», dit cette étude, le supplicié se voit injecter une dose de sédatif insuffisante et ressent une extrême douleur, sans être capable de l’exprimer car le paralysant l’en empêche
ETATS-UNIS - Ils réclament l'arrêt des exécutions...
Trois condamnés à mort ont porté plainte contre l'Etat américain du Texas qui compte les exécuter avec un barbiturique qui «n'a jamais été utilisé» et présente, selon eux, un grand risque de «douleur atroce».
Dans cette plainte déposée mardi devant un tribunal fédéral de Houston Thomas Whitaker, Perry Williams et Michael Yowell réclament l'arrêt des exécutions jusqu'à ce que le Texas ait démontré «l'intégrité et la légalité» des substances qu'il a l'intention d'utiliser.
L'exécution de Michael Yowell est programmée le 9 octobre. Aucune date n'a été fixée pour les deux autres plaignants.
Le Texas, qui détient le record d'exécutions du pays, a indiqué la semaine dernière qu'il avait réussi à se procurer du pentobarbital, le barbiturique qu'il utilise habituellement pour les injections létales mais dont les stocks étaient épuisés.
500 exécutions en 30 ans
Contraint de révéler sa source d'approvisionnement, l'Etat, qui a exécuté plus de 500 condamnés en trois décennies, a précisé qu'il s'était fourni auprès d'une société de préparation en pharmacie du Texas et avait de quoi «procéder à toutes les exécutions programmées», a indiqué à l'AFP Jason Clark, porte-parole du ministère texan de la Justice.
Ce type de pharmacies «ne sont pas soumises aux règles strictes» de l'Agence fédérale des médicaments (FDA) et constituent «une des premières sources d'entrée de médicaments contrefaits aux Etats-Unis», estiment les trois plaignants.
«Il y a un risque significatif que (le produit) soit contaminé, et une forte probabilité que la procédure d'injection létale soit extrêmement douloureuse ou handicape les plaignants sans les tuer».
«Châtiments inhabituels et cruels»
Un scandale avait éclaté en novembre 2012 autour de ces sociétés de préparation en pharmacie, sous l'autorité des Etats et non de la loi fédérale régissant les grands laboratoires, dont l'une avait été jugée responsable d'une épidémie de méningite mortelle par manque d'hygiène.
Le changement de barbiturique «ajoute un risque de souffrances inacceptable», poursuivent les trois condamnés à mort, accusant les autorités texanes d'«expérimentation» à leurs dépends. Ils affirment que «cette incertitude, ces souffrances inutiles et cette angoisse» violent leur droit constitutionnel sur l'interdiction des «châtiments inhabituels et cruels».
Dans sa réponse, mercredi, le ministre texan de la Justice Greg Abbott dit son «intention d'exécuter Yowell en administrant une dose de 5 grammes de pentobarbital qui a une efficacité de 98,8%» et a été testé par un laboratoire indépendant.
Le Texas a exécuté mercredi soir son 500e condamné à mort, une femme noire de 52 ans, depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976 aux États-Unis.
Le Texas a exécuté mercredi soir son 500e condamné à mort, une femme noire de 52 ans, depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976 aux États-Unis.
Sur les 1.337 exécutions dénombrées depuis 1976 à l'échelle du pays, cet État du Sud en totalise à lui seul plus du tiers. «Une sinistre étape», a commenté l'avocate de l'exécutée, Maurie Levin.
Kimberly McCarthy, qui a passé 14 ans dans le couloir de la mort du Texas, a été déclarée morte par injection létale à 18 h 37 (19 h 37 au Québec) à «Walls Unit», la prison du centre de Huntsville, a déclaré un porte-parole du ministère de la Justice texan.
Dans cette jolie petite ville du nord de Houston, le temps s'est arrêté mercredi soir pour cette ancienne droguée condamnée à mort pour le meurtre sauvage d'une vieille dame en 1997 lors d'un cambriolage dans le comté de Dallas.
La quinquagénaire noire avait bénéficié de deux sursis de dernière minute, fin janvier et début avril dernier, pour des soupçons de discrimination raciale au moment de la sélection du jury, quasi-exclusivement composé de Blancs, qui l'avait condamnée à mort.
Son avocate Maurie Levin avait épuisé tous les appels, jusqu'au tout récent refus de la cour pénale d'appel du Texas de réexaminer son dossier.
«S'il y avait encore un recours possible, je le ferais», a-t-elle dit à l'AFP peu avant l'exécution. Mais «pour des raisons de procédure, les recours n'ont jamais été examinés au fond», a-t-elle ajouté.
Devant la prison de Huntsville, une quarantaine de manifestants abolitionnistes se sont rassemblés dans une chaleur étouffante, derrière un ruban jaune mis en place par les autorités pénitentiaires.
Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Exécutez la justice, pas les gens», «Cessez les exécutions au Texas», «la peine de mort est raciste», ou encore «les Texans contre les meurtres d'État».
Kimberly McCarthy
Archives AP
«Comme au Moyen Âge»
«C'est un événement tragique», a déclaré à l'AFP Dennis Longmire, un professeur de l'université de Huntsville, militant de la première heure. «Mais la 500e exécution ne devrait pas recevoir plus d'attention que la première ou la 501e», a-t-il dit, devant les murs rouges de Huntsville.
«L'exécution de ce soir est tragique, mais elle n'est pas plus tragique que la prochaine ou celle d'il y a deux semaines», a-t-il ajouté.
«C'est très triste et horrible, on se croirait au Moyen Âge, pas en 2013», avait déclaré récemment à l'AFP Gloria Rubac, une autre militante également sur place. «Il est temps que le Texas entre dans le XXIe siècle, le monde nous regarde».
«C'est incroyable qu'ils fassent cela, cela n'a aucun sens», s'est indigné auprès de l'AFP Sheryl Smith, pasteur de l'Eglise méthodiste, juste après l'exécution. «Cette 500e exécution braque le projecteur sur le Texas, j'espère que cela apportera un peu d'air frais et fera pression pour changer les choses».
Kimberley McCarthy avait été condamnée à mort en novembre 1998. La sentence avait annulée en appel puis confirmée lors d'un second procès en novembre 2002.
Il s'agit de la 17e exécution aux États-Unis au cours des six premiers mois, dont 8 au Texas.
C'est aussi la treizième femme à être exécutée dans le pays depuis 1976, selon le Centre d'information sur la peine capitale (DPIC). La dernière femme à avoir été exécutée est Teresa Lewis, le 23 septembre 2010 en Virginie (est).
Le Texas, qui avait repris les exécutions en 1982, après la levée d'un moratoire de la Cour suprême des États-Unis, a exécuté trois femmes depuis cette date, sur 500 exécutions, mais huit autres attendent dans le couloir de la mort.
«Parmi ces 500 hommes et femmes, il y a des noms qui symbolisent tout ce qu'il y a de plus mauvais dans la peine de mort, qui se termine par le cauchemar ultime: l'exécution d'un innocent», a déclaré Kristin Houlé, directrice de la Coalition du Texas pour l'abolition de la peine capitale (TCADP), citant certains des dix hommes exécutés malgré de sérieux doutes sur leur culpabilité. http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201306/26/01-4665257-le-texas-execute-son-500e-condamne-a-mort-en-trois-decennies.php
WASHINGTON (AFP) - Un Noir américain a été exécuté mardi soir au Texas pour un meurtre qu'il nie avoir commis il y a 23 ans. Un couple de Français qu'il appelait "mom and dad" l'ont accompagné jusqu'au bout.
Rickey Lewis, 50 ans dont 19 dans le couloir de la mort du Texas, a été déclaré mort par injection létale à 18h32 locales (23h32 GMT), selon les autorités pénitentiaires de cet Etat du sud.
Un couple de septuagénaires montpelliérains, Danièle et René Sirven, militants contre la peine de mort, s'était déplacé à la prison de Huntsville pour l'exécution. "On lui avait promis d'être là jusqu'au bout", a déclaré à l'AFP Danièle Sirven.
Le couple échangeait depuis dix ans des courriers et des dessins avec le condamné, auquel ils avaient rendu visite à plusieurs reprises.
Dans ses dernières paroles "vibrantes", le condamné les a encore appelés "momma and daddy", comme il le faisait à l'occasion de leurs visites. "Il s'était accroché à ce lien quasi-parental spirituel qui nous reliait, une manière de s'approcher du grand passage", a ajouté le père et grand-père 15 fois.
A travers "une sorte de code" établi entre eux avant l'exécution, le couple lui a fait des "signes pour lui dire de monter dans les hauteurs", peu avant l'injection du produit mortel, a confié Mme Sirven, membre de l'Association Lutte pour la justice-Languedoc-Roussillon. "Il est parti dans la grandeur", a-t-elle relaté, "bouleversée".
"Je ne suis pas un meurtrier", a proclamé le condamné, couché les bras en croix et solidement sanglé avec des lanières. "Laissez sortir la vérité pour que je ne sois pas mort en vain", a-t-il dit, selon les autorités de la prison.
Rickey Lewis avait été condamné à mort en 1994 pour le meurtre quatre ans plus tôt de George Newman, 45 ans, lors d'un cambriolage à Tyler, suivi du viol de la compagne de la victime.
Il a admis le viol, dans sa dernière déclaration. "Ms Connie Hilton, si je ne vous avais pas violée, vous n'auriez pas survécu", a-t-il dit, précisant qu'il y avait "encore deux personnes en vie".
Dans leur blog, le couple Sirven a dénoncé les "incohérences, les injustices et les zones d'ombre de la procédure". D'après l'angle de tir de la ballistique, "le meurtrier devait mesurer au moins 1,78 m". Or, "Rickey-Lynn mesure seulement 1,60 m", y écrivent-ils.
"Il était sur les lieux mais il ne peut pas avoir tiré", a complété René Sirven, par téléphone. "Rickey était d'une famille très connue des services de police à Tyler, une famille très marginale", "un enfant des rues, complètement analphabète", a-t-il dit, ajoutant que le condamné lui avait encore confié le matin de son exécution qu'il "suivait les autres comme un petit chien". "Il n'y a jamais eu d'enquête approfondie".
Rickey Lewis avait argué d'une défense déficiente mais la peine de mort avait été confirmée en 1997. Son exécution, initialement programmée en 2003, avait été retardée au fur et à mesure des appels.
Son nouvel avocat, recruté par le couple français, avait ensuite plaidé le retard mental jusque devant la Cour suprême qui a interdit l'exécution des condamnés souffrant de troubles mentaux. Mais la plus haute juridiction du pays a rejeté son ultime appel le 1er avril.
Danièle Sirven a parlé de cette exécution comme d'un "homicide légal", d'une "machine bien huilée, "l'étrangeté et la douleur absolue".
Sur un des dessins qu'il avait donné au couple, Rickey Lewis avait représenté la justice texane avec une balance qui "pèse bien le pétrole et l'argent, mais exécute les faibles, les Noirs, les Hispaniques et les Indiens."
Il s'agit du deuxième homme exécuté au Texas en 2013, le sixième de l'année aux Etats-Unis, selon le Centre d'information sur la peine capitale (DPIC). C'est le 494e détenu mis à mort, depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, dans cet Etat responsable du tiers des exécutions du pays. Onze autres exécutions sont programmées cette année au Texas, dont quatre en avril.
Un Texan condamné à mort pour le meurtre d’un adolescent et d’un enfant en 1988 a été exécuté jeudi au Texas.
Il s’agit de la deuxième exécution en deux jours au Texas. Preston Hughes, 46 ans, avait été condamné pour avoir tué à coups de poignard Shandra Charles, 15 ans et son cousin de trois ans, Marcell Taylor, en 1998 sur un terrain vague près de l’endroit où il vivait.
Le condamné a clamé son innocence jusque dans ses derniers moments, selon une transcription fournie par le Département de la justice pénale du Texas.
Sept. 26, 2012 - Health care company, Fresenius Kabi, has announced that it has put in place a comprehensive system of distribution controls to prevent its product from being used off-label to carry out executions by lethal injection.
The firm manufactures propofol, an anaesthetic which US death rows had recently begun to turn to following shortages of the barbiturates which had previously been used as part of the execution process.
In response to this development, Fresenius - which is currently the sole active supplier of propofol in the United States - has not only announced that it will not accept orders for the drug from US departments of correction, but has put in place similar requirements on all of its wholesalers and distributors.
The move means that propofol will remain available for legitimate medical use, but will be denied to US correctional facilities for off-label use in executions.
Missouri had announced in May that it was switching its execution protocol from the traditional three-drug 'cocktail' to a single dose of propofol - the same month as the state's Attorney General pushed for 19 new execution dates to be set. Other states were expected to follow Missouri's lead, as both sodium thiopental and pentobarbital - the barbiturates which had previously been used in lethal injections - were unavailable.
Maya Foa, Head of Reprieve's Lethal Injection Project, said: "Fresenius Kabi has gone to unprecedented lengths to ensure that its medicines are used for the purpose for which they were intended: to improve and save the lives of millions of patients across the USA, and not be abused in executions. The swift, ethical action which they have taken to prevent their involvement in the lethal injection drug trade is an outstanding example to other companies in their field. US correction departments need to understand that pharma companies do not want to see their products used in executions. Fresenius Kabi is leading the way in showing how the industry can put a stop to this grotesque abuse of medicines."
L'Afro-Américain, devenu le symbole de la lutte contre la peine de mort, a reçu une injection mortelle cette nuit au pénitencier de Jackson. Il a clamé son innocence jusqu'au dernier moment.
Troy Davis, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté mercredi aux Etats-Unis après avoir clamé son innocence jusqu’au bout.
Juste avant l’injection mortelle au pénitencier de Jackson (Géorgie, sud-est), cet Afro-Américain de 42 ans a répété qu’il n’était pour rien dans la mort du policier blanc pour laquelle il a été condamné en 1991. «Ce n’était pas de ma faute, je n’avais pas d’arme», a déclaré Troy Davis, selon une journaliste locale qui a assisté à l’exécution aux côtés de parents de la victime. «A ceux qui s’apprêtent à m’ôter la vie, que Dieu vous bénisse», a-t-il ajouté.
Initialement prévue à 19 heures locales (1 heure du matin en France), l’exécution a été retardée de plus de quatre heures, dans l’attente d’une décision de la Cour suprême des Etats-Unis, qui a finalement autorisé sa mise à mort. Le décès a été constaté à 23h08 (05h08 ce jeudi, heure française), une quinzaine de minutes après le début de l’exécution. Les centaines de manifestants présents à l’extérieur de la prison ont accueilli la nouvelle dans un profond abattement après avoir espéré pendant des heures un improbable geste de la plus haute juridiction du pays.
Le gouvernement français a rapidement réagi pour regretter l’exécution. «Nous déplorons vivement que les nombreux appels à la clémence n’aient pas été entendus», a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Condamné à mort pour le meurtre du policier Mark MacPhail tué par balles sur un parking de Savannah en 1989, Troy Davis avait déjà échappé à trois exécutions grâce à de multiples recours judiciaires évoquant des doutes quant à sa culpabilité.
Lors du procès, neuf témoins l’avaient désigné comme l’auteur du coup de feu, mais l’arme du crime n’avait jamais été retrouvée et aucune empreinte digitale ou ADN n’avait été relevée. Depuis, sept témoins s’étaient rétractés, certains d’entre eux affirmant avoir été incités par la police à accuser Troy Davis.
La décision de la Cour suprême a mis fin à une journée d’intenses efforts de l’avocat de Troy Davis, qui a réclamé une suspension de l’exécution en assurant avoir «de nouvelles preuves» exonérant son client. La requête déposée mercredi matin par Me Brian Kammer citait notamment «un faux témoignage» du médecin légiste qui a autopsié le corps du policier décédé. Mais cette requête a été rejetée successivement en première instance puis par la Cour suprême de Géorgie et enfin par la Cour suprême des Etats-Unis.
La veille, le comité des grâces de Géorgie avait rejeté un précédent recours, ouvrant la voie à l’exécution. Troy Davis s’était ensuite adressé par écrit à ses partisans depuis le couloir de la mort où il se trouvait depuis 20 ans, affirmant que «le combat pour la justice» ne s’arrêterait pas avec lui.
Le président Barack Obama avait fait savoir mercredi soir qu’il se refusait à intervenir. Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a indiqué qu’il n’appartenait pas au président «de peser sur des affaires spécifiques comme celle-ci, qui est une procédure d’Etat fédéré».
Interrogée sur la chaîne de télévision CNN, Anneliese MacPhail, la mère du policier tué en 1989, a dit attendre «soulagement et paix» de l’exécution de Troy Davis, après «l’enfer» qu’elle a vécu depuis la mort de son fils.
Présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort, Troy Davis jouissait de l’appui de personnalités comme l’ancien président Jimmy Carter, le pape Benoît XVI ou l’actrice Susan Sarandon et des centaines de manifestations de soutien ont eu lieu partout dans le monde.
Le New York Times avait dénoncé «les nombreuses graves erreurs» commises dans le dossier Davis, qui selon le quotidien prouvaient à nouveau «la barbarie de la peine de mort».
Quelques heures avant Troy Davis, au Texas (Sud), Lawrence Brewer, un Américain de 44 ans membre du Ku Klux Klan condamné pour un meurtre raciste, était lui aussi exécuté.
Les Etats-Unis ont pratiqué 46 exécutions en 2010.
(Source AFP)